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Dumerc : "C'est dur"

Dumerc : "C'est dur"
Par AFP

Le 02/07/2011 à 19:24Mis à jour Le 02/07/2011 à 19:33

Céline Dumerc porte comme toujours un regard très lucide sur ses propres performances. La capitaine de l'équipe de France admet que la défaite contre la Turquie (62-68 a.p.), vendredi en demi-finale de l'Euro 2011, a été "dure personnellement" à accepter. Mais elle reste motivée pour le bronze.

CELINE DUMERC, avez-vous réussi à digérer cette défaite contre la Turquie ?

C.D. : Dans ces moments-là, la nuit est longue, très longue. Il faut arriver à passer au-dessus de ça, ce n'est pas évident. On a beau essayer de refaire le match dans nos têtes, il y a bien trop de paramètres qui ont compté. Il faut simplement accepter et regarder devant. On est tombé sur une équipe de Turquie qui a joué à la perfection, qui a su nous faire déjouer. En défense, on s'est bien adapté en deuxième mi-temps. Mais en attaque, on a eu plus de difficultés. On n'a pas joué là où on aurait aimé jouer. On n'a pas eu les bons timings, on a péché par manque de qualité technique.

Vous n'avez pas vous-mêmes été à votre meilleur niveau. Cela rend-il cette défaite plus difficile à encaisser ?

C.D. : C'est dur personnellement, car mon apport offensif a été catastrophique. J'ai beaucoup de regrets par rapport à ça. J'ai essayé d'apporter ce que je pouvais avec ma défense, mais j'aurais aimé avoir plus d'agressivité et de contrôle dans mes prises de responsabilités. Je n'ai pas été à mon meilleur niveau sur cet Euro. Et moi, je ne suis pas quelqu'un qui est rempli de confiance. Je n'ai pas les qualités suffisantes pour faire de grandes choses sans confiance ou avec du doute. Des fois je me dis: "J'ai 29 ans et j'arrive à douter comme si j'en avais 12".

C'est-à-dire ?

C.D. : Mentalement, j'ai beaucoup de lacunes et ça se ressent dans mon jeu offensif. J'essaie de trouver des solutions, mais c'est tellement complexe. Je fais ce sport parce que c'est un sport collectif. Les meilleurs matches que j'ai pu faire, c'est quand je sentais une énergie collective autour de moi. Ça, ça me nourrit. Et à partir du moment où j'en vois une ou deux qui ne vont pas bien, ça m'affecte. En tant que capitaine je dois donner l'exemple. Mais parfois j'aimerais aussi qu'il y en ait une qui me tire vers le haut. J'espère que demain (dimanche), j'aurai la lucidité et l'énergie nécessaire pour effacer cette contre-performance.

Il reste une médaille de bronze à décrocher dimanche. Pensez-vous que l'équipe sera prête ?

C.D. : Bien sûr que dimanche à 18h00, on sera toutes là avec l'envie et le désir de finir sur une victoire avec une médaille. Parce que ce n'est pas rien, il ne faut pas cracher dans la soupe. Il faut regarder devant nous, ne pas vivre dans le passé, ni avoir peur du futur et simplement se livrer à 300%. Si on finit 3e, on sera satisfaite, parce qu'une médaille ce n'est pas rien et l'objectif d'être qualifié pour le TPO est atteint. Il faut accepter notre place. On a des lacunes, des limites, notamment offensivement. En 2009, on était sur un petit nuage. Cette année, on a été beaucoup plus en difficulté et on n'a pas su trouver la dynamique nécessaire.

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