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Basket - Le patron de la NBA Europe (George Aivazoglou) promet "des centaines de millions" de dollars dès l'an 1
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Publié 19/06/2026 à 12:03 GMT+2
Dans un entretien accordé vendredi à l'AFP, George Aivazoglou, patron de la NBA Europe, a indiqué que la ligue versera dès la première année à ses futurs membres "des centaines de millions" de dollars. Le dirigeant a aussi affirmé que la ligue avait reçu "plusieurs candidatures pour chacune des 12 villes" qu'elle cible pour accueillir une franchise permanente, y compris Paris et Lyon.
Le logo de la NBA.
Crédit: Imago
La NBA Europe versera dès la première année à ses futurs membres "des centaines de millions" de dollars, a promis dans un entretien à l'AFP son patron George Aivazoglou, détaillant en partie le modèle économique d'une ligue bâtie pour "les 100 prochaines années".
Ce projet, en partenariat avec la Fédération internationale (Fiba) et dont le lancement est prévu à l'automne 2027, suscite des interrogations quant à sa viabilité économique. Notamment en raison du delta supposé entre l'investissement initial exigé et les hypothétiques profits, alors que quasiment tous les grands clubs européens perdent de l'argent.
En échange d'une prise de participation pour un montant oscillant pour l'instant "entre 500 millions et un milliard" de dollars (436 à 870 millions d'euros) selon George Aivazoglou, les franchises (12 au départ) deviendront "actionnaires" de la future ligue et en recevront donc des bénéfices une fois qu'elle sera rentable. À ces potentiels profits s'ajouteront les revenus directs (billetterie, merchandising, éventuels droits télévisés).
"L'actif NBA Europe représentera à terme des dizaines de milliards de dollars" a assuré George Aivazoglou, à la tête de la division Europe et Moyen-Orient de la NBA. La somme exigée par la NBA pour intégrer la future ligue avait cependant été jugée en janvier exorbitante et rédhibitoire auprès de l'AFP par source interne à QSI (Qatar Sports Investment), la maison mère du PSG, car rendant la future franchise non viable économiquement.
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La NBA est consciente de l'ampleur des investissements demandés et ne s'attend pas à ce que la ligue soit rentable dès le premier jour, a-t-on appris de source proche du dossier. Elle mettra donc en place un mécanisme assurant aux franchises de gagner de l'argent dès la première année, a-t-on poursuivi de même source.
"Les équipes vont bénéficier de redistributions centralisées très significatives de la part de la ligue : nous parlons, au total, de centaines de millions par an, voire de milliards sur les 10 premières années d'existence" a expliqué George Aivazglou. Les équipes non permanentes (4 au départ) seront également concernées par ce mécanisme, dont une part sera fixe et l'autre indexée sur les performances, a-t-on appris de source proche du dossier.
Au total, la NBA prévoit d'injecter trois milliards de dollars (2,6 milliards d'euros) pour couvrir les pertes initiales et apporter sa force de frappe dans les secteurs commerciaux, communication, opérationnels etc... George Aivazoglou a affirmé que la ligue nord-américaine avait reçu "plusieurs candidatures pour chacune des 12 villes" qu'elle cible pour accueillir une franchise permanente, y compris Paris et Lyon.
L'ASVEL, détenue par Tony Parker, a déposé une offre alors que QSI avait indiqué en mars à l'AFP qu'elle allait faire de même. EuroStep Ventures (ESV), propriétaire des Metropolitans de Levallois-Perret (3e division), est par ailleurs candidat à Paris.
Interrogée par l'AFP, la NBA n'a pas voulu confirmer ni infirmer une éventuelle candidature de l'Olympique Lyonnais. La ligue a dressé une liste réduite "des meilleurs investisseurs et partenaires possibles" pour chacune des 12 villes, avec lesquels elle est engagée "dans des discussions" jusqu'au 29 juin, a précisé George Aivazoglou.
Place ensuite à la troisième phase du processus, interne à la NBA. "Nous devons présenter les résultats de cette (deuxième) phase à notre conseil d'administration, idem pour la Fiba. Ensuite, nous passerons aux étapes suivantes, lors desquelles il pourrait y avoir des annonces" a expliqué George Aivazoglou.
Le dirigeant grec s'est enfin dit "optimiste" au sujet des discussions menées avec l'Euroligue, dont il a rencontré les dirigeants, avec ceux de la Fiba, le 10 juin à Mies (Suisse) au siège de la Fédération internationale. "C'était une réunion vraiment productive... Nous sommes clairement dans une dynamique positive" a-t-il ainsi estimé, répétant que la NBA avancerait "avec ou sans l'Euroligue", avec qui elle rentre en concurrence.
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