Ces derniers mois, le nom de Boris Diaw est revenu dans le petit univers de la NBA. A deux reprises notamment. Et il n'est pas sorti de n'importe quelle bouche puisqu'on parle de Nikola Jokic et Draymond Green. A quelques semaines d'intervalle, la star des Nuggets et celle des Warriors ont cité l'ancien capitaine des Bleus comme modèle. Rien que cela. "C'est la meilleure des reconnaissances", nous a confié Babac, quelques jours avant la diffusion sur Eurosport de son documentaire "En Mission" sur le tournoi des Bleus aux Jeux de Tokyo. "Avoir des joueurs de ce calibre là, avec notamment un joueur qui gagne le titre de MVP ou quelqu'un qui est en finale avec quatre bagues, c'est une marque de reconnaissance qui fait plaisir".
Nikola Jokic a d’abord lancé le mouvement. Lors de son interview pour son deuxième titre de MVP de rang, le Serbe au profil si atypique a nommé Diaw dans les joueurs qui l'ont inspiré. "Quand je suis arrivé en NBA, Tim Duncan", a noté le Joker quand il a été interrogé sur ses modèles par ESPN, repris par Trashtalk -. "Je pense qu’il est un grand joueur, quelqu’un auquel tu peux te référer, la personne que tu peux considérer comme une idole. Mais j’ai toujours cherché ce quelque chose chez les gars qui ne sont pas flashy. Comme Dirk (Nowitzki), LaMarcus Aldridge, Boris Diaw."
NBA
Il a craint la tétraplégie : Aron Baynes rêve de NBA à nouveau
08/07/2022 À 15:42
Laisser sa marque, ça n'a jamais été quelque chose que j'ai recherché, mais…
Un bel hommage, surtout quand on connaît le statut actuel de Jokic en NBA. Mais quelques semaines après, c'est Draymond Green qui a remis Boris Diaw sur le devant de la scène. En pleine finale NBA face à Boston, le leader charismatique des Warriors a expliqué comment l'ancien capitaine des Bleus, sacré champion d'Europe en 2013, l'avait inspiré. "Il y avait définitivement des gars dont j’ai pris des choses, et au cours de ma carrière, je continue toujours à regarder et à essayer de prendre des choses de ces gars. J’ai tellement étudié Boris Diaw au début de ma carrière", a lâché Green. "La façon dont il bougeait la balle, dont il utilisait les mains à mains. Plus qu’une action spécifique, la façon dont il gênait l’adversaire. C’était très spécial pour moi".
MIP 2006 (ndlr : meilleure progression de la saison en NBA) avec Phoenix puis champion NBA 2014 avec les San Antonio Spurs, Boris Diaw a laissé son empreinte outre-Atlantique par son aptitude rare à bonifier un collectif, grâce à son QI basket notamment. Si certains s'agaçaient souvent de ne pas le voir être plus obnubilé par le panier, il a su se faire sa place grâce à son profil unique et cet altruisme qui le définissait. Aussi bien en attaque par sa science de la passe et sa vision du jeu qu'en défense, l'emblématique capitaine des Bleus, qui a fait évoluer son jeu au fil des années et de son physique, avait notamment marqué les esprits lors des Finals NBA 2014 face au Heat de LeBron James où il a été un poison pour les Floridiens par sa défense et ce côté facilitateur d'attaque.
Au point d'inspirer Draymond Green et Nikola Jokic. Et ça ne laisse pas Boris Diaw insensible. "Laisser sa marque, ça n'a jamais été quelque chose que j'ai recherché. Je ne me suis jamais dit : 'Je veux qu'on se souvienne de moi pour ça ou pour ça'. Ou pour le nombre de récompenses personnelles, nous glisse Babac avec son humilité naturelle. Mais là pour moi, c'est vraiment la meilleure des reconnaissances."

"C'est l'or ou rien" : Dans l'intimité des Bleus avant la finale olympique

Une comparaison avec Jokic qui lui parle

Avec son rôle chez les Warriors, Green peut se rapprocher par certains aspects de ce que pouvait apporter Diaw. Mais c'est peut-être plus chez Nikola Jokic que les ressemblances sont les plus visibles. Et Diaw ne dément d'ailleurs pas cette comparaison audacieuse. "J'ai pu lire des choses sur ce qu'il a pu dire sur sa philosophie de jeu, sur sa volonté d'être au service des autres, se souvient l'ancien joueur de Pau-Orthez passé par l'INSEP avec Tony Parker. Je suis notamment tombé sur une interview de lui quand il avait 16-17 ans et il expliquait qu'il était content de faire des passes à ses coéquipiers alors qu'il avait reçu un titre individuel malgré le fait qu'il scorait peu. Il avait déjà ça en tête à l'époque. Il prend du plaisir à faire plaisir à ses coéquipiers. Ce qui l'intéresse, c'est de gagner et de ne pas se mettre en avant." Comme l'était Boris Diaw tout au long de sa riche et longue carrière.

"J'ai envie de vous prendre dans mes bras" : Après le contre de Batum, les Bleus euphoriques

NBA
Curry touché : "J'espère vraiment qu'il va bien, parce que sans lui, ce sera très difficile"
09/06/2022 À 06:33
NBA
Un trio en feu et les Celtics font exploser les Warriors
09/06/2022 À 05:01