Les San Antonio Spurs de Victor Wembanyama sont-ils déjà prêts à chambouler la Conférence Ouest ?

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Ralentis dans leur progression par la thrombose veineuse de Victor Wembanyama l’an passé en NBA, les San Antonio Spurs repartent conquérants cette saison. Menés par la superstar française, et avec de solides arguments, ils sont déterminés à passer un cap et à retrouver les Playoffs alors qu’une qualification leur échappe depuis déjà 2019.

De'Aaron Fox et Victor Wembanyama, le duo majeur des San Antonio Spurs

Crédit: Getty Images

La troisième année est traditionnellement celle d’explosion en NBA. Cela vaut pour les jeunes joueurs mais aussi, par effet ricochet, pour les franchises dont ils sont au cœur du projet. LeBron James a découvert les Playoffs lors de sa troisième saison dans la ligue. Kevin Durant aussi. C’est le nouveau défi qui attend Victor Wembanyama et les San Antonio Spurs. Bien que treizième de la Conférence Ouest l’an passé, la formation texane se veut ambitieuse pour l’exercice à venir.
Wembanyama est de retour après avoir été écarté des parquets pendant plusieurs mois en raison d’une thrombose veineuse à l’épaule. Il est plus grand, plus costaud et peut-être mieux préparé que jamais pour s’affirmer pour de bon comme l’un des dix meilleurs basketteurs de la planète. Un nouveau bond en avant qui pourrait propulser son club sur le devant de la scène.

Wembanyama et ses compères : le groupe qui monte à l'Ouest

Les Spurs doivent suivre les temps de passage des dernières jeunes équipes qui ont franchi rapidement les échelons. Le Thunder, par exemple, a gagné 22 et 24 matches lors des deux premières saisons de sa reconstruction avant de grimper à 40 (sans pour autant faire les Playoffs) lors de la troisième année. Plus de dix ans auparavant, Oklahoma City a stagné deux saisons avec Durant avant de passer de 23 à 50 succès pour finalement perdre au premier tour contre les Los Angeles Lakers de Kobe Bryant, futurs champions en 2010. Plus récemment, les Houston Rockets ont enchaîné 20 et 22 victoires aux débuts d’Alperen Sengun puis de grimper à 41 (sans Playoffs) lors de la troisième année du pivot turc.
Dans les deux cas, la bascule s’est finalement surtout faite dans la quatrième saison. San Antonio peut-il faire mieux avec Wembanyama ? Lui semble prêt à dominer. Ses performances en pré-saison, quand l’intensité est évidemment moindre, ont donné le ton. Le géant de 2,26 mètres (sa nouvelle mesure officielle) a compilé 17 points, quasiment 9 rebonds, 4 passes et 2 contres de moyenne en seulement 20 minutes ! Plus intéressant encore, il tirait à 66% de réussite en jouant plus proche du panier que la saison dernière. Le fruit de son travail estival avec Hakeem Olajuwon et d’une évolution constante de son corps depuis son arrivée aux États-Unis.
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Stephon Castle (Spurs).

Crédit: Getty Images

Wembanyama est en mesure de finir autour de la quatrième ou cinquième place du vote pour le MVP cette saison et peut-être même d’être nommé dans le premier cinq NBA. Il va servir de fusée pour les Spurs. Surtout qu’il ne manque pas de soutiens autour de lui. Déniché en cours de saison dernière, De’Aaron Fox a trop peu joué avec le Français. Il a prolongé à San Antonio et il est attendu comme le deuxième All-Star et meneur dynamiteur de l’équipe. Une vraie menace avec le ballon dans les fins de match et un dragster capable de former un duo redoutable sur pick-and-roll et pick-and-pop avec le natif du Chesnay.
Stephon Castle, meilleur rookie la saison dernière, est amené à assumer encore plus de responsabilités. Les éperons ont aussi récupéré Dylan Harper avec le deuxième choix de la dernière draft. Le combo guard est jeune et il sera barré par Fox et Castle mais il devrait déjà s’illustrer dans les prochains mois. On retrouve aussi des joueurs de qualité comme Devin Vassell, Jeremy Sochan, Keldon Johnson, Harrison Barnes ou encore Luke Kornet (débarqué cet été) dans l’effectif. Le mix de vétérans et de jeunes prometteurs est intrigant et salivant.

Les playoffs, oui, mais difficile de viser vraiment plus haut

Au final, les Spurs étaient déjà dans la course au play-in au moment où Victor Wembanyama a été contraint de déclarer forfait la saison dernière. Ils ont gagné 21 matches sur 46 en sa présence. Il n’aurait pas été surprenant de les retrouver autour des 38-40 victoires. Avec de la progression interne et des renforts, ils ont tout ce qu’il faut pour se rapprocher des 45 succès qui ouvrent a priori les portes des Playoffs.
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Victor Wembanyama avec Giannis Antetokounmpo

Crédit: Getty Images

Mais la concurrence est terrible à l’Ouest. Au moins dix équipes ont le niveau pour se qualifier. Gagner 50 rencontres dans cet environnement relève presque de l’exploit. C’est pourtant le seuil à atteindre pour verrouiller le Top 6 sans se faire peur. Une marche peut-être encore un peu haute pour les Spurs, sauf si tous les voyants sont au vert. Le scénario est optimiste mais pas utopique. Il y a tout de même encore beaucoup de questions qui entourent l’organisation. Déjà rien qu’au niveau du coach, où Mitch Johnson est désormais le successeur officiel de Gregg Popovich. Une sacrée pression en soi. Encore plus avec l’exigence de résultats qui accompagne cette saison.
Se qualifier pour les Playoffs, avec ou sans le play-in, devient presque une obligation. Passer un tour serait un exploit a priori hors de portée mais les jeunes Spurs ont au moins intérêt à découvrir dès maintenant l’ambiance si spéciale de la post-season. Pour vraiment tout exploser en… 2027.
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