Brown garde le cap

Ridicule face à Porto Rico, laborieuse mais victorieuse contre la Grèce et l'Australie, la sélection américaine affiche des carences inquiétantes. Mais malgré la pression médiatique, Larry Brown fait la sourde oreille. Le coach de la Dream Team du pauvre

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Crédit: Eurosport

Même cinq majeur, même remplaçants, même tactique. Malgré l'évidence, Larry Brown entend bien ne rien changer à sa stratégie olympique. "Je ne suis pas adepte des changements dans l'urgence", a confié le coach de la sélection américaine dans un sourire. " Nous devons simplement jouer avec la même intensité et le même coeur que contre la Grèce." Traduction: on fait ce qu'on peut pour sauver les meubles.
On retrouvera donc l'inconsistant Richard Jefferson en titulaire au poste 3. L'inconsistant ailier de New Jersey, capable du meilleur comme du pire, a plutôt dévoilé la deuxième facette de son personnage depuis le début du tournoi: 0/7 aux tirs contre la Grèce après l'impressionnant 3/16 deux jours plus tôt contre Porto Rico. LeBron James, dont l'impact ne s'est jamais démenti à chacune de ses entrées en jeu, se contentera encore de jouer les utilités. Dommage.
Insuffisances tactiques
La méthode, contestable et très contestée par les journalistes américains présents à Athènes, pourrait s'avérer suffisante. Mais les Etats-Unis version NBA sont quand même venus avec d'autres ambitions. En fait, Brown est convaincu que ses joueurs, individuellement supérieurs à leurs adversaires, ont leur destin en mains. Qu'importe la tactique finalement, seul leur attitude compte. Leur talent, conjugué à un engagement de tous les instants, doit suffire pour ramener l'or à la maison.
Mais le boulot de Brown, c'est tout de même de pallier les graves insuffisances tactiques de son équipe. Alors que tout le monde s'étonne de ne pas voir ses joueurs pratiquer davantage de pressing tout-terrain (ce qui avait marché dans les derniers matches de préparation) ou de prises à deux afin de provoquer des pertes de balles, Brown s'entête dans une défense individuelle peu productive pour l'instant.
Boucherie à trois points
Le sélectionneur américain a tout de même promis un changement: ses joueurs arrêteront d'abuser des tirs à trois points. En trois matches, personne n'a plus shooté à longue distance que les Etats-Unis (62) pour un résultat d'une pauvreté effarante (10 tirs réussis). Cet excès ne traduit pourtant rien d'autre qu'un manque de solutions offensives face à la multiplication des défenses de zone, que les adversaires des Yankees se font un plaisir d'appliquer pendant 40 minutes.
Larry Brown donne en fait le sentiment de jouer la montre. Sauf catastrophe, son équipe franchira le cap du premier tour. Il compte sur l'enchaînement des matches pour que sa troupe trouve davantage de liant collectif. Les joueurs, eux, gardent confiance, à l'image de Stephon Marbury. "Nous savons qu'il fait ce qu'il y a de mieux pour que l'équipe gagne, et nous appliquons les consignes " jure le meneur. Dans l'adversité, l'Amérique fait front. Pour combien de temps?
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