Euroligue : L'ASVEL, Monaco et Paris s'inclinent d'entrée

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Pour la première journée d'Euroligue, les trois clubs français ont perdu mercredi soir. Malgré un grand match de Nando De Colo (17 points), l'ASVEL a été dominée par Valence (77-80) à domicile. Si Paris a perdu contre le Fenerbahçe (77-96), Monaco s'est incliné face à Kaunas (84-89).

Nando De Colo (ASVEL).

Crédit: Getty Images

Malgré un grand match de son meneur Nando De Colo, auteur de 17 points, Villeurbanne s'est incliné d'entrée devant Valence, vainqueur 80 à 77 à l'Astroballe en match de la 1re journée d'Euroligue, mercredi.
Face à l'équipe avec laquelle il a disputé ses premiers matches dans l'épreuve phare européenne (2009-2012) dont il est le deuxième meilleur marqueur de l'histoire (14,8 pts en 327 matches avant le coup d'envoi), De Colo (38 ans), qui pourrait disputer sa dernière saison, a été le meilleur pointeur de l'Asvel, au cours d'une rencontre indécise jusqu'au bout.
Les deux équipes, assez maladroites, ne devraient pas disputer le haut du tableau, surtout Villeurbanne qui a perdu ses meilleurs joueurs durant l'été, parmi lesquels Théo Maledon, Paris Lee ou Neal Sako qui a signé à Valence, et qui a une nouvelle fois eu recours à des paris pour remonter un effectif limité de treize joueurs. Celui-ci apparaît insuffisant pour avoir des ambitions à la fois en championnat de France et en Euroligue.
En Elite, dimanche, l'ASVEL a toutefois débuté par une large victoire sur Nancy (115-71) mais elle a déjà dû jouer sans Thomas Heurtel (36 ans), l'une de ses recrues majeures, également absent contre Valence. Face aux Valencians, portés par Matthew Costello et Nathan Revers (13 pts) ou encore Omari Moore (12 pts), qui reviennent cette saison en Euroligue avec un nouveau projet et une nouvelle salle, les Villeurbannais, animés, outre De Colo, par Bastien Vautier (12 pts) et Glynn Watson (14 pts), deux recrues, ont pourtant pu croire à la victoire jusqu'au bout.
Le score était de 19-18 à la fin du premier quart-temps pour l'équipe espagnole, de 45-34 à la mi-temps pour l'ASVEL qui menait encore d'un point à l'engagement du dernier quart (61-60). Mais Valence a définitivement repris l'avantage sur un tir à trois points de Darius Thompson (15 pts) inscrit à quatre minutes de la fin (75-73).

