NBA Finals - Les San Antonio Spurs face à la folie de New York

Eurosport sur Google

Après leurs deux premiers matches à San Antonio, Victor Wembanyama et ses Spurs vont se frotter à la folle passion de New York pour le basket et les Knicks. Avec ses fans en délire, la franchise de Big Apple génère une effervescence unique au cœur d'une mégapole qui rêve d'exploser pour fêter un premier titre NBA depuis plus d'un demi-siècle.

Les fans des Knicks sont aussi fous que passionnés

Crédit: Marko Popovic

Attention, ces "Finals NBA" vont rentrer dans une autre dimension ! Les Spurs et les Knicks vont jouer le match 3. Mais surtout, les deux formations débarquent à New York qui retrouve enfin le doux plaisir unique des finales NBA. Une première depuis 1999. Et forcément, ça apporte encore un intérêt supplémentaire pour ces premières finales du phénomène français des Spurs, Victor Wembanyama. On va même changer de monde à New York, une ville qui transpire le basket comme nulle part ailleurs. "Tout peut arriver. Je n'en ai aucune idée de ce que ça peut donner, a reconnu samedi Landry Shamet, l'arrière de NY. Je n'arrête pas de me dire que je vais cesser d'être surpris par les supporters des Knicks, par ce qu'ils font et par leur façon de se comporter, alors je suis sûr que l'ambiance sera incroyable. "
Alors que l'agglomération new-yorkaise regorge de playgrounds comme Rucker Park dans Harlem ou West Fourth Street Courts, jouer au Madison Square Garden est déjà une expérience à part. De Michael Jordan à Reggie Miller en passant par Kobe Bryant et Steph Curry, les grands noms ont toujours tenu à s'illustrer quand ils passaient sur les lattes de la "salle la plus célèbre du monde". Située au cœur de New York, cette enceinte mythique délivre une énergie à part. Les regards sont plus pesants encore. Et les célébrités sont légion au bord du terrain avec évidemment Spike Lee mais aussi Ben Stiller et désormais Timothée Chalamet. Mais là, la "Mecque du basket-ball" va donc recevoir à nouveau les finales NBA.
Les fans les plus fidèles et les plus désespérés
Un rendez-vous que les fans new-yorkais attendent depuis tant d'années. Alors qu’il n’en faut déjà pas beaucoup pour voir les fans new-yorkais s’emballer et que certaines de leurs folles célébrations sont devenues des mèmes cultes, la fièvre s'est déjà emparée de la mégapole de plus de huit millions d'habitants. Depuis le début des playoffs, la ville est en ébullition. Et à chaque victoire de la formation bleu et orange, une douce folie emporte les rues de Big Apple avec Times Square en point d'orgue. L'Empire State Building s'est même illuminé aux couleurs bleues et oranges après la qualification pour la finale.
Dès dimanche, tout le monde en a alors conscience : ça va être hallucinant. Les prix des places illustrent déjà l'attente suscitée par ce rendez-vous alors qu'aucun ticket pour le match 3 n'est désormais accessible à moins de 7.000 dollars pièce, les plus chères dépassant 100.000 dollars. Et si Donald Trump a prévu d'assister à cette première rencontre à NY, des écrans vont être installés aussi à l'extérieur de la salle - ce que la mairie avait un temps renoncé à faire après des incidents -. "Les Knicks ont les fans les plus fidèles et les plus désespérés. Ils ont tellement besoin de victoires. New York en crève d'envie", raconte à l'AFP Glenn Beyer, un responsable marketing de 55 ans.
C'est quelque chose qui est dans la ville
Avec leur collectif qui n’a jamais été aussi fort depuis les années 1990 quand les Bulls de Michael Jordan, les Pacers de Reggie Miller ou les Rockets de Hakeem Olajuwon ont pris un certain plaisir à refroidir les ardeurs des New-Yorkais de Patrick Ewing, les Knicks, eux, surfent actuellement sur cette ferveur unique de leurs fans. "C'est quelque chose qui est dans la ville (de New York). Tu ressens cette énergie, la hargne, les efforts. Tout le travail acharné qu'il faut fournir pour réussir dans cette ville. Je pense que nous reflétons tous nos fans, leurs modes de vie et tout ce qu'il faut pour réussir à New York quand on met un pied sur le parquet avec un maillot des Knicks", a lancé Karl-Anthony Towns cette semaine.
Dans une ville sevrée de titre aussi bien en NFL, NHL qu'en NBA depuis les sacres des Yankees en baseball en 2009 et celui des Giants en NFL lors du Super Bowl 2012, l'espoir d'un troisième trophée Larry O’Brien pour les Knicks – le premier depuis 1973, soit plus d'un demi-siècle – met la cité en effervescence. Et alors que des supporters new-yorkais se sont déjà fait entendre à San Antonio lors des premiers matches, Wemby et ses Spurs ont peut-être un peu plus qu'une simple équipe à frustrer. Ils s'attaquent à toute une ville qui ne demande qu'à exploser de bonheur.

Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité