Finales NBA - Les New York Knicks sacrés champions après un nouveau comeback face aux San Antonio Spurs (90-94)
Par Antoine Pimmel
Mis à jour 14/06/2026 à 17:47 GMT+2
Cinquante trois ans après leur dernier titre, les New York Knicks ont remporté les finales NBA en s’imposant contre les San Antonio Spurs (90-94) de Victor Wembanyama. Menée de 10 points au cours du quatrième quart-temps, la franchise de Manhattan est revenue en trombe sous l’impulsion d’un Jalen Brunson phénoménal (45 pts) et logiquement élu MVP des finales.
Wembanyama : "Je n'étais pas prêt à gagner"
Video credit: Eurosport
Pas d’exploit pour Victor Wembanyama et ses coéquipiers. Ils ne rejoindront pas LeBron James et les Cavaliers, la seule équipe à avoir remonté un 3-1 en finales NBA, dans la légende. Les Knicks, en revanche, viennent d’écrire une nouvelle page de leur Histoire en décrochant leur troisième titre, 53 ans après le précédent. Dominateurs depuis le début des playoffs ou presque, héroïques tout au long de la série, les joueurs de Mike Brown sont allés chercher une bague en s’imposant à San Antonio, dans une salle acquise à leur cause et où ils n’ont pas perdu la moindre rencontre sur ces finales. Auteur d’une performance phénoménale sur ce Match 5 (45 pts), Jalen Brunson a été nommé MVP.
Jalen Brunson terriblement décisif
La meilleure équipe a gagné. Peut-être pas la plus talentueuse, mais celle qui jouait le mieux au basket, mettait le plus de mouvement, se montrait la plus constante. Aussi la plus résiliente. La plus solide dans les moments chauds, à l’image de sa superstar. Souvent ramené à sa taille, parfois considéré comme un joueur pas assez fort pour vraiment porter une équipe tout au bout, Brunson a été exceptionnel en répondant présent à chaque fois que la situation l’exigeait. New York n’aurait absolument pas existé sur cette partie sans lui.
Il a planté 45 des 94 points des Knicks. Il a été le seul à surnager en attaque quand Karl-Anthony Towns (2 pts) et OG Anunoby (11) se sont retrouvés scotchés sur le banc pour des problèmes de fautes. Puis il est, comme toujours, celui qui a fait la différence dans les toutes dernières minutes. Le panier de l’égalisation à 83 partout. Dans la foulée les trois lancers pour donner le premier avantage aux siens depuis les toutes premières minutes de la soirée. Encore un autre petit tir décisif pour faire repasser New York devant à 65 secondes du buzzer final. Les Knicks n’ont pas été rejoints ensuite. Jusqu’à la délivrance. Celle que toute une organisation et ses supporters attendaient depuis 1973.
Victor Wembanyama et les Spurs se sont encore écroulés
Les Spurs peuvent avoir des regrets. Encore une fois. Comme lors du Match 1, du Match 3 et du Match 4, les trois rencontres précédemment perdues, ils ont mené de 10 points dans le premier quart-temps (23-13). Et même de 16 longueurs assez tôt dans la partie suite à un tir extérieur de Victor Wembanyama (31-15). Un écart qu’ils n’ont pas su conserver dans le deuxième moitié du deuxième quart-temps, quasiment comme à chaque fois. Mais les hommes de Mitch Johnson n’ont pas baissé la tête. Relancés par un Dylan Harper étincelant (25 pts), ils ont repris 15 points d’avance aux retours des vestiaires.
Un trois-points de Keldon Johnson (75-65) a remis San Antonio à +10 au début du quatrième quart. Moment choisi par Jalen Brunson pour endosser son habituel costume de super héros. Le meneur All-Star a inscrit 15 de ses 45 points dans le money time pour conclure un nouveau comeback. Celui-ci pour achever des Spurs beaucoup trop fébriles dans les minutes les plus importantes de ces finales, à l’image d’un Wembanyama (19 pts à 7 sur 19, 14 rbds, 5 blks) auteur d’un lancer raté, un de plus, à moins de deux minutes du buzzer. Le tout en étant hué dans sa propre salle par des fans des Knicks venus en masse dans le Texas.
Le Français a fini éreinté après avoir démarré la rencontre en force. Sa dernière tentative à trois-points, celle du désespoir, n’a même pas touché le cercle. Avant ça, Harper et De’Aaron Fox (7 pts à 3 sur 15) ont gâché plusieurs occasions de prolonger cette série. Les Spurs sont promis à un avenir radieux, mais ils vont devoir apprendre de leurs nombreuses erreurs sur ces finales pour revenir plus forts. L’ascension des Knicks semblait inévitable. New York peut maintenant plonger dans l’ivresse.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité