Luna Rossa s'illustre

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Première surprise des demi-finales. Luna Rossa a battu BMW-Oracle et marque son 1er point. Emirates a logiquement dominé le défi espagnol. Sur un plan d'eau où les bascules de vent sont nombreuses, nul doute que les débats sont plus indécis qu'il n'y para

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Crédit: Eurosport

Premiers matches racing et première surprise, lors de l'ouverture des demi-finales de la Coupe Louis-Vuitton, à Valence. La double confrontation du jour a opposé, d'une part, le défi Américain BMW-Oracle aux Italiens de Luna Rossa et Emirates team New-Zealand aux marins du Desafio Espanol, d'autre part.
Et si toute l'Espagne et les Valencians n'ont eu d'yeux que pour le bateau vert Desafio Espanol, à bord duquel s était installé Juan Carlos, roi d'Espagn, les passionnés ont d'abord suivi avec une attention toute particulière la régate qui a opposé BMW-Oracle au défi italien Luna Rossa.
Et à voir la mine déconfite de Larry Ellison, le milliardaire propriétaire du défi américain, il y a fort à parier que le debriefing risque d'être houleux ! BMW-Oracle a en effet été battu à la régulière par Luna Rossa lors du premier match racing, des demi-finales. Et la véritable information a été de voir la complète domination de Luna-Rossa tout au long de la course, marquée il est vrai par des vents moyens, mais très changeants. James Spithill, le barreur australien du défi italien a parfaitement maîtrisé les bascules de vent incessantes et surtout il a su prendre les bonnes options. Chris Dickson qui dirige BMW-Oracle s'est lui fourvoyé dans ses options tactiques. En virant la première bouée avec 52 secondes d'avance, Luna Rossa a pris confiance mais l'équipage italien s'est alors mis à trembler lorsque l'avantage est tombé à 7 secondes au passage de la bouée 2. Loin de paniquer, Spithill a parfaitement su profiter du 2e bord au près pour franchir la 3e bouée avec 1min 21 sec d'avance. Le retour sous spi jusqu'à l'arrivée s'est fait dans la plus grande tranquillité sur le bateau italien, tandis que BMW-Oracle en multipliait les virements de bord pour couper la ligne. C'est d'ailleurs presque au ralenti que le bateau américain a terminé sa régate, sous les coups de gueule de Dickson et sous le regard noir de Ellison.
Et de onze pour Emirates
Dans l'autre demi-finale, la hiérarchie a été finalement respectée, sans que le bateau espagnol Desafio Espanol n'ait a rougir de sa performance. Emirates n'a jamais semblé être en danger puisqu'il a conclu son premier bord au près avec plus d'une minute d'avance; Karol Jablonski, le barreur polonais du navire espagnol, a alors tenté de retrouver de la vitesse, sous le regard d'un 18e homme supporter, en la personne de Juan Carlos. Revenu à 42 secondes puis à 30 au passage de la 3e bouée, Desafio Espanol a dû rendre les armes lors du dernier bord sous spi. " Le défi espagnol a fait une grande régate, explique Grant Dalton, patron du syndicat néo-zélandais. Ils ne nous ont jamais laissé respirer. Et la brise aujourd'hui était très capricieuse. Mais nos responsables météo et les hommes d'équipage ont su s'adapter aux changements."
Le défi espagnol devancé de 43 secondes sur la ligne n'a pas à rougir de sa performance, mais il sera difficile de battre Emirates Team New Zealand qui a signé lundi sa onzième régate victorieuse successive.
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