"On est loin de survoler"

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Florence Lepron s'attend à un quart de finale de l'Euro 2011 contre la Lituanie très ouvert, jeudi à Lodz. Pour l'arrière de l'équipe de France, les Bleues sont jusque-là "loin de survoler" la compétition et ayant eu "plus de mal que prévu" à imposer leur jeu.

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FLORENCE LEPRON, vous serez favori de votre quart contre la Lituanie. Est-ce dans cet état d'esprit que vous abordez ce match?
F.L.: Non, ces quarts sont extrêmement ouverts. Ca dépend tellement de ton adversaire et de comment tu t'adaptes à lui. Le niveau est très homogène. L'équipe qui remportera l'Euro n'aura rien dominé. Ce qui est fatigant, c'est qu'on nous ait dit très fortes avant de venir. On parlait beaucoup de la France, de l'Espagne et de la Russie. L'Espagne n'existe plus, la Russie est inquiétante et nous on est loin de survoler. On est une bonne équipe, mais on est loin d'être extraordinaire. On peut être mis en difficulté par n'importe qui. Notre impact athlétique et physique, personne ne peut l'égaler. Mais ça ne suffit pas à faire gagner une compétition. Personne ne peut parier sur qui que ce soit pour ces quarts.
L'équipe ne semble pas encore évoluer à son niveau d'il y a deux ans, quand vous aviez été championnes. Pourquoi?
F.L.: Il y a deux ans, on est arrivé comme ça et on n'avait rien à perdre. Cette année, on ne s'est jamais pensé favorites, même si on sait qu'on a une bonne équipe. Mais on n'imaginait pas forcément avoir tant de difficultés à imposer notre basket. Je ne parle pas des résultats, parce qu'on savait qu'on pouvait perdre. Mais on a eu plus de mal que prévu à imposer notre jeu, notre puissance intérieure, à trouver des situations claires.
Que manque-t-il pour retrouver l'alchimie de 2009?
F.L.: Ce qu'on a vécu en 2009, c'est le paradis, parce que tout fonctionnait à merveille. Pourtant, il y avait quatre ou cinq joueuses qui découvraient leur premier Championnat d'Europe. Mais on est encore une équipe jeune. Cette année, on a peut-être des gens forts, mais qui n'ont pas tant d'expérience que ça non plus. On est victime de ce titre. On a été champion en 2009, mais ça ne représentait pas notre niveau. La différence, c'est qu'on accepte trop de prendre des points. Ce qui nous a fait gagner en 2009, c'est que, pour marquer un panier, il fallait nous marcher dessus. Pour moi, ce sera la clé de ce quart de finale.
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