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Russell Westbrook, triple-double et le panier pour la gagne, quoi de plus classique ?
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Publié 23/02/2018 à 07:26 GMT+1
NBA – Russell Westbrook continue de banaliser les exploits les plus fous. Auteur d’un nouveau triple-double (17 points, 15 rebonds, 11 passes) avec en plus le tir décisif à la sirène pour la victoire contre les Kings (110-107), le MVP sortant a fait de l’exceptionnel son standard habituel.
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Le joueur : Russell Westbrook redéfinit les normes
Il y a plus de triples-doubles en NBA qu’il y a dix, quinze ou vingt ans. La hausse du rythme du jeu y est sans doute pour quelque chose. Mais même à cette époque où l’exploit n’est plus si rare, ce que fait Russell Westbrook est absolument dingue. Sans que l’on ne réalise à quel point c’est fou. La superstar du Thunder a claqué 42 triples-doubles (un record) pour devenir le deuxième joueur de l’Histoire, après Oscar Robertson, à terminer avec plus de dix unités de moyenne dans trois catégories statistiques sur l’ensemble d’une saison. C’était presque irréel. Cela faisait partie des records qui semblaient intouchables. Mais il l’a fait. Et cela a fait tellement de bruit qu’il a été MVP.
Westbrook qui cale un triple-double, c’est donc devenu vraiment banal. A telle point que le niveau de jeu et les stats du bonhomme passeraient presque inaperçu à l’heure où il réussit pourtant une saison aussi époustouflante que l’an dernier ! 25,4 points, 9,4 rebonds et 10,4 passes par match. En sprintant la dernière ligne droite de la saison, il peut ainsi faire le doublé : un deuxième exercice en triple-double. Une possibilité dont on a finalement assez peu parlé depuis octobre. Tellement Russ a rendu l’extraordinaire… ordinaire.
Cette nuit, il a évidemment encore posté un triple-double. Autre fait irréel, c’était déjà la trente-troisième de sa carrière qu’il cumulait le trois-fois-dix avant la fin du troisième quart temps. Il a donc terminé avec 17 points, 15 rebonds et 11 passes. Comme si cela ne suffisait pas, Westbrook, maladroit toute la soirée, a quand même trouvé moyen de planter le panier pour la gagne à la sirène. Classique, quoi.
Le match : Dynamique brisée aux Cavaliers
Avant d’entamer la dernière ligne droite de la saison régulière, LeBron James avait indiqué que le All-Star weekend avait peut-être causé du tort à son équipe. En effet, celle-ci a largement été remaniée (six départs, quatre arrivées) juste avant la coupure. Le King et ses coéquipiers n’ont eu le temps de jouer que deux matches ensemble. Pour autant de victoires. Tyronn Lue plaisantait même sur le fait que ses nouveaux joueurs avaient déjà oublié les systèmes de jeu une fois revenus à l’entraînement avant-hier. La belle dynamique des Cavaliers new look a été freinée. Leur série de victoires aussi.
James a inscrit 32 points dont 14 dans le dernier quart temps. Mais c’était insuffisant pour éviter la défaite aux siens (103-110). Ils ont été envoyés au tapis par des Wizards toujours privés de John Wall. Bradley Beal a marqué 18 points et Kelly Oubre en a ajouté 17. Washington a notamment fait la différence dans le deuxième quart temps en dominant le deuxième cinq de Cleveland. Jordan Clarkson et Rodney Hood, les deux recrues auteurs de respectivement 9 et 8 points, ont été légèrement moins productifs que lors de leurs deux premières sorties avec les Cavs. Titulaire, George Hill a lui raté 8 de ses 10 tentatives. Les triples-finalistes ont évidemment des repères à prendre et des automatismes à développer. Et ils n’ont plus beaucoup de temps pour le faire.
L’équipe en forme : Six de suite pour les Sixers de Simmons
Philadelphie monte en puissance. Avec une sixième victoire consécutive décrochée cette nuit contre Chicago (116-115). Au bout du suspense. Il a fallu deux derniers lancers d’un Ben Simmons impérial – 32 points, 7 rebonds, 11 passes – pour se mettre définitivement à l’abri des Bulls. L’Australien a été parfaitement épaulé par Joel Embiid. Le pivot All-Star a compilé 30 points et 13 rebonds. Leur duo n’était pas de trop pour écarter les taureaux d’un Bobby Portis déchaîné. Ce dernier a battu son record en carrière en inscrivant 38 points (six tirs primés) en sortie de banc. En revanche, il a raté sa dernière tentative à la sirène. Les Sixers sont septièmes à l’Est avec 31 victoires et ils sont en bonne position pour disputer leurs premiers playoffs depuis 2012.
Les Français : Frank Ntilikina finalement pas dans le cinq
La presse new-yorkaise avait émis l’hypothèse selon laquelle le rookie des Knicks serait titulaire jusqu’à la fin de la saison. En effet, la franchise de la grosse pomme veut laisser la place à ses jeunes et les responsabiliser davantage sur les derniers matches de l’année. Frank Ntilikina était finalement sur le banc au coup d’envoi contre Orlando. Mais il a quand même joué 30 minutes ! Le temps de marquer 7 points, de prendre 3 rebonds et de distribuer 2 passes décisives. Il a ainsi contribué au succès de son équipe (120-113). Son compatriote Evan Fournier est donc reparti avec la défaite malgré ses 25 points, 5 rebonds et 5 passes.
Vainqueur contre Brooklyn avec Charlotte, Nicolas Batum a lui compilé 10 points, 5 rebonds et 7 passes. De son côté, Ian Mahinmi a posté 8 points et 5 rebonds pour Washington contre Cleveland.
Le carton : Stephen Curry en feu pour la reprise
44 points, 8 paniers à trois-points, 10 passes décisives et une victoire des Warriors dessinée en fin de rencontre après la grande remontée des Clippers. Stephen Curry a claqué l’une des performances les plus folles de la soirée.
Tous les scores
Magic – Knicks : 113-120
Cavaliers – Wizards : 103-110
Bulls – Sixers : 115-116
Hornets – Nets : 111-96
Kings – Thunder 107-110
Warriors – Clippers : 134-127
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