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La rigueur en Grèce
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Publié 12/09/2011 à 17:28 GMT+2
Dans un style diamétralement opposé à celui de l'équipe de France, la Grèce a régulièrement posé des soucis aux Bleus ces dernières années. Avant un nouveau choc entre les deux équipes en quart de finale, voici les raisons de ce syndrome. Petit ou grand ? Réponse jeudi.
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Ce n'est pas toujours évident à comprendre pour le grand public. La France avec ses athlètes made in NBA se casse régulièrement les dents sur la Grèce et ses joueurs très "monsieur tout le monde". Le symbole reste bien sûr la défaite en demi-finale de l'Euro 2005. Les sept points d'avance dilapidés dans la dernière minute et le trois points improbable de Diamantidis à quelques secondes du buzzer traumatisent encore toute une génération. Mais ce n'est pas le seul vilain tour joué par les Hellènes aux Bleus ces dernières années. Au Mondial 2006, ils avaient sorti les Français, orphelins de Tony Parker, en quart de finale (73-56). Et à l'Euro 2009, ils ont laissé filer leur match contre les Tricolores (71-69) pour éviter l'Espagne en quarts avant de ramener une nouvelle médaille de bronze. "A chaque fois qu'on les a joués, ils nous ont eus", glisse Nicolas Batum. Alors quelle potion magique ont trouvé les Grecs ?
Depuis des années, la Grèce possède déjà des joueurs de talent et sont armés à tous les postes. Si leurs individualités ont été l'une des clefs de leur succès avec notamment des chefs d'orchestre de génie comme Theódoros Papaloukas ou encore Dimitris Diamantidis, les Grecs puisent surtout leur force dans leur collectif. Avec leurs joueurs rôdés aux joutes d'Euroligue, ils proposent toujours un jeu solide, très bien organisé avec une rigueur hors norme. Les Grecs se sont d'ailleurs fait une spécialité d'imposer leur tempo à toutes les équipes qu'ils rencontrent. Et en défense, ils proposent souvent des zones hermétiques pour ralentir leurs adversaires.
Avec la France, l'opposition de style est criante. "On a des équipes complètement différentes. Nous, on défend dur, on court beaucoup et on saute partout. Eux sont plus posés, plus calmes", résume aujourd'hui Nicolas Batum. L'expérience et la gestion des possessions clefs des Grecs, rôdés au grands rendez-vous européens avec leur club, sont aussi une des clefs de leur force : "Ils avaient beaucoup de joueurs d'expérience, qui savaient gérer les matches", explique Flo Pietrus. "Ce qu'ils avaient avant, on l'a maintenant. J'espère que ça va jouer en notre faveur", ajoute le vétéran des Bleus. Privée notamment de ses maîtres à jouer Papaloukas (retraite) et Diamantidis, la Grèce semble en effet moins forte sur le papier. Et les Bleus mieux armés. Mais les Français ont appris à leurs dépens à ne pas sous-estimer cette équipe toujours surprenante.
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