Paris une rentrée dans la difficulte

L'année de la confirmation en Euroligue a débuté par une défaite pour le Paris basketball, un temps accrocheur mais tombé sur plus fort face au Fenerbahçe champion d'Europe en titre, (96-77) lors de la première journée. A réaction en première période, capables de faire trembler par moments leur adversaire dans le deuxième acte grâce à un Nadir Hifi qui a fini meilleur marqueur de la partie (23 points, 5/7 à trois points), les Parisiens ont finalement flanché en fin de troisième quart-temps.
Mais l'équipe parisienne ne ressemble plus à celle qui était arrivée en play-off la saison dernière, ne cédant que face au même "Fener" qui allait être sacré quelques semaines plus tard à Abu Dhabi champion d'Europe face à Monaco. Le coach Tiago Splitter, maître d'oeuvre de cette découverte réussie de l'Euroligue, a quitté la capitale, remplacé par Francesco Tabellini. Et nombre de joueurs sont partis aussi, à commencer par TJ Shorts.
Autre cadre parti dans ce grand chamboulement de l'effectif parisien, Mikael Jantunen portait mercredi soir la tunique du club turc, porté par son public à domicile. Fenerbahçe a aussi perdu deux pièces majeures cet été, Marko Guduric (parti à Milan) et Nigel Hayes-Davis (NBA). Mais les hommes de Sarunas Jasikevicius n'ont pas manqué de talents pour faire la différence, portés par Devon Hall (22 pts, 4 rebonds, 2 passes) ou encore Talen Horton Tucker (20 pts, 2 passes).
Nicolo Melli (9 pts, 6 rebonds) a donné lui un gros coup de froid aux Parisiens en permettant aux siens de reprendre définitivement les devants en fin de troisième quart-temps. Les Parisiens ont surtout beaucoup couru au score. En première période, ils ont d'abord payé en partie une faiblesse offensive qui a contrasté alors avec la réussite d'un champion d'Europe en titre efficace près du cercle (18/27) et pas non plus maladroite à trois points (15/35). Un début de deuxième quart-temps bien compliqué (35-21 à la 15e) a même laissé imaginer le pire.
Le réveil est alors venu d'une adresse retrouvée à longue distance, à l'image de cette dernière tentative réussie de Nadir Hifi pour ramener les siens à trois unités à la pause (43-40). Le "Prince de Paris", que le départ du très aimé TJ Shorts a propulsé comme tête d'affiche principale du club de la capitale, s'est même mué en poison au retour des vestiaires. En deux tirs à trois points et un panier avec la faute, il a permis aux siens de repasser devant (51-53). Trop brièvement.
A l'instar de la fin du premier quart-temps, un trou d'air et un Nicolo Melli en feu ont permis aux locaux de respirer. Avant de définitivement prendre le large. Les champions de France auront naturellement encore du travail, avant d'aller défier le Maccabi Tel Aviv vendredi (21h30) à Belgrade.

Monaco se saborde

Monaco, encore en rodage, s'est réveillé trop tard et a été logiquement battu mercredi soir dans sa salle Gaston-Médecin par les Lituaniens du Zalgiris Kaunas (84-89) pour son entrée en lice en Euroligue. Revenus à quatre points (84-88) à cinquante secondes du terme de la rencontre à la suite d'un dunk rageur de Mike James (24 points, 5 passes), les Monégasques, trop longtemps à la traîne, n'ont pu refaire tout leur retard.
En face, le tricolore Sylvain Francisco a été excellent en première période, et le pivot Moses Wright a sorti une grande prestation (21 points, 6 rebonds, 28 d'évaluation). Monaco devra réagir dès vendredi lors de la 2e journée de la compétition. Les hommes de Vassilis Spanoulis recevront l'équipe de Dubaï, nouveau venu dans la compétition et large vainqueur du Partizan Belgrade (89-76).
Face à une formation lituanienne au jeu collectif huilé, les Monégasques ont vécu un premier quart-temps très compliqué (20-27). Pourtant, Spanoulis avait débuté avec son cinq majeur de la saison, où Mike James était secondé par le néo-champion d'Europe allemand Daniel Theis, la recrue Nikola Mirotic, MVP de l'Euroligue en 2022, et les soldats Alpha Diallo et Elie Okobo. Ce dernier, en difficulté, a terminé ce premier quart avec une évaluation négative (-2).
La suite a été encore plus compliquée. L'ex-Parisien Maodo Lo, champion d'Europe avec Theis, a poursuivi l'entreprise lituanienne. Kaunas a compté dix points d'avance (22-32, 13e) après un panier de l'Allemand. Même si James et Theis (17 points, 6 rebonds, 23 d'évaluation) ont surnagé, l'athlétique Moses Wright (10 points à 5 sur 5, 4 rebonds à la pause) a été maître dans la raquette, et le meneur tricolore Francisco (9 points, 6 passes à la pause) ont supplanté la Roca Team pour tourner avec 10 unités d'avance (35-45, 20e).
Après la pause, après que Dustin Sleva s'est offert un panier primé pour donner 14 points d'avance aux Lituaniens (40-54, 26e), Monaco est revenu à portée grâce à un Okobo enfin au niveau (60-67, 30e). Mais il était écrit que ce serait le match de Wright. Le pivot a tenu son équipe à lui seul dans les moments où la Roca Team pensait parvenir à revenir. Il a ensuite été relayé par Williams-Goss. Et d'entrée, Monaco est tombé de haut.

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