L'accrocher à mon palmarès

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Armel Le Cléac’h (Brit Air) dispute sa 2e Route du Rhum (départ le 31 octobre). Vainqueur en 2010 de la Solitaire du Figaro et de la Transat AG2R en double, "le chacal" se verrait bien remporter l’une des courses majeures qui manquent à son palmarès.

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Crédit: Eurosport

La route du Rhum est une course mythique, pourquoi ?
Armel Le Cléac'h : C'est une course qui me fait rêver depuis que je suis petit. En tant que passionné de voile, les départs et les arrivées à la télévision, ce sont des grands moments gravés en moi. J'avais également la chance d'aller admirer les bateaux de près sur les pontons à Saint-Malo. C'est une course qui a lieu tout les 4 ans. On n'a pas toujours l'opportunité d'y participer tous les ans. Alors c'est sûr que c'est une course qui fait rêver, qui donner envie. Il y a déjà eu des moments de joie et de tristesse intense. Cette course a fait rêver de nombreuses personnes. On a envie d'être un jour au départ. J'ai déjà eu la chance d'y participer il y a quatre ans. Je reviens cette année avec un beau bateau. J'aimerais bien l'accrocher à mon palmarès.
Depuis la première Route du Rhum en 1978, quel est le concurrent qui vous a plus marqué ?
A.L.C. : Je suis un grand passionné de Philippe Poupon. Lorsqu'il a gagné en 1986, j'étais très content. Mais l'édition qui m'a le plus marqué c'est l'arrivée de Florence Arthaud en 1990. C'était retransmis en direct à la télévision toute l'après-midi. C'était la première femme à remporter la Route du Rhum. Ça a fait rêver des millions de 
gens.
Comment avez-vous préparé votre bateau ?
A.L.C. : Depuis le dernier Vendée Globe, on a optimisé le bateau. Il n'y a pas de grosses modifications et on sait qu’il est fiable. Je le connais très bien et on a une belle carte à jouer par rapport à des bateaux plus récents qui ont moins de milles au compteur.
Pendant la course, comment gérez-vous votre sommeil ?
A.L.C. : On essaye de dormir quand on peut par petites tranches de 20 minutes par ci par là. Pendant la Solitaire du Figaro, j'ai essayé de le retravailler. Cette course est pour moi la plus difficile à gérer au niveau du sommeil. Ça s'est bien passé. J'ai vite retrouvé mes repères et j'essayerai de mettre ça en application sur la Route du Rhum.
A bord, est-ce que vous emportez quelque chose de spécial ?
A.L.C. : Je n'emporte pas d'objet précis. Avec la technologie actuelle, j'ai un lecteur MP3 avec de la musique et des podcasts. J'aime bien écouter des émissions de radio que j'enregistre.
Quels sont vos moments préférés sur l'eau ?
A.L.C. : J'aime beaucoup quand le soleil réapparait après la tempête. Pendant une dépression, on sait que ça va être difficile. On fait un peu le dos rond. Et quand le soleil commence à apparaître à travers les nuages, on sait que la sortie est proche et le plaisir revient.
Quel est votre favori pour cette édition 2010 ?
A.L.C. : En IMOCA, il y a un gros plateau. Nous ne sommes pas forcément très nombreux mais il n'y a que des bons skippers. Dans les premiers à Pointe à Pitre, ce sera sûrement des bateaux de la classe Ultime. Là c'est pareil il y a quelques grands prétendants comme Franck Cammas (Groupama), Thomas Coville (Sodebo), Francis Joyon (IDEC) ou même Yann Guichard (Gitana 11). Ça promet une belle bagarre.
Dans l’hypothèse où le final serait serré avec un autre concurrent, qui aimeriez-vous battre ?
A.L.C. : Pourquoi pas Michel Desjoyeaux (Foncia). Il a gagné le dernier Vendée Globe et j’ai terminé 2e. Ce serait marrant de se retrouver tous les deux à l'arrivée. Mais j'aime bien tous les autres concurrents. S'il y a un duel pour la victoire en Guadeloupe, elle sera de toute façon très belle.
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