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Le semi-marathon de Trieste n'invite pas d'Africains, polémique naissante en Italie

Le semi-marathon de Trieste n'invite pas d'Africains, polémique naissante en Italie
Par AFP

Le 27/04/2019 à 14:04Mis à jour Le 27/04/2019 à 14:06

Pour lutter contre "l'exploitation" des coureurs africains, les organisateurs du semi-marathon de Trieste (Italie) ont décidé de n'inscrire que des Européens pour la course qui aura lieu le 5 mai prochain. Une décision qui a fait couler de l'encre en Italie.

Polémique en vue. Les organisateurs du semi-marathon de Trieste (nord de l'Italie) ont décidé au nom du refus de "l'exploitation" des athlètes africains de n'inscrire que des Européens à la course qui se tiendra le 5 mai, s'attirant des accusations de racisme, rapportent les médias italiens samedi.

"Cette année, nous avons décidé de prendre uniquement des athlètes européens pour marquer le coup afin que soient prises des mesures permettant de réglementer ce qui est actuellement un commerce d'athlètes africains de grande valeur, qui sont purement et simplement exploités, ce que nous ne pouvons plus accepter", a déclaré Fabio Carini, l'organisateur de l'épreuve, cité dans le quotidien La Repubblica. Interrogé par la télévision Rai, M. Carini a parlé d'athlètes "sous-payés et traités de façon indécente par rapport à leur valeur sportive".

Cette décision a été jugée "grave et indigne" par la députée européenne Isabella De Monte (Parti démocrate, centre-gauche), candidate à sa réélection dans la circonscription nord-est de l'Italie, qui a dénoncé une "épuration par le sport".

"Qu'on ne se serve pas de l'exploitation des athlètes comme feuille de vigne. Pour ce genre de questions, il y a des lieux et des organismes auxquels s'adresser", a-t-elle ajouté, citée par la Repubblica. "On empêche à des professionnels de prendre part à une course parce qu'ils viennent d'Afrique. Attention, nous le disons depuis des mois. La situation est en train de nous échapper des mains et nous sommes en train de revenir aux heures sombres", a-t-elle ajouté. "Face à ce genre de décisions, il n'y a qu'une seule réaction: l'indignation. Le sport est le partage, l'union, l'égalité, la loyauté et le respect, c'est ce qu'on enseigne aux enfants. Mais quel exemple donne-t-on avec ce genre de décisions", a encore déclaré la députée européenne.

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