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Mekhissi : "Un jour, j’aurai sa peau"

Mekhissi : "Un jour, j’aurai sa peau"
Par Eurosport

Le 06/08/2012 à 11:32Mis à jour Le 06/08/2012 à 11:49

Médaillé d’argent du 3000m steeple, Mahiedine Mekhissi-Benabbad en a assez de ne jamais battre Ezekiel Kemboi dans un grand championnat. Mais le Français promet que ça va changer. Un jour. En toute amitié.

Une réelle et sincère amitié lie Ezekiel Kemboi à Mahiedine Mekhissi-Benabbad. Dimanche soir, les deux hommes se sont respectivement octroyé l’or et l’argent du 3000m steeple. Le duo a offert une lutte grandiose sur le tartan du stade olympique, tombant dans les bras de l’un de l’autre après la ligne avant de s’échanger leur maillot. Puis ont délivré un grand moment devant les médias. De franche rigolade. Rafraichissant.

"Je tiens à féliciter Ezekiel. Le meilleur a gagné, il est double champion du monde, maintenant double champion olympique. Ce soir (dimanche), j’ai perdu contre plus fort que moi, contre une légende du demi-fond. Chapeau ! Mais un jour (il se tourne vers Kemboi et le point du doigt), j’aurai sa peau !", a expliqué le Français en conférence de presse.

Détendu, Mekhissi-Benabbad a tout de même reconnu avoir fait une erreur. Une seule. Fatale. "A 300m de l’arrivée, quand Kemboi attaque, j’ai un moment d’absence, car je me concentre sur le franchissement (de la barrière). J’arrive vite, donc j’essaye de passer l’obstacle sans faire de faute. Dans ces moments-là, il peut se passer plein de choses : on peut tomber, taper dedans." Mal placé, le Français, alors quatrième, n’a pas vu le Kenyan produire son accélération. Il ne l’a jamais rattrapé. "C’est là que le titre s’est joué", a-t-il reconnu, fataliste.

"Mahiédine était notre adversaire numéro un"

Hormis cette faute d’inattention, le désormais double vice-champion olympique n’a aucun regret : "J’ai tout donné. Je ne suis pas du tout frustré. Mais je dois faire plus pour le battre. J’y arrive en meetings mais pas en grands championnats, c’est comme ça." Pour l’instant, Mekhissi-Benabbad doit se contenter de ces deuxièmes places olympiques. Doit-il changer quelque chose dans sa façon de courir ? Pas forcément. Il faut juste que le médaillé de bronze de Daegu devienne plus malin que son adversaire : "Kemboi, c’est un renard. Et le 3000m steeple, c’est ça. C'est le plus rusé, le plus intelligent qui l'emporte."

De son côté, le Kenyan a avoué que son pays avait ciblé le Français dès le départ de la course : "Mahiédine est très fort. Il s’entraîne beaucoup et on savait que c’était notre adversaire numéro un. On a voulu le bloquer", s’amuse-t-il, se tournant vers le Français. Pour un nouveau et dernier : "J’aurai ta peau, mec ! Vraiment."

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