En attendant de s’exprimer ballon en main, Evan Fournier continue de le faire sur Twitter. Lundi, l’arrière du Magic avait notamment fustigé la décision de Davis Bertans, qui a annoncé qu’il ne participerait pas à la reprise de la saison NBA, prévue le 30 juillet prochain dans la bulle de Disney World, à Orlando. L’argument avancé par l’ailier des Washington Wizards, agent libre à l’issue de l’exercice ? Ne pas compromettre ce qui pourrait être le plus gros contrat de sa carrière. Une posture qui n’est pas du goût de Fournier.

Ce mercredi, l’international français s’est relancé dans ce débat, avant de l’élargir à un avis plus général sur l’évolution de la ligue. En réponse au pure player TrashTalk, Fournier a estimé : "Ce n’est pas la bulle le problème (…) Si tu as peur du Covid, ou si tu préfères rester avec ta famille, je n’ai rien à dire là-dessus… Mais ne pas jouer parce que tu as peur pour ta free agency : non." Ce qui est donc la stratégie assumée de Bertans (27 ans), auteur de sa meilleure saison en NBA (15,4 pts par rencontre, 43,4% de loin), victime par le passé de blessures sérieuses au genou droit, et en mesure d’espérer plus que ses 7 millions de dollars l'année… s’il reste sur deux jambes.

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"Dès qu'il y a un petit bobo, ça ne joue pas pour ne pas niquer ses stats (sic)"

Fournier, qui pourrait lui-même se présenter sur le marché des agents libres mais dispose d’une option joueur dans son contrat (17M$/an), a ensuite insisté sur la nature de sa prise de position. Elle est à analyser en marge des doutes qui subsistent autour d’un retour de la NBA, mise en stand-by en raison de la crise sanitaire depuis le 11 mars. "C’est un problème beaucoup plus profond de toute façon, a-t-il écrit. C’est pour cela que ça m’énerve autant."

La propension croissante des joueurs à s’économiser, ou selon lui à réaliser des performances pour leur notoriété sur les réseaux sociaux, déplaît à Fournier : "On est dans une ligue maintenant où il y a du load management (des mises au repos, ndlr), où certains jouent pour des likes sur Instagram, où dès qu’il y a un petit bobo, ça ne joue pas pour ne pas niquer ses stats (sic) etc. Ce n’est plus (seulement) du basketball. Décevant."

Au sein de l'énumération faite par Evan Fournier, la tendance au "load management" est d'autant plus prisée qu'elle a porté ses fruits récemment. L’exercice 2018-2019 de Kawhi Leonard en fait figure de symbole victorieux. Celui qui est depuis devenu un joueur des Los Angeles Clippers n’avait participé qu’à 60 matches de saison régulière, avant de porter les Toronto Raptors jusqu’au titre à l’issue d’une grande campagne de playoffs. De là à devenir la norme ? Le dénouement de l'opus 2019-2020 sera bien trop spécifique pour tirer des conclusions à ce sujet.

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