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Euro 2013: Alexis Ajinça, force de frappe des Bleus

Ajinça, monsieur plus

Le 15/09/2013 à 00:25Mis à jour Le 15/09/2013 à 17:05

L'équipe de France n'avait plus été menaçante dans la raquette depuis un bout de temps. Aujourd'hui, elle dispose d'une nouvelle arme : Alexis Ajinça.

On n’avait plus vu un pivot de l’équipe de France aussi dominant offensivement depuis un moment. Vendredi, Alexis Ajinça a effectué son second match plein de l’Eurobasket 2013 et battu son record de points en sélection. Face à la Lituanie déjà, l’intérieur français avait régné en maître dans la peinture. Si la défaite a fait passer au second rang sa performance, hier soir, Ajinça n’est pas passé inaperçu. Du haut de ses 2m13, le jeune Bleu a sorti un match titanesque (25 pts à 9/12, 5 rbds, 3 contres et 7 fautes provoquées en 25 min). Face à une opposition plus petite, Alexis a profité de son avantage physique pour faire la différence et devant cette domination, ses coéquipiers se sont faits un plaisir de le servir.

"Ça fait partie du système. Quand on pense qu’il y a un mismatch, un avantage à l’intérieur, on essaye de l’exploiter. Là clairement, il y avait un avantage face à l’équipe adverse. Dans ces cas-là, on lui donne la balle le plus possible parce qu’on sait que derrière, c’est panier ou faute", explique Boris Diaw. Alexis Ajinça s’est montré performant sous le cercle où il a fait office de force de frappe d’une équipe de France très active en attaque. "Je suis content de moi maintenant je n’ai pas été tout seul. Mes coéquipiers m’ont donné la balle assez souvent", confiait Ajinça après la rencontre hier.

Lors du premier tour, Alexis avait été particulièrement irrégulier alternant le très bon (comme face à la Grande-Bretagne (10 pts et 11 rbds) et le moins bon comme face à l’Ukraine (5 pts à 2/7 et 11 rbds). Mercredi dernier, dans la défaite des Bleus contre la Liituanie, le pivot a été l’une des seules satisfactions de la rencontre (10 pts et 6 rbds). Mais hier, Ajinça a sorti son match référence en allant chercher le contact dans la raquette. "Ça va de mieux en mieux et je pense que ça se voit sur le terrain. Je suis de plus en plus l’aise", nous confiait-il , sourire aux lèvres.

Parker: "C’est un vrai joueur de basket, maintenant"

Une progression qui sera à confirmer dimanche contre la Serbie. D’autant plus que cette dernière proposera une véritable opposition à l’intérieur. "Dimanche, il faudra s’occuper de Krstic et de Katic et de Gasic. En quart de finale, il y aura probablement des pivots de grande taille qui vont nous poser des problèmes défensifs. Et de l’autre côté, Alexis aura moins d’avantage de taille. Si je l’ai sorti à la fin du match, c’est uniquement parce qu’ils utilisaient sa grande taille pour c réer des brèches et trouver des tirs à 3 pts", explique Vincent Collet, premier témoin de l’évolution d’Alexis Ajinça à Strasbourg durant la saison passée.

Lors de la phase de préparation, Tony Parker s’était dit agréablement surpris par son coéquipier. "Il est très, très bien. Ce n’est plus le même joueur. Ça n’a rien à voir avec 2009. C’est un vrai joueur de basket, maintenant", avait lâché le meneur de la sélection. Aujourd’hui, Alexis Ajinça fait partie des cadres de cette équipe. "Par rapport à ce qu’on aurait pu voir avant d’Alexis en équipe de France, il a beaucoup progressé", confirme Diaw.

Pour franchir un nouveau cap, Alexis Ajinça va devoir réitérer ses performances face aux meilleurs pivots européens qu’il aura l’occasion de rencontrer en quart de finale voire plus si affinités. Les scouts NBA présents dans la salle n’en perdront pas une goutte. Et s’il continue son chantier, Vincent Collet et son staff de Strasbourg vont devoir se mettre à la recherche d’un nouveau pivot pour la saison prochaine (NDLR : Alexis est sous contrat avec Strasbourg mais dispose d’une clause NBA jusqu’au 30 septembre)…

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