Ça en devient désespérant. On va finir par croire que Richard Gasquet nourrit un complexe du huitième de finale. C'est la douzième fois en treize matches (et la troisième cette année) à ce niveau de la compétition en Grand Chelem que le Français s'incline. Pour sa défense, il avançait régulièrement le nom de ses bourreaux: Murray à Roland-Garros cette année et à Wimbledon l'an passé, Djokovic à Paris en 2011, Ferrer à Melbourne en début de saison. Mais cette fois, Gasquet est tombé face à un joueur largement à sa portée sur le papier, l'Allemand Florian Mayer.
"Il y a plus qu'un coup à jouer", avait confié le Biterrois en évoquant ce duel. Mais que ce soit lundi lors du premier set ou mardi à la reprise de son match, il n'a jamais vraiment été dans le coup. Malgré une brève éclaircie au troisième set, Gasquet s'est incliné logiquement en quatre manches (6-3, 6-1, 3-6, 6-2). Comme en 2004, Mayer se hisse donc en quarts de finale à Wimbledon. Mais depuis cet exploit il y a huit ans, l'Allemand n'avait plus jamais dépassé le troisième tour dans un tournoi majeur ! C'est dire si la porte semblait ouverte pour le numéro quatre français, une nouvelle fois incapable de produire son meilleur tennis au moment important.
Des interruptions non salvatrices
Il avait pourtant laissé une excellente impression, notamment au tour précédent où il avait surclassé l'Espagnol Nicolas Almagro (N.12). N'ayant pas perdu le moindre set jusque-là, il était le grand favori de ce match, même si Mayer est un bon joueur de gazon. Mais le Biterrois est passé à côté de son match. Lundi soir, avant que la rencontre ne soit interrompue par la pluie, il avait concédé le premier set à un Mayer très inspiré au service et au filet. Au retour sur le court mardi matin, Gasquet s'est montré encore plus transparent. Il a encaissé un 4-0 en dix minutes à peine pour perdre le deuxième set 6-1.
Heureusement la pluie est venue à son secours, avec une interruption d'une heure. Frappant un peu mieux dans la balle à la reprise, il est parvenu à saisir sa première et unique balle de break du match pour prendre le service de l'Allemand et s'adjuger la troisième manche. Mais l'embellie a été de très courte durée pour le N.4 français, qui s'est très vite retrouvé en difficulté sur son service. Il a fini par céder à 4-2 et a dû lâcher le match sur son service après une amortie mal maîtrisée et prolongée par Mayer.



AFP
























