NBA - Giannis Antetokounmpo : Un trade inévitable... mais quand ?

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L'intersaison approche et des premiers dominos pourraient tomber lors de la draft ce mardi soir. Le trade de Giannis Antetokounmpo se fait toujours attendre. Alors que les rumeurs s'accumulent, la superstar grecque pourraient encore rythmer le marché pendant de nombreuses semaines, même si les Boston Celtics semblent disposés à s'activer avant ce mardi.

Uenighed i Bucks: Er sæsonen slut for Giannis?

Crédit: Imago

La deadline approche pour Giannis Antetokounmpo. Au moins celle, purement artificielle, fixée par Jimmy Haslam au moment d’introduire le nouvel entraîneur de Milwaukee, Taylor Jenkins. Haslam, l’un des quatre (!) propriétaires des Bucks, avait profité de la conférence de presse organisée début mai pour déterminer publiquement la date de fin de la saga interminable concernant l’avenir de la superstar. "Je pense que la draft est le moment idéal. Parce que si Giannis joue ailleurs, on doit récupérer de nombreux atouts. C’est la tâche qui revient à Jon (Horst, le GM). Et s’il est encore là, on va forcément construire l’équipe différemment."
C’est donc ce mardi soir, au moment du premier tour de la draft, que les Bucks sont censés prendre une décision. Mais ça ne veut pas forcément dire qu’Antetokounmpo sera transféré durant les prochaines vingt-quatre heures. Ce que Haslam réclame, c’est de la clarté au sein d’une situation devenue beaucoup trop flou. Son joueur phare est éligible à une prolongation de contrat d’un montant avoisinant les 275 millions de dollars (sur quatre ans) et il pourra la signer dès octobre. Les dirigeants, enfin l’un d’entre eux, espèrent que tout sera réglé avant. Donc soit le Grec s’engage à continuer l’aventure dans le Wisconsin, soit il pourrait être rerouté vers une autre destination.
Je veux être ici, mais pour gagner...
Ce coup de pression illustre la volonté de la franchise de reprendre le contrôle de la narration. Et pourtant, dans le même temps, elle met la balle une nouvelle fois entre les mains du camp Antetokounmpo : s’il veut rester, qu’il prouve une énième fois sa fidélité en manifestant l’envie de parapher le contrat massif qui l’attend. Les intentions de l’ancien MVP sont parfois difficiles à lire. D’un côté, il répète sans cesse qu’il aime la ville et le club. De l’autre, il insiste sur son envie de décrocher une deuxième bague. "Je veux être ici, mais pour gagner, pas pour lutter pour une simple qualification en playoffs", disait l’intéressé après un exercice décevant conclu à la onzième place de la Conférence Est.
C’est comme si chaque partie refusait d’admettre ce qui paraît inévitable. Surtout, le joueur comme le club semblent chercher à tout prix à éviter d’être à l’origine du divorce. Les Bucks veulent être en position de montrer que c’est Giannis qui n’a pas souhaité prolonger et Antetokounmpo met en avant le manque de compétitivité de son équipe actuelle pour en faire un élément déclencheur de son départ. Ces derniers mois, il aurait déjà poussé pour un transfert en coulisses tout en niant publiquement toute envie de jouer ailleurs.
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Giannis Antetokounmpo en décembre 2025.

Crédit: Imago

Des Bucks resent très gourmands

Il se doit aussi d’être réaliste. Aujourd’hui, il est très peu probable que Milwaukee soit en mesure de lui offrir une chance de jouer pour le titre. Il le sait forcément. Ce n’est pas possible de ne pas s’en rendre compte. L’effectif est trop limité et la marge de manœuvre trop restreinte avec la vingtaine de millions payés "dans le vent" chaque année (jusqu’en 2030) à un Damian Lillard désormais revenu à Portland. Les Bucks n’ont aucun jeune vraiment prometteur à échanger, ne maîtrisent pas leurs prochains tours de draft au-delà de celui du jour et il n’y pas un joueur proche du niveau All-Star dans ce groupe en dehors de Giannis Antetokounmpo.
La reconstruction s’annonce donc obligatoire, même si elle risque d’être longue et douloureuse. D’où l’idée de l’entamer le plus tôt possible. La draft de ce mardi soir, avec une promotion chargée en talents, représente effectivement le moment propice pour poser les nouvelles bases. L’événement marque la première étape de l’intersaison. Un été aux logiques complètement différentes pour le management si la superstar fait partie ou non du roster. Malgré ça, il est tout de même difficile d’imaginer un échange d’Antetokounmpo dès ce mardi soir. Parce que ça implique qu’une équipe accepte enfin de céder aux demandes de Milwaukee. Celles-ci seraient très élevées, selon plusieurs journalistes américains. Les Bucks aimeraient récupérer plusieurs tours de draft mais aussi éventuellement un joueur de moins de 25 ans au potentiel élevé ou un autre All-Star susceptible d’être envoyé vers une troisième équipe.

