Avant le début de la compétition, Tony Parker avait annoncé qu'il ne quitterait pas la sélection sans un titre. On devrait donc encore le voir quelque temps sous le maillot bleu. Comme en 2007, la France s'est cassé les dents sur la marche des quarts de finale. On craignait le pire après avoir vu l'Espagne se dresser sur la route des Tricolores suite à la victoire française sur la Grèce. On avait raison de s'inquiéter. Malgré un parcours parfait avec six victoires de suite pour arriver au tableau final, les Bleus ont subi la loi de la sélection ibérique et ont affiché leurs limites face à Pau Gasol et compagnie. Ramenés sur terre, les joueurs de Vincent Collet, qui rêvaient de grandeur, vont devoir se contenter des matches de barrage pour assurer leur place au Mondial 2010. Encore une fois...

On pensait pourtant les Espagnols un peu moins bien après un début d'Euro hésitant. Mais la Roja n'est pas championne du monde, vice-championne olympique et d'Europe par hasard. Surtout quand l'heure des matches couperets sonne. La France en a payé les frais. Mais si certains se poseront des questions sur la gestion du match contre la Grèce, les Bleus ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes. Quoi qu'on en dise, ils avaient sûrement à coup à jouer face à l'ogre espagnol. Mais il aurait fallu démarrer ce quart de finale du bon pied.

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17/09/2009 À 13:00

Pau Gasol se régale

Hors du coup dans l'impact physique, les Français ont été dominés dès les premiers instants du match dans la peinture. Les Espagnols se sont alors régalés au rebond, s'offrant un nombre de secondes chances inouï à ce niveau (10). Les Tricolores ont, de surcroit, manqué d'agressivité sur les shooteurs extérieurs. Et, pour couronner le tout, en attaque ils ont subi la défense d'une rare intensité des Ibères à l'image d'un Tony Parker complètement muselé par le jeune Ricky Rubio (6 points à 1/6). Déstabilisés (17 balles perdues!), ils sont retombés dans leurs travers en voulant trop forcer individuellement pour débloquer la situation. Un régal pour une Espagne si expérimentée.

Devant un si triste visage tricolore, la messe a été vite été entendue. Menés de 16 points dès la 13e minute, les Français ne pouvaient que constater les dégâts. Leur force de caractère n'aura cette fois-ci servi à rien. L'Espagne n'est pas la Lettonie ou l'Allemagne... Et l'écart est monté à +24 (73-49, 29e) grâce à un Pau Gasol inarrêtable sous le cercle (28 points à 11 sur 13 aux tirs, 9 rebonds) pour des intérieurs tricolores limités par leur taille.

Tombés de haut, de très haut même, les Français vont maintenant devoir digérer pour se relever. Et éviter une fin de parcours en eau de boudin comme en 2007. L'Euro n'est en effet pas encore terminé. Il s'agit désormais de se qualifier, à partir de samedi, pour le Mondial 2010 en terminant dans les six ou sept premiers, en fonction du résultat de la Turquie. Car si les quatre wild card, qui restent à distribuer, devraient envoyer tous les quarts de finalistes en Turquie, il faut finir sur une bonne note. Histoire de ne pas gâcher un été qui aura été prometteur malgré tout...

FRANCE - ESPAGNE : 66-86

FRANCE : Parker (6 pts, 1 rbds, 3 pds en 32 min), Batum (7 pts, 4 rbds, 2 pds en 28 min), Diaw (9 pts, 6 rbds, 2 pds en 36 min), Piétrus (3 pts, 3 rbds, 1 pd en 17 min), Turiaf (12 pts, 4 rbds, 1 pd en 22 min), puis Diot (3 pts, 1 rbds, 1 pd en 10 min), Jeanneau (3 pts, 1 pd en 8 min), Bokolo (2 pts, 3 rbds en 8 min) , De Colo (7 pts, 2 pds en 14 min), Koffi (6 pts, 3 rbds en 16 min), Traoré (8 pts en 8 min), Mahinmi.

ESPAGNE : P. Gasol (28 pts, 9 rbds), Fernandez (16 pts, 5 rbds, 2 pds), Rubio (8 pts, 4 rbds, 4 pds), Navarro (11 pts, 2 pds, 4 pds), Claver (1 rbd), Reyes (8 pts, 4 rbds), Cabezas (0), Lopez (3 pds), Llull (0), M. Gasol (6 pts, 5 rbds), Mumbru (6 pts, 2 rbds), Garbajosa (3 pts, 2 rbds)

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