NBA - Finales NBA - San Antonio Spurs - New York Knicks - Et si Karl-Anthony Towns était la kryptonite de Victor Wembanyama ?
Par Glenn Ceillier
Mis à jour 05/06/2026 à 03:49 GMT+2
Karl-Anthony Towns a été le facteur X de la victoire des Knicks face aux Spurs (95-105), ce mercredi lors du premier match de la finale NBA. Précieux en attaque par sa capacité à créer mais aussi intéressant en défense, l'intérieur new yorkais a notamment perturbé Victor Wembanyama, comme il l'avait déjà fait en saison régulière.
Wembanyama : "On est comme des enfants gâtés"
Video credit: Eurosport
Jalen Brunson lui a piqué la vedette en finissant le travail. Avec un festival dans le dernier quart-temps où il a planté 13 de ses 30 points, le meneur des Knicks a encore guidé les siens pour remporter ce match 1 à San Antonio (95-105). Et pourtant, un joueur a peut-être été tout aussi crucial dans cette première opposition des Finals NBA, Karl-Anthony Towns. "La clef du match, c'était Karl-Anthony Towns", a applaudi la légende des Sixers Charles Barkley, sur la chaîne ESPN.
Avec 18 points et 12 rebonds, Karl-Anthony Towns s'est activé. "Il a été formidable pour nous avec son double-double", a apprécié son coach Mike Brown. Mais ce serait une erreur de s'arrêter à ces chiffres. Son rôle et son impact ont dépassé ce cadre-là. Et à plus d'un titre. Aussi bien en défense qu'en attaque, l'ancien pivot des Wolves a pesé de tout son poids sur ce premier match. En posant notamment quelques soucis à Victor Wembanyama des deux côtés du parquet.
Il a tenu 'Wemby' loin du cercle
C'est donc une histoire d'attaque déjà. Alors qu'il s'est retrouvé avec Wemby sur le dos dès les premières minutes, "KAT" s'est montré hyper agressif. N'hésitant pas à défier l'alien tricolore pour attaquer le panier. Pas forcément pour prendre le tir, mais pour libérer de l'espace et créer pour quelqu’un d’autre. Avec une confirmation de ce qu'on avait déjà aperçu durant ces playoffs : il peut se muer en un "playmaker" intéressant avec son aptitude à bien lire la défense et ses bonnes mains.
Alors que Chet Holmgren a tant souffert face à "Wemby" et les Spurs, Karl-Anthony Towns a ainsi su poser des problèmes au phénomène français des Spurs. On l'a notamment vu attaquer le cercle et le prendre de vitesse quand il débutait loin de de la raquette. "Je voulais être agressif tôt dans le match et apporter cette énergie à l’équipe, a expliqué l'intérieur new yorkais, qui a été à l'origine du sursaut des Knicks dans le troisième quart-temps. Je voulais être agressif dans la création". A bon escient. "Il a dominé à ‘Wemby’ toute la soirée. Il a tenu 'Wemby' loin du cercle, il a joué dos au panier, il a pris des rebonds (12). (...) J'étais surpris qu'il arrive à passer 'Wemby' si facilement", a résumé Charles Barkley. Et s'il a été clef en attaque, il n'a en plus pas été en reste en défense.
Si ce n'était pas sa principale force dans le passé et qu'il peut avoir tendance à se disperser sur le