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L'imbroglio Yi

L'imbroglio Yi
Par Eurosport

Le 03/07/2007 à 18:41Mis à jour

Déçu par la faible représentation de la population asiatique à Milwaukee, Yi Jianlian ne veut pas entendre parler des Bucks, qui l'ont pourtant drafté en sixième position. Le Chinois fait déjà du bruit. Et veut un trade au plus vite. Dans une ville où il

Le principe de la draft ne fait pas toujours que des heureux. Les joueurs ne choisissent pas leur équipe. Et à certains moments, ils sont déçus. En général, ils restent muets et acceptent leur sort. Mais certains n'hésitent pas à partir au clash. Comme dans notre bonne vielle Ligue 1. A l'image de Steve Francis (avec les Vancouver Grizzlies), Yi Jianlian a choisi cette option. Sélectionné en sixième position de la draft 2007 par les Milwaukee Bucks, le Chinois boude. Comme un grand gamin de 19 ans...

"Ses représentants et moi, nous n'allons pas rester inactifs car il a été drafté par Milwaukee. Nous pensons au futur de Yi et voulons un trade", a expliqué son agent Zhao Gang. Les fans des Bucks apprécieront... Alors d'où vient le problème ? En fait, le troisième joueur chinois à être recruté par un club de la NBA après Wang Zhizhi (1999, Dallas Mavericks) et Yao Ming (2002, Houston Rockets) ne se plaint pas de la faiblesse de l'équipe. Mais du faible pourcentage de Chinois à Milwaukee ! La communauté asiatique ne représenterait que 3% de la population. Pas vraiment idéal pour le marketing...

Un trade et rien d'autre

Juste après la draft, les premières critiques ne s'étaient d'ailleurs pas fait attendre en Chine. Son ancien club des Tigres de Guangzhou où il tournait à 24.9 points et 11.5 rebonds par match avait exprimé sa déception concernant Milwaukee, où il n'y a pas de véritable communauté chinoise établie. "Au final, le club (où il jouera, ndlr) ne compte pas, ce qui est important c'est qu'il dispose de temps de jeu", avait ajouté Hu Jiashi, le directeur adjoint de la Fédération chinoise. Et pourtant depuis la draft, les dirigeants des Bucks se démènent pour séduire Yi. Ils tentent de le faire venir à Milwaukee au moins une fois. Histoire de lui faire découvrir la ville... "Nous essayons de rentrer en contact avec lui ou sa famille", avoue le propriétaire la franchise Herb Kohl.

Mais aujourd'hui, le divorce semble consommé. Yi ne connaît pas la ville. Il ne se base que sur les statistiques qui ne lui promettent pas un "succès glorieux" auprès des sponsors... Et ne veut entendre parler que d'un trade. "Nous avons commencé à nous mettre en relation avec les équipes qui avaient montré de l'intérêt pour Yi avant la draft", annonce son agent. Boston, Minnesota pourraient revenir à la charge. Mais bon en l'espace de quelques jours, Yi aura déjà créé beaucoup plus de problèmes que son illustre compatriote Yao Ming, réputé pour sa timidité... La NBA, reine du marketing, est prise à son propre jeu...

Glenn CEILLIER

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