Getty Images

Wimbledon : Federer sacré pour la 8e fois de sa carrière en battant Cilic

Federer, l'unique

Le 16/07/2017 à 16:52Mis à jour Le 16/07/2017 à 20:02

WIMBLEDON – Cinq ans après son dernier sacre, Roger Federer a décroché son 8e titre à Wimbledon, en écrasant Marin Cilic en trois sets (6-3, 6-1, 6-4) en 1h41. Le Suisse dépasse William Renshaw et Pete Sampras, vainqueurs à 7 reprises sur les courts du All England Club. A presque 36 ans, Federer décroche aussi son 19e titre du Grand Chelem et fait un pas de plus dans la légende.

Une nouvelle page de la légende de Federer s’est écrite sous nos yeux. Après l’Australie et un exceptionnel retour aux affaires, c’est sur le mythique gazon de Wimbledon que le Suisse a repris sa plume pour inscrire une ligne de plus à un palmarès déjà long comme le bras. Dimanche, le recordman de victoires en Grand Chelem a ajouté un 19e titre dans son armoire à trophées en battant Marin Cilic (6-3, 6-1, 6-4). Cinq ans après le précédent, voici donc le huitième sacre de l’Helvète à Londres, ce qui fait de lui le seul et unique recordman de succès sur le gazon londonien, laissant Pete Sampras et William Renshaw derrière lui. A jamais. A bientôt 36 ans...

A Melbourne, la joute finale avec Rafael Nadal avait été magistrale. A Londres ce dimanche, il n’y a pas eu un combat aussi intense. Marin Cilic a été le malheureux de l’histoire dans tous les sens du terme : visiblement touché physiquement, le Croate n’a pas tenu la distance. En délicatesse avec son pied, le vainqueur de l’US Open 2014 s’est rapidement fait dépasser. Par son adversaire, puis par l’événement. Ses déplacements sont devenus de plus en plus délicats et Federer de plus en plus incisif. Dommage pour le spectacle, Cilic ayant été le premier à se procurer une balle de break. Mais en 36 minutes, c’est le Suisse qui a pris les commandes (6-3).

Federer

FedererGetty Images

Federer, comme Borg

Le premier break du deuxième set n’annonçait rien de bon pour le Croate. C’est en larmes qu’il faisait appel aux médecins au changement de côté (6-3, 3-0). Mais c’est au courage qu’il est retourné au combat. En serrant les dents, ce qui est tout à son honneur. Il a tenté d’écourter les échanges en venant un maximum au filet, mais cela ne l’a pas empêché de perdre la manche 6-1 quelques minutes plus tard. Dès lors, il s'est heurté à un autre mur, statistique celui-là : jamais Federer n’a perdu de finale de Grand Chelem en menant deux sets à rien.

En face, le Suisse n’a pas sourcillé. Usant de son arme de destruction massive préférée, son service, l’Helvète a tué cette finale à petit feu. Facile avec 80% de réussite derrière sa première balle de service. Federer n’a plus concédé une seule balle de break après la première alerte du premier set. Il a surfé sur ses 22 coups gagnants pour faire son trou, et sur les 23 fautes directes de son adversaire pour donner le coup de grâce : un break fatal dans le 7e jeu du troisième set.

Après deux échecs en finale en 2014 et 2015 face à Novak Djokovic, voici le Suisse de nouveau roi de Wimbledon. Qui l’eût cru il y a encore un an, lorsqu’il était éliminé en demi-finale par Milos Raonic, le nez dans le gazon. Son retour en état de grâce cette saison est tellement improbable que le Suisse parvient encore à réaliser des premières : le voici vainqueur à Wimbledon sans perdre le moindre set. Dans l’ère Open, il n’y a eu que Bjorn Borg qui y soit parvenu jusque-là. Federer l’a rejoint de la plus belle des manières.

0
0