Cours de latin

Revigorés par leur victoire face à l'Espagne, les Américains poursuivent leur exploration du basket latin vendredi, en demi-finale, face à l'Argentine. Menés par Manu Ginobili, les Gauchos furent les premiers à battre les Etats-Unis dans leur version NBA,

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Crédit: Eurosport

Attendue au tournant, l'équipe des Etats-Unis a répondu présente contre les Espagnols. Critiqués après leurs deux défaites en préliminaires, les joueurs ont montré qu'ils avaient saisi le message et que le travail mené par Larry Brown et Gregg Popovich commençait à porter ses fruits. Très perfectibles, les Yankees apparaissent toutefois un peu plus cohérents à chaque match. Rien que pour cela, ils restent les favoris du tournoi.
Paradoxalement, si les Américains ont prouvé par séquences leurs progrès en défense, passant notamment plusieurs fois en zone, ils ont construit leur victoire sur ce qui fut leur grande faiblesse au premier tour: l'adresse extérieure. Les Espagnols avaient tout prévu, sauf ça. "On ne s'y attendait pas, admet Pau Gasol. Mais ils avaient surtout une grosse rage de vaincre. Ce sera dur de les battre s'ils gardent cet engagement mental."
Marbury: "On commence à aimer la zone"
Des propos qui accréditent le sentiment de Larry Brown et de ses ouailles depuis le début du tournoi olympique. A savoir qu'ils possèdent, et eux seuls, la clé de leur réussite ou de leur échec. S'ils y mettent l'engagement et la volonté nécessaire, ils ramèneront l'or, cette détermination et leur supériorité athlétique devant compenser largement leurs lacunes tactiques et collectives. Pour l'instant, l'argument n' pas été démenti sur le parquet puisque les USA sont toujours là.
Mais que se passera-t-il face à l'Argentine si la mécanique s'enraye à nouveau offensivement? Stephon Marbury, calamiteux en début de tournoi (6/30 aux tirs en première phrase) puis exceptionnel face à l'Espagne (10/15) restera-t-il sur son nuage? L'intéressé répond, avec une confiance toute américaine. "Nous avons joué devant tellement de défenses de zone que nous les connaissons par c&oeligur maintenant. On a trouvé la solution et on commence à aimer ça", affirme le meneur des Knicks.
Au terminus des prétentieux?
Sous-entendu, plus rien ne nous arrêtera. L'Argentine tentera de prouver le contraire ce soir. Elle possède des arguments pour perturber les Américains, notamment cette grinta, ce surplus d'agressivité qui a semblé faire défaut aux Espagnols. Puis les Sud-américains restent encore dans toutes les mémoires américaines. Ils avaient été les premiers aux Mondiaux-2002 à Indianapolis à faire chuter l'Amérique version NBA (87-80), alors qu'il était convenu depuis 1992 qu'elle était invincible.
En tout cas, les Argentins n'ont pas peur. Mais alors vraiment pas. "Il y a quelques années de cela, nous jouions contre les Etats-Unis pour le plaisir et nous essayions de perdre avec le moins d'écart de points possible. Maintenant, nous avons notre chance si nous restons fidèles à nos projets", estime Walter Herrmann. "J'ai eu l'honneur de jouer contre la Dream Team américaine, la vraie, et l'équipe actuelle des Etats-Unis n'a vraiment rien à voir" ajoute avec une pointe cruauté le coach Ruben Mangano. Entre des Américains aux certitudes proches de la suffisance et des Argentins à la morgue acérée, il y aura un déçu au terminus des prétentieux ce soir...
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