NBA – En feu dans le dernier quart-temps et auteur du trois points de la victoire des Cavaliers contre les Pistons, James Harden brille enfin

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Auteur d'une fin de match canon, avec un trois points "clutch" à 26 secondes du buzzer, James Harden a retrouvé des couleurs au meilleur des moments pour les Cavaliers. La demi-finale de conférence Est, entre Cleveland et Detroit est désormais relancée (2-1). Critiqué pour son manque de leadership dans les moments chauds, Harden a démontré qu'il fallait encore compter sur lui.

James Harden allume à trois points lors du match 3 entre Cleveland et Detroit

Crédit: AFP

C'est à cela qu'on mesure la grandeur. Durement critiqué, parfois à raison, après les deux défaites inaugurales en demi-finale de Conférence Est face aux Pistons de Detroit, l'arrière des Cavaliers de Cleveland James Harden a vêtu son costume de sauveur dans le Game 3, donnant la victoire aux Cavs à l'issue d'un money-time digne de son âge d'or (116-109, Detroit mène la série 2-1). Un rappel vibrant que "The Beard" a encore des précieux services à rendre, même à 36 ans.
C'est à croire que la "malédiction" des playoffs était encore menaçante au-dessus des cheveux du barbu le plus célèbre de la Ligue. Ajouté en pleine saison par les Cavaliers en vue des matches couperets, où son expérience des moments chauds devait peser lourd, James Harden a d'abord suscité mille questions et doutes. Parce que son début de série contre les leaders de la conférence Est est décevant, pour ne pas dire pire, mais surtout par une carrière avec des matches en dents de scie lorsque ces derniers comptaient vraiment. Au-delà de statistiques quasicmédiocres lors de cette demi-finale de conférence contre Detroit, l'ancien MVP s'était fait remarquer par des erreurs fatales en fin de rencontre.

Un trois points assassin pour taire les "bavardages"

De quoi libérer un flot de critiques sur Harden, qui en a certes vu d'autres. "Ce sont des bavardages", a-t-il répondu en conférence de presse après sa remise en selle éclatante samedi soir dans la Rocket Arena. Soutenu par un Donovan Mitchell consistant (35 points, 10 rebonds), James Harden a plié l'affaire dans le money-time, avec neuf points et une panoplie de mouvements qui rappellent les grandes heures de l'ancien maître à jouer des Rockets (19 points, 7 passes). La cerise sur ce gâteau du dernier quart-temps : un tir à trois points assassin à 26 secondes du buzzer pour entériner la victoire des Cavs.
"J'adore ça, a assuré le sauveur du soir. Quand on fait appel à moi, je me contente d'aller sur mes 'spots' (positions préférentielles). C'est quelque chose que je travaille littéralement tous les jours". Réfugié derrière ses nombreuses heures de pratique, James Harden a toujours cru en lui. Le vétéran connaît son rôle dans une franchise qui l'a récupéré afin de passer un cap en playoffs. Un pari pas vraiment réussi, jusqu'à ce fameux Game 3, et sous réserve de la suite.
C'est le James Harden dont nous avons besoin
"Je ne suis plus le genre de joueurs à 30 points de moyenne en saison régulière. Je suis là pour trouver mes positions de tir, comprendre ce qu’il y a à faire et essayer de contribuer de la meilleure manière possible, a détaillé "The Beard" en conférence de presse. Les critiques viendront quoi qu’il arrive, que vous fassiez quelque chose de bien ou de mal. Me concernant, si on me donne des opportunités dans le quatrième quart-temps, je vais en tirer profit. J’ai fait un travail incroyable tout au long de ma carrière pour comprendre quelle est ma mission, surtout en vieillissant, et pour faire tout ce qu’il faut pour gagner. C’est tout ce qui compte."
Le virage pris dans cette série en passe d'être relancée a rassuré tous les acteurs à Cleveland. "C'est le James Harden que je vois depuis qu'il est en NBA, celui que nous connaissons tous. Et nous en avons besoin. Ce qui était impressionnant, c'est la variété de son répertoire", a savouré son entraîneur, Kenny Atkinson, après la rencontre. Hormis son coach, Harden peut compter sur le soutien appuyé de son partenaire privilégié sur les parquets. "Chacun connaît son rôle, c'est ce qui nous rend si dynamiques, a salué Mitchell face aux micros. L'adversaire doit choisir son poison. J'ai une confiance absolue en lui, et vice versa, c'est ce qui nous permet de connaître ces moments-là." Et d'espérer encore pouvoir briser ce plafond des demi-finales de conférence (la dernière fois pour Cleveland remontant à 2018).
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