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La NBA diffuse les matches de Victor Wembanyama en France : Une nouvelle étape dans la "Wemby-mania"
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Publié 31/10/2022 à 00:30 GMT+1
NBA - Que retenir du week-end écoulé dans la grande ligue nord-américaine de basket ? La nouvelle déconvenue des Lakers, la polémique Kyrie Irving ? Non, l'histoire s'est écrite avec la diffusion en direct par la NBA d'un match du championnat de France. Pour Victor Wembanyama, qu'ils attendent comme le messie, les Etats-Unis ne reculent devant aucune avancée.
2,43m d'envergure : Wembanyama, le phénomène qui fait rêver la NBA
Video credit: Eurosport
Samedi après-midi, le compte Twitter de la NBA a connu une inhabituelle activité. Il était pourtant tôt aux Etats-Unis et les Américains sortaient à peine de table pour les plus pressés d'entre eux. Mais bien avant que les matches du jour en NBA ne débutent, la grande ligue offrait à ceux qui le désiraient l'occasion de voir l'un des prospects les plus attendus de l'histoire : Victor Wembanyama. Les Metropolitans se produisaient à Bourg-en-Bresse et pour l'occasion, la NBA a franchi un nouveau pas dans sa "Wemby-mania".
Oui, les Américains ont déjà abandonné l'idée d'apprendre à écrire et à prononcer Victor Wem-ba-nya-ma. A la place, ils ont choisi de lui donner ce surnom de 'Wemby". Comme ils donnent du "Giannis" à tout bout de champ pour évoquer Antetokounmpo. C'est donc du "Wemby" que la NBA a servi à toutes les sauces samedi en début d'après-midi aux Etats-Unis. Quelques semaines après son double show à Las Vegas, l'intérieur (ou extérieur d'ailleurs, on ne sait pas vraiment) tricolore en avait trop montré pour que l'Amérique se contente de ça.
Bourg-en-Bresse - Boulogne-Levallois visible aux Etats-Unis
Fait unique dans son histoire, la NBA a décidé, via son League Pass, de diffuser tous les matches des Metropolitans en Betclic Elite cette saison grâce à un accord passé avec la Ligue nationale de basket (LNB). Avant les Pacers-Nets ou Hawks-Bucks de samedi soir, un drôle de match s'est donc glissé dans la programmation : Bourg-en-Bresse - Boulogne-Levallois. Et si vous pensiez que la NBA allait se contenter des moyens de diffusion classique de la LNB, c'était faire une grossière erreur. Un cadreur bord terrain avait pour mission de suivre la licorne Wembanyama du début à la fin. Vraiment, du début à la fin.
Sa descente du car, son échauffement et évidemment ses actions d'éclat, tout y est passé et ce ne sont pas moins de 19 tweets qui l'ont mis à l'honneur en trois heures de temps. Habituée à transformer la moindre action d'un match sans grand enjeu de saison régulière en événement exceptionnel, la NBA n'a pas fait de détail pour couvrir la performance de Wembanyama. Avec 23 points, 10 rebonds et 5 contres dans le succès des siens (91-95), le gamin de 18 ans a fait honneur à ce battage médiatique et fait montre de toutes ses qualités, à l'exception de celle du tir lointain (0/3). Et sa future ligue l'a célébré comme s'il avait brillé en Playoffs.
Plus que LeBron James et Zion Williamson
On peut se demander pourquoi la NBA en fait autant avec lui. Un futur rookie avait-il déjà eu droit à un tel suivi ? LeBron James au début des années 2000 ? Le gamin d'Akron avait été affublé du titre de "Chosen One" (l'élu) et fait la couverture de Slam Magazine. Certains de ses matches de lycée avaient été retransmis sur l'un des canaux d'ESPN. Zion Williamson, bien plus tard, avait énormément fait parler à Duke. Les deux bulldozers sont les deux seuls à pouvoir rivaliser avec Victor Wembanyama sur ce plan-là. A la différence près que "Wemby" est Français, donc loin des yeux des Américains. Et loin du coeur ? Pas tellement.
Aussi doué soit-il, l'ailier des Mets évolue dans le championnat de France, une ligue peu reconnue outre-Atlantique. Luka Doncic, encore plus précoce et déjà brillant en Euroligue, avait vu les Etats-Unis douter de lui. La défiance viendra peut-être un jour pour Wembanyama mais pour le moment, le ton est seulement dithyrambique. Sur la page de la nuit de son service vidéo, la NBA a placé en troisième position le best-of de Wembanyama dimanche matin. Un signe qui ne trompe évidemment pas.
Dans d'autres pays, le battage médiatique autour de Victor Wembanyama aurait pu être considéré comme nocif pour l'avenir à court, moyen et long terme du joueur. Les Etats-Unis sont différents. Mais ce gavage visuel a évidemment un but. Plus les Américains entendront parler du probable futur numéro un de la draft 2023, plus le "produit Wembanyama" sera bankable. Et la NBA est un business pour lequel les joueurs sont les meilleurs arguments de vente.
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