Abdul-Jabbar et Robinson, rookie de l'année : Victor Wembanyama toujours plus haut

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Après neuf matches loin du Texas, les San Antonio Spurs retrouvaient leur public la nuit dernière pour un duel face à l'une des deux meilleures équipes de l'Ouest, le Oklahoma City Thunder. Un match remporté dans le sillage d'un excellent Victor Wembanyama (28 points, 13 rebonds et 7 passes) qui a peut-être une bonne fois pour toutes réglé la question du trophée de rookie de l'année.

📸 Wembanyama, un géant en photos

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Non, il n'a pas encore fait de quadruple-double. Pour ce marqueur historique, il faudra patienter mais Victor Wembanyama a encore offert à la NBA quelques clips qui devraient alimenter ses réseaux sociaux pour un moment. Devenu grâce à son dunk hallucinant face aux Celtics, le joueur à l'action la plus vue de l'histoire de la ligue sur les réseaux sociaux, le Français des San Antonio Spurs a enchaîné une nouvelle grande performance. Qui plus est dans une victoire, face au Thunder 2e de conférence (132-118) et devant son rival, Chet Holmgren.
Une action résume peut-être à elle seule le match d'un Wembanyama qui a retrouvé le public de San Antonio avec plaisir après avoir passé un long mois loin des siens entre série de matches à l'extérieur (neuf pour… huit défaites) et All-Star Game. Il restait un peu plus de deux minutes à jouer et les Spurs étaient toujours sous la menace du Thunder (124-118) quand le pivot tricolore a enchaîné un panier à trois-points, son cinquième de la soirée, et un contre dont il a le secret sur un Holmgren, par ailleurs excellent, redevenu l'espace d'un instant un enfant ou presque.
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Wembanyama : "Les grands joueurs marquent 30 points tous les soirs"

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Un match unique dans l'histoire de la NBA

Cet enchaînement qui envoyait les Spurs vers la victoire, leur 12e seulement en 60 matches cette saison, a une nouvelle fois prouvé le caractère décisif des actions de Victor Wembanyama. Comme souvent, c'est l'attaque qui a le plus fait parler après la rencontre. "C'est mental, souriait Wembanyama. Vous savez, Kobe Bryant a dit que pour gagner un match, il faut surtout des tirs, de gros tirs, parce qu'il n'y a pas beaucoup de fautes. Ce n'est pas tant la bataille physique. Même si en défense, c'est 90 % d'effort, en attaque, c'est beaucoup plus mental".
"Il prend des tirs. Il ne se préoccupe pas de savoir s'il le rate, quelles en seront les conséquences, a salué son entraîneur Gregg Popovich. Et il aime ces moments." Chose rare, le coach des Spurs n'a d'ailleurs pas sorti Wembanyama pendant tout le dernier quart-temps (32 minutes au total).
"J'ai hésité à demander un remplacement, mais je me suis dit qu'il fallait juste s'accrocher et passer à autre chose parce qu'un jour ou l'autre je devrais jouer ces minutes", a souligné l'intéressé. A San Antonio aussi les choses peuvent changer. Jamais dans l'histoire de la NBA, un joueur avait réussi cette ligne de statistiques (28 points, 13 rebonds, 7 passes, 5 contres et 5 paniers à 3 points) et si l'on élargit le spectre aux sept derniers matches, Wembanyama accompagne les mythiques David Robinson et Kareem Abdul-Jabbar avec des moyennes de 20 points, 10 rebonds, 5 passes et 5 contres.
On peut faire dire ce que l'on veut aux statistiques et cette litanie de chiffres ne sert qu'à insister sur le caractère exceptionnel du joueur Wembanyama, ce dont plus grand monde ne doute après ces quelques premiers mois en NBA. "Les grands joueurs d'aujourd'hui, (Joel) Embiid, (Giannis) Antetokounmpo, (Shai) Gilgeous-Alexander, ils ne mettent pas 30 points puis 15 ou 20. Ils en mettent 30 tous les soirs. J'aime suivre leur exemple", a réagi le Français après une rencontre où, adversité oblige (Holmgren), le titre de rookie de l'année était sur toutes les lèvres.

"MVP, MVP"

Dans cette course, le Français semble avoir pris une avance décisive même s'il refuse de considérer la course terminée. A ce propos, il a quand même assuré que oui, les récompenses individuelles avaient de la valeur à ses yeux : "Je suis convaincu que la meilleure manière d'aider l'équipe est de performer individuellement tout au long de la saison. Donc oui, les trophées individuels comme celui du rookie de l'année sont importants."
Il faudrait une fin de saison franchement cataclysmique pour que celui-ci lui échappe et quelques autres victoires contre de fortes équipes comme celle de la nuit dernière pourraient clore le débat pour de bon. Son match était-il d'ailleurs un message ? "C'est réussi parce qu'on a gagné, répond-il. Les messages sont encore plus forts quand c'est contre le très haut de tableau, c'est satisfaisant." À San Antonio, on a même entendu quelques "MVP, MVP" descendre des tribunes. Nous n'en sommes évidemment pas là mais Victor Wembanyama devrait bien garnir son armoire d'un premier trophée individuel en fin de saison.
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