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Badminton - Open du Japon / "C'est un monstre" : Alex Lanier, l'exploit XXL de l'étoile montante du bad français
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Publié 25/08/2024 à 14:36 GMT+2
À seulement 19 ans, Alex Lanier a frappé un très grand coup en remportant, ce dimanche, l'Open du Japon. C'est la première fois de l'histoire qu'un Français s'impose à l'occasion d'un tournoi de ce niveau. Un exploit majuscule, accompli au terme d'un parcours exceptionnel, qui récompense le travail acharné d'un joueur pétri de qualités et obsédé par le badminton, comme l'explique Léa Palermo.
Alex Lanier (France) lors de la finale de l'Open du Japon 2024.
Crédit: Getty Images
Pour assister au plus près à la plus belle performance sportive française du week-end, il fallait être à Yokohama. C'est là-bas, à quelque 9 000 kilomètres de l'Hexagone, qu'Alex Lanier a remporté, ce dimanche, l'Open du Japon. Pour la première fois de l'histoire du badminton, un Tricolore a inscrit son nom au palmarès d'un tournoi estampillé Super 750 (soit peu ou prou l'équivalent d'un Masters 1000 en tennis). Rien que ça, et même si quelques têtes d'affiche - dont le champion olympique Viktor Axelsen - étaient absentes pour cause de coupure post-JO, il faut reconnaître que ça en jette.
Mais si l'on ajoute que ce Tricolore n'a que 19 ans et qu'il a éliminé des joueurs bien mieux référencés que lui, dont le médaillé de bronze des Jeux de Paris et le numéro 1 mondial, on prend alors la pleine mesure de sa performance, qui n'est rien d'autre qu'un authentique exploit. "C'est vraiment incroyable ce qu'il s'est passé sur le terrain pendant toute la semaine. J'ai joué mon meilleur bad", a soufflé l'intéressé après avoir dominé Chou Tien Chen, n°10 mondial, en finale (21-17, 22-20). "Ce qu'il vient de faire, c'est vraiment un truc de fou", insiste Léa Palermo, consultante Eurosport. Avant d'ajouter : "Mais je ne suis pas surprise."
Jusque-là, c'est vrai, le nom d'Alex Lanier était inconnu du grand public. Le gamin originaire du Calvados n'avait pas réussi à se qualifier pour les Jeux Olympiques 2024, le ticket pour le tableau masculin ayant été composté par Toma Junior Popov, juste devant son frère Christo. Il n'était cependant pas très loin. "Si on parlait moins de lui, c'est parce qu'il est plus jeune et qu'il a mis un tout petit plus de temps que les autres pour arriver dans le top 30 mondial", poursuit la membre de l'équipe de France, selon qui "Alex peut largement concurrencer les frères Popov en termes de niveau de jeu." Ce qu'a prouvé sa victoire contre Christo Popov aux championnats d'Europe 2024.
Pour atteindre son niveau actuel, le 29e joueur mondial - il va évidemment grimper dans la hiérarchie après sa victoire au Japon - a su miser sur ses qualités physiques. "C'est une force de la nature, il nous impressionnait déjà avec ses cuisses énormes quand il est arrivé à l'Insep, affirme Léa Palermo, qui le côtoie depuis plusieurs années. Physiquement, il est capable d'assurer une grosse couverture du terrain, d'être tout le temps dans le rallye et de ne pas se faire percer facilement en attaque. Avec le temps, il est aussi devenu très bon au filet et, en plus, il est hyper précis. Il ne donne jamais aucun volant facile à ses adversaires."
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Alex Lanier (France) lors de l'Open du Japon 2024.
Crédit: Getty Images
Paris 2025, une perspective alléchante
Pensionnaire de l'Insep depuis ses 15 ans, Lanier est en outre obnubilé par sa discipline, à en croire l'experte Eurosport. "C'est un jeune qui mange, vit, dort bad, image-t-elle. Chez ses parents, il y a un hangar et je sais que de temps en temps, le dimanche, il va y taper 2-3 volants juste parce qu'il kiffe ça. C'est un passionné." Un passionné qui fait preuve, malgré son jeune âge, d'une épatante maturité. "D'une manière générale, la jeune génération se laisse vivre, suit un peu le mouv' et apprend à se connaître en fonction des entraîneurs qu'il y a autour. Alex, lui, est vraiment acteur de son projet. Il sait déjà ce qu'implique le haut niveau", appuie Léa Palermo.
"C'est un monstre, à l'entraînement comme en compétition", en conclut la double championne de France, qui a suivi de près la semaine nippone de son jeune camarade. "Ce résultat va lui donner de la confiance en lui, reconnaît-elle. Maintenant, il doit trouver de la consistance et de la constance dans ces performances." Le protégé de Kestutis Navickas va très vite remettre le couvert, à l'occasion du Super 500 de Séoul, qui pourrait lui permettre de croiser à nouveau la route du n°1 mondial, Shi Yu Qi. Et puis, à plus long terme, il y aura les Mondiaux 2025, organisés à Paris. Un an après les Jeux, Alex Lanier aura à son tour l'occasion de briller dans la capitale.
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Alex Lanier (France) et Chou Tien Chen (Chine Taipei) après la finale de l'Open du Japon 2024.
Crédit: Getty Images
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