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Mondiaux d’athlétisme – Sacré sur 400 m haies, Karsten Warholm a gagné son troisième titre avec sa tête
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Publié 23/08/2023 à 23:54 GMT+2
Karsten Warholm a réparé une anomalie aux Mondiaux de Budapest, mercredi soir : il est redevenu champion du monde du 400 m haies. Et ce 3e titre mondial sur la distance, un chiffre inédit dans l’histoire de l’athlétisme, tient avant tout à une gestion de course parfaite. Pour redevenir roi, le Norvégien a retenu les leçons de sa demi-finale litigieuse, et de l’échec des Mondiaux de Eugene.
Warholm toujours seul au monde : son 3e titre sur 400m haies en images
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Il avait réduit son maillot en lambeaux en finale des Jeux olympiques de Tokyo, comme rendu dingue par la sensationnelle performance qu’il venait de réaliser : 45"94, record du monde et seule course de l’histoire sous les 46 secondes. Ce mercredi soir, à Budapest, au moment de remporter la finale mondiale du 400 m haies, Karsten Warholm s’est montré autrement plus sobre. Il a levé les bras après avoir franchi la ligne en 46"89, il a hurlé un bon coup, et il a tranquillement profité de l’après-course, son traditionnel casque de viking sur la tête. Tout en tranquillité.
Pourtant, avec ce 3e titre mondial, le Norvégien a donné une allure plus vertigineuse encore à son palmarès déjà débordant. "J'ai l'impression que la médaille d'or revient à sa place, a-t-il savouré. C'est une belle histoire de retour sur le devant de la scène." Au-delà de devenir le seul athlète à avoir glané trois médailles d’or mondiales dans la discipline, Warholm a surtout récupéré un titre qui le fuyait depuis maintenant 4 ans et sa victoire à Doha. La faute à une explosion en vol en finale des Mondiaux de Eugene l’an passé, où le Norvégien – qui revenait de blessure à l’époque – avait passé la ligne à la septième place, en payant les pots cassés dans la dernière ligne droite après un départ canon.
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Warholm doit-il être disqualifié du 400 m haies ? "Clairement, oui"
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Passé près du gouffre en demies
On a d’ailleurs pu croire en début de semaine que le roi n’avait pas retenu la leçon. Quand il a montré les muscles en demi-finale, faisant perdre ses repères au pauvre Wilfried Happio parti au couloir devant lui, Warholm a frôlé la correctionnelle en franchissant une haie de manière litigieuse. Notre consultant Stéphane Caristan a alors considéré que disqualification, il devait y avoir pour le recordman du monde. Mais World Athletics n’a pas cillé.
Dans l’intimité de sa préparation, son coach Leif Olav Alnes, qu’il aime qualifier comme son "meilleur ami", lui a certainement rappelé ce qu’il avait déclaré au micro d’Eurosport, plus tôt dans la saison. "Les médailles sont ma priorité, avait-il martelé. Mais avec le niveau actuel, vous devez probablement battre des records, pour obtenir des médailles."
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"Une préparation normale ne produit pas de bon résultat": Warholm, les dessous de son retour gagnant
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Septième temps personnel en finale
Mercredi soir, dans la chaleur de la capitale hongroise, Karsten Warholm a prouvé que non, justement. Pas lui. Avec ses qualités physiques, supérieures à celles du commun des autres finalistes de ce 400 m haies, il lui suffisait de courir avec sa tête pour l’emporter. C’est pourquoi, sans rien perdre de son style agressif, il a pris un départ un poil plus prudent, plus appliqué, laissant son principal rival Rai Benjamin revenir à sa hauteur, avant d’accélérer dans le dernier virage pour s’épargner toute frayeur. "J'ai vu plusieurs concurrents devant moi à mi-course. Je sais que personne n'est aussi rapide que moi sur la première partie de course, donc s'ils étaient devant c'est qu'ils utilisaient trop d'énergie", a-t-il ainsi dévoilé après son tour de piste.
Le Norvégien avait dès lors la marge pour assurer sa petite signature technique : ajouter deux foulées supplémentaires à ses 13 foulées habituelles entre les neuvième et dixième obstacles pour se donner la puissance nécessaire au dernier bond. A l’arrivée, le Norvégien signe un joli 46"89, sa septième meilleure performance personnelle : le chiffre est relativement anecdotique. Plus anecdotique, en tout cas, que sa définitive entrée au Panthéon des plus grands athlètes de l’histoire, désormais scellée pour de bon.
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Un Norvégien qui rit, un autre qui pleure : le récap de mercredi
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