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Murray: Que des finales
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Publié 02/07/2012 à 00:35 GMT+2
Avant de parler de titre à Wimbledon, Andy Murray va devoir surmonter un parcours du combattant pour atteindre la finale. Même sans la présence de Rafael Nadal, battu au deuxième tour. Premier obstacle en huitième de finale : Marin Cilic, récent vainqueur du Queen's.
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Crédit: Eurosport
Cette année, Wimbledon réserve une surprise en bas de tableau. Tout du moins une nouveauté. Celui qui sortira vainqueur de cette partie jouera sa première finale à Wimbledon. Une information qui a pris forme après les disparitions de Rafael Nadal, battu dès le deuxième tour par Lukas Rosol, et de Lleyton Hewitt, sorti au premier tour par Jo-Wilfried Tsonga. Et qui est devenue réalité avec l'élimination d'Andy Roddick par David Ferrer au troisième tour. Parmi les huit prétendants restants, Andy Murray, qui semble tout désigné pour atteindre enfin cette finale qui lui tend les bras... A ceci près que le Joyau de la Couronne n'aura pas la tâche si facile que ça, même si l'Espagnol double vainqueur à Londres n'est plus présent pour lui barrer la route en demi-finales comme lors des deux dernières années.
A bien regarder ceux qui l'entourent, l'Ecossais est la tête de série, parmi les quatre plus fortes toujours en lice, qui a le chemin le plus semé d'embûches. Le quatrième mondial affrontera d'abord Marin Cilic lundi pour le compte des huitièmes de finale. S'il ne l'a dominé qu'une seule fois en six rencontres (en huitième de finale de l'US Open 2009), le Croate reste surtout sur une victoire au Queen's il y a quinze jours. Ce succès n'a échappé à personne car le 18e mondial a remporté son première titre ATP sur gazon au terme d'une finale rocambolesque face à David Nalbandian, disqualifié pour un mauvais geste qui a blessé un arbitre de chaise.
Cilic, Ferrer puis Tsonga avant la finale ?
C'est donc un joueur qui a aligné huit victoires sur herbe que Murray devra affronter. Pour ne pas dire un rescapé, Cilic ayant remporté son troisième tour face à Sam Querrey 17-15 au cinquième set, faisant de ce match la deuxième rencontre la plus longue de l'histoire de Wimbledon (5h31) après l'inégalable Isner-Mahut de 2010 (11h05). S'il met fin au parcours du Croate, se présenterait face à lui David Ferrer, cinquième mondial et récent vainqueur sur le gazon de Bois-le-Duc, ou Juan Martin Del Potro, neuvième mondial en puissance, qui ne semble plus avoir mal au genou comme à Roland-Garros. Ensuite, Jo-Wilfried Tsonga, qui a gagné ses lettres de noblesse à Londres en battant Federer en quart de finale l'an passé, tient la corde pour lui contester cette place en finale que toute la Grande-Bretagne attend depuis si longtemps. Et que Tim Henman "himself" n'a jamais pu atteindre malgré quatre demi-finales jouées entre 1998 et 2002.
A côté de lui, Novak Djokovic et Roger Federer, de l'autre côté du tableau, semblent bien loin d'avoir autant de fil à retordre, quasiment promis à un affrontement l'un contre l'autre en demi-finale. Mais encore marqués par l'élimination de Nadal par le centième mondial, ni le Serbe ni le Suisse ne seraient assez prétentieux pour affirmer avant l'heure un tel dénouement qui semble pourtant cousu de fil blanc. En effet, lundi en huitièmes de finale, le numéro un mondial et tenant du titre pourrait tout à fait voir son ami et compatriote Viktor Troicki lui voler la vedette comme Janko Tipsarevic l'a fait à Madrid cette saison. Et voir ensuite Richard Gasquet ou Florian Mayer lui tenir la dragée haute en quart de finale. De même, Federer, même avec six titres à Londres, ne sous-estimera pas Xavier Malisse en huitième et se méfiera de la rébellion potentielle en quart de finale d'un Mikhail Youzhny, battu treize fois sur treize.
Lendl : "Nous savions que cela ne serait pas simple"
"Je pense que chaque match sera une finale de Coupe à présent", a même lâché en conférence de presse Murray à l'issue de son troisième tour remporté face à Marcos Baghdatis samedi soir. Ce match est important car il a été remporté en quatre manches, après plus de trois heures de combat, juste avant que les 23 heures ne sonnent l'arrêt de la rencontre et un report au lundi qui lui aurait fait plus de mal qu'autre chose. Mais l'Ecossais a survécu à son match tardif, comme Federer et Djokovic l'ont fait avant lui, au contraire de Nadal.
Après avoir battu Davydenko, Karlovic et Baghdatis, le protégé d'Ivan Lendl a pris confiance en lui. Mais sera-ce suffisant pour franchir cette marche dans le dernier carré où le Britannique s'est cassé les dents trois fois de suite depuis 2009 ? "Quand nous avons vu le tableau d'Andy, nous savions que cela ne serait pas simple", a commenté son entraîneur sur la BBC. "Nous savions que ses potentiels adversaires ne seraient pas faciles à battre. Pour moi, cela n'a pas d'importance pourvu qu'il sache jouer au tennis ; ces jours ci, il devra être le meilleur. Nous verrons s'il peut sortir de cette partie de tableau." Et être cette fameuse surprise que prépare Wimbledon depuis une semaine...
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