Davis, retour (quasi) assuré

De tous les joueurs ayant été libres cet automne, c’est très clairement le plus gros poisson. Champion l’an dernier avec les Lakers, "AD" a décliné sa player option pour tester la Free-Agency et, après 48h, l’intérieur aux 26 points et 9 rebonds n’a toujours pas trouvé d’équipe. Mais n’y voyez pas un signe d’une quelconque volonté de quitter la Cité des Anges. Sauf invraisemblable surprise, Anthony Davis prolongera dans quelques jours avec les Lakers. L’ancien joueurs des Pelicans réfléchit juste à la teneur exacte de son contrat, même si les dernières tendances pousseraient à croire que Davis devrait en parapher un de trois ans. Avant, peut-être, de retester le marché en 2022 pour signer un contrat encore plus important.

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25/10/2019 À 18:49

Houston, on a deux problèmes !

Demi-finaliste de la Conférence Ouest l’an dernier (battu 4-1 par les Lakers), Houston semblait parti pour devoir se renforcer dans l’optique de jouer, une nouvelle fois, le titre en 2021. Mais l’automne a absolument tout changer, avec la demande de transfert de Russell Westbrook puis celle, encore plus importante, de James Harden. La superstar barbue a déjà sa destination souhaitée en tête puisqu’il souhaite rejoindre Kevin Durant et Kyrie Irving aux Nets. Mais, pour les Rockets, pas question de le satisfaire sans assurer le futur de la franchise, ce que Brooklyn ne semble pas pouvoir réaliser. Concernant Westbrook, beaucoup d’équipes sont venues aux nouvelles mais personne ne semble proposer de quoi faire le bonheur de Houston. Et la situation, si elle devrait conduire aux départs des deux All-Stars, pourrait durer un long moment avant de trouver son dénouement.

James Harden et Russell Westbrook (Houston Rockets)

Crédit: Getty Images

Ingram, New Orleans a la main

Comme Anthony Davis, Brandon Ingram est sur le marché de la Free-Agency sans qu’il n’y ait véritablement de suspense sur sa future destination. Le MIP de la saison 2019-2020, et nouvel All-Star, est un Free-Agent restrictif, ce qui signifie que New Orleans peut s’aligner sur tout contrat proposé à son ailier. Vu la saison qu’il a réalisée l’an dernier (plus de 23 points, 6 rebonds et 4 passes) et l’ambition des Pelicans de construire l’avenir de la franchise autour de l’ancien des Lakers, on ne voit pas comment Ingram pourrait finir ailleurs qu’à la Nouvelle-Orléans. Avec une grosse valorisation à la clé, sans nul doute.

Wall, sur le départ mais pas demandé ?

A l’instar de James Harden et de Russel Westbrook, lui aussi a demandé son départ cet automne. Comme les deux stars de Houston, John Wall possède un salaire loin d’être négligeable (38 millions de dollars l’an dernier) mais, contrairement aux deux autres, cela pourrait être un vrai frein à ses envies de départ. La faute à une cote qui a sérieusement baissé depuis un an et demi et qui ne correspond donc plus à un tel salaire. De plus, le numéro 1 de la Draft 2010 a été blessé au talon gauche, puis au tendon d'Achille de la même jambe, et n'a plus joué depuis décembre 2018. Pas de quoi inciter des équipes à miser sur le quintuple All-Star, même si Washington espère se servir de son meneur pour attirer Westbrook dans la capitale.

Les Warriors : une Disabled Option pour quoi faire ?

Auteur d’une intersaison très prometteuse avec les arrivées de Wiseman (drafté en 2e position) et Kelly Oubre notamment, Golden State a perdu énormément avec la rechute de son arrière star Klay Thompson, touché au talon d’achille et forfait pour toute la saison. De quoi changer considérablement les plans des Warriors, qui devraient faire appel à la Disabled Option, permettant à une équipe de bénéficier de 9,3 millions supplémentaires pour acquérir un joueur free-agent ou via un trade. Alors quoi faire pour Golden State ? Avec l'arrivée d'un rôle player comme Kent Bazemore, on voit bien les Warriors monter un trade pour aller chercher un joueur d’appoint qui leur correspondrait à la perfection. Et pourquoi pas le joueur évoqué ci-dessous...

Batum, une quête de titre inespéré ?

Et si c’était enfin l’heure de la renaissance pour le Français ? Raillé pour son immense contrat (21 millions l’an passé) signé en 2016 avec les Hornets, Nicolas Batum a vu son rôle diminuer depuis, jusqu’à devenir négligeable l’an dernier dans la rotation. Au point que Charlotte, pour faire de place à Gordon Hayward, a coupé cet automne le Tricolore, qui sera donc payé de sa dernière année de contrat mais qui peut dès maintenant signer un nouveau contrat avec la franchise de son choix. Et, malgré ses trois petites titularisations en 2019-2020, le Français reste une cible de choix en NBA puisque pas mal d’équipes se seraient déjà intéressés au champion d’Europe 2013. Avec son expérience et son profil de poste 3-4 défensif, Nicolas Batum pourrait servir dans la quête de titre d’équipes comme les Lakers et les Warriors, ou pour des contenders comme les Mavericks de Dallas ou les Trailblazers de Portland, qu’il a connu entre 2008 et 2015.

Batum

Crédit: Getty Images

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