Une valeur en baisse malgré son statut

Les autres franchises ont bien compris que derrière la façade, Milwaukee n’est plus complètement en position de force tout en gardant paradoxalement la main sur la situation. Le "Greek Freak" a beau être l’un des cinq meilleurs joueurs du monde, sa valeur sur le marché a baissé. Parce qu’il va fêter ses 32 ans et parce qu’il sort d’une nouvelle saison remplie de différents pépins physiques. Il n’a joué qu’une seule fois plus de 70 matches au cours des sept dernières années ! L’histoire récente tend à montrer que sacrifier de trop nombreux atouts, comme ceux espérés par Jimmy Haslam, pour un joueur, certes majeur, sujet aux blessures peut vite tourner à la catastrophe. Le Thunder, les Spurs ou même les Knicks ont aussi rappelé que les constructions intelligentes, ancrés dans le temps et articulés autour des jeunes (pour Oklahoma City et San Antonio) avec de la flexibilité financière sont celles qui fonctionnent le mieux.
Shams Charania assure tout de même qu’un trade de Giannis Antetokounmpo aura lieu avant la deadline. L’insider numéro un aux Etats-Unis avait tenu des discours plus ou moins similaires tout au long de la saison, sans qu’un échange se matérialise pour autant. Mais il est catégorique sur le sujet et d’autres spécialistes du scoop comme Marc Stein ou Brian Windhorst vont dans le même sens. La piste la plus chaude mène à Boston. Les Celtics seraient déterminés à faire venir l’intérieur, même si ça nécessite donc de transférer Jaylen Brown. Ce dernier pourrait rejoindre une autre franchise dans un trade impliquant trois équipes. Les rumeurs mentionnaient un intérêt des Blazers, qui possèdent notamment quelques-uns des prochains picks des Bucks. Chacun peut éventuellement y trouver son compte.
Le Heat serait aussi enclin à lâcher du lest pour recruter Giannis. L’offre tournerait notamment autour de Tyler Herro, Kel’el Ware, Jaime Jaquez Jr et trois futurs choix à la draft. Ce n’est pas spécialement emballant pour Milwaukee, à moins d’imaginer un scénario très optimiste pour la suite de la carrière de Ware (22 ans).
Orlando peut proposer Paolo Banchero mais ça reste peu probable. Tout comme Cleveland avec Evan Mobley. Les Warriors et les Lakers ont moins d’options ou de chemins menant à ce transfert d’envergure. Le Thunder et les Spurs possèdent les atouts mais sans avoir intérêt à le faire. Idem pour les Rockets. Il reste donc éventuellement les Timberwolves, où un certain Anthony Edwards réclame du renfort.

Et si une prolongation n'était pas impossible ?

Antetokounmpo préférerait tout de même rester à l’Est. Logique. La concurrence y est moins féroce. Ironiquement, Minnesota sera peut-être rebasculé dans l’autre moitié du pays une fois les franchises implantées à Las Vegas et Seattle au moment de l’expansion prévue pour 2028 ou 2029. Mais c’est loin. Giannis garde un certain contrôle sur sa prochaine équipe étant donné qu’il est à même de se retrouver sur le marché dès 2027 (sa saison 2027-2028 est en option, pour 62 millions de dollars). Seules les équipes en bonne position pour le prolonger ont vocation à le faire venir. Les Bucks ne peuvent pas juste écouter n’importe quelle offre et l’envoyer à New Orleans ou Charlotte. Enfin, si, bien sûr qu’ils en ont la possibilité. Ce sont plutôt ces franchises qui doivent faire attention avant de miser leur trésor de guerre sur le multiple All-Star.
Avec autant de paramètres à prendre en compte, même une prolongation dans le Wisconsin n’est pas à exclure. Milwaukee aura trois tours de draft à échanger, dont le dixième choix ce mardi, et dispose un peu de marge sous le Cap pour recruter. Ça ne suffira sans doute pas pour jouer le titre mais au moins pour former une équipe de playoffs, avec un coach apprécié à sa tête. Finalement, la deadline approche mais elle pourrait être repoussée de quelques jours, quelques semaines, voire carrément quelques mois. Sauf si Boston passe bel et bien à l'action...
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