Le verdict est tombé. Victime d’une entorse de la cheville assez sévère, LeBron James manquera "plusieurs semaines" selon le très bien informé Shams Charania. Combien exactement ? Personne ne le sait pour l’instant. Ni les médecins des Los Angeles Lakers, ni le King lui-même. Tout dépendra de la manière dont son pied réagit aux traitements. Mais les champions en titre vont donc devoir apprendre à jouer sans lui, eux qui sont déjà privés d’Anthony Davis, l’autre superstar du groupe actuellement touché au tendon d’Achille et incertain pour les prochaines rencontres.
Oh, oh. Ça pose évidemment problème. Parce que cet effectif a été mis sur pied dans l’unique objectif de soutenir les deux All-Stars. La plupart des profils autour sont ceux de joueurs de complément avec un rôle bien défini. Ils ne sont pas vraiment à même d’endosser eux-mêmes le costume du patron. Hormis peut-être Dennis Schröder, qui se retrouve bombardé aux commandes.

Les Lakers, un avion de chasse… privé de pilotes

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L’Allemand devient "la tête du serpent" d’après son coach Frank Vogel. Il est clair que les indisponibilités des deux cadres nécessitent une réorganisation soudaine et rapide pour éviter de sombrer. "Je pense que notre style de jeu doit désormais être à l’exact opposé de celui qui était le nôtre avec LeBron et AD. On doit jouer avec plus d’espace, bouger plus le ballon et chacun doit avoir confiance en lui pour tirer", prévient Schröder. Autrement dit, pratiquer un basket imprévisible, très offensif, très rapide, où chacun est susceptible de se mettre en avant. Peut-être l’une des deux seules solutions – l’autre étant de défendre avec acharnement – pour gagner sans super talent dans cette ligue.

LeBron James

Crédit: Getty Images

Mais ça promet des séquences très brouillonnes. Peut-être même des matches entiers. Samedi soir, dans le troisième quart-temps contre les Hawks, alors que James avait déjà rejoint le vestiaire, les Lakers ont raté onze tirs de suite pendant six longues minutes. Ils courent après leur première victoire en l'absence du quadruple MVP et restent maintenant sur deux défaites. Série en cours. Les hommes de Vogel montraient déjà quelques limites sans Davis. Mais là, sur le papier, cette formation joue le bas de tableau. Et le problème, c’est que la Conférence Ouest est extrêmement compétitive et disputée. L’avance engrangée au cours de la première moitié de saison peut disparaître en… quelques semaines, justement. Soit l’indisponibilité de LeBron et AD.

Une fin de saison compromise pour le champion

Les Angelenos sont particulièrement mauvais quand le natif d’Akron n’est pas sur le terrain. Ils marquent 8,7 points de plus sur 100 possessions quand il joue, en comparaison à quand il se repose sur le banc. Idem en défense, avec 4,5 points de moins encaissés. Sans James, ils affichent un différentiel de -3,1 points, toujours sur 100 possession. L’équivalent d’une franchise comme les Detroit Pistons, derniers à l’Est. Ils gardent tout de même quelques talents à disposition.
Heureusement que Schröder et Montrezl Harrell ont été recrutés lors de la dernière intersaison. Kyle Kuzma et le jeune (et intrigant) Talen Horton-Tucker sont aussi susceptibles de faire la différence en attaque. Mais à quel niveau et pendant combien de temps ? Parce que la situation reste pressante. Los Angeles possède à peine trois victoires de plus que Portland et Denver, respectivement cinquième et sixième à l’Ouest. Même San Antonio, septième, compte à peine deux défaites de plus (mais six victoires de moins). Alors jusqu’où les Lakers peuvent-ils chuter ? Probablement en dehors du Top 6 en cas de contre-performances répétées.

Inquiétude pour LeBron James, touché à la cheville

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Tout dépendra finalement de l’indisponibilité exacte de James et de Davis. Dans tous les cas, l’équipe de L.A. devrait avoir suffisamment de ressources et d’acquis pour se qualifier en playoffs. Un scénario catastrophe paraît peu envisageable à ce stade. Mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a aucune raison de s’inquiéter. Déjà parce que les Lakers pourraient perdre l’avantage du terrain dès le premier tour. Pas forcément très grave pour une franchise ambitieuse mais tout de même problématique, surtout si les playoffs ne se jouent pas dans une bulle. Mais même sans ça, une franchise aussi ambitieuse se doit de pouvoir battre Phoenix ou Utah quelle que soit les conditions.
Encore faut-il que ses meilleurs joueurs soient à 100%. Parce qu’elle est là, la grande interrogation : oui, Davis et James vont revenir, mais dans quel état ? D’un côté, cette rééducation leur permet d’accumuler théoriquement moins fatigue et d’arriver un peu plus frais pour les grands rendez-vous de la saison. Mais de l’autre, ils seront éventuellement à court de rythme. La nuance entre les deux est subtile. Ils vaudraient mieux qu’ils ne reprennent pas juste avant les playoffs, sous peine d’avoir besoin de temps pour vraiment se remettre en route.
Dans tous les cas, ces blessures restent un gros coup dur pour l’organisation. Pas de là à tout remettre en question, pas de là à les enterrer. Mais il y a deux grosses parenthèses qui viennent entourer la saison des Lakers. Deux ombres qui planent comme une menace fantôme. Celles d’Anthony Davis et maintenant LeBron James.
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