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Batum lutte
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Publié 20/12/2006 à 15:45 GMT+1
Nicolas Batum, qui va défier Sopot avec Le Mans pour un match déterminant en Euroligue, réalise une entrée timide dans le monde des grands. Le Sarthois est considéré comme un des meilleurs joueurs d'Europe dans sa classe d'âge mais souffre en Euroligue.
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On lui promet un bel avenir ! A la Tony Parker ! Et pourtant, Nicolas Batum vit un apprentissage difficile depuis le début de la saison. Malgré son statut de jeune prodige du basket tricolore, la pépite du Mans tarde à se faire une place dans l'effectif sarthois tant en Euroligue qu'en Pro A. Le dernier match du MSB sur la scène européenne résume parfaitement les problèmes rencontrés par l'adolescent: avec 0 points en 8 minutes et 1 rebond, il est loin d'atteindre des sommets.
Malgré des qualités techniques hors du commun pour son âge, ses statistiques dans la plus prestigieuse des compétitions continentales ne sont pas formidables. Avec 3.8 points, 1.7 rebonds et 0.7 passes en 11 minutes de moyenne sur les 8 premiers matches européens, le natif de Pont-L'Evêque n'est pas flamboyant. Loin de là ! Et en Pro A, c'est le même refrain (3 pts, 2 rbds en 13 min). L'explication de cette adaptation difficile est évidente : A 17 ans, il n'arrive pas s'imposer face au physique des joueurs adverses. "La grosse différence avec les Espoirs c'est l'intensité et la dureté physique", avoue-t-il.
L'Olympiakos pour montrer son potentiel
Mais pour l'ailier d'2m03, l'enjeu est ailleurs. Il veut continuer d'apprendre. Histoire de progresser et de s'affirmer dans les années futures. Car au vu de son palmarès, le Manceau, qui n'est pas passé par l'INSEP, ne peut qu'exploser dans les prochaines années sur la scène européenne. Champion d'Europe cet été avec l'équipe de France espoirs, il a été désigné meilleur joueur du la compétition. Comme son illustre aîné Tony Parker... Et à l'image de TP, ses performances avec les joueurs de son âge, ainsi que son envergure, énorme (2,20 m) ont attiré les recruteurs NBA.
Malgré ce passage difficile, Batum a signé un match de premier ordre. Histoire de se rappeler aux bons souvenirs des scouts US. Face à l'Olympiakos, il a fait parler la poudre en claquant dunks et tirs primés pour un total de 15 points en 25 minutes. "Je ne me suis pas posé de questions, beaucoup moins en tout cas que depuis le début de la saison, lance la longue tige. J'ai peut-être eu tort, mais lorsqu'on arrive à ce niveau, on veut d'abord éviter de commettre des erreurs. Contre Olympiakos je me suis lâché, j'ai juste cherché à jouer." Depuis cette performance, il commence à se réveiller avec deux matches de suite à 8 et 9 points en championnat.
Une chose est sûre : le Sarthois progresse. Et à ce rythme, le MSB va devoir lutter pour le garder. Mais avec ses trois ans assurés en Euroligue et sa tendance à favoriser les jeunes joueurs (Koffi, Bokolo, Amagou), le club manceau a les arguments pour le conserver. Surtout que Batum ne cache pas son attachement au Mans où a évolué l'une de ses idoles Shawnta Rogers. "J'étais un de ses fans et derrière le panneau, je traquais les autographes, rigole-t-il. J'étais loin d'imaginer qu'un jour je pourrais évoluer à mon tour sur ce parquet."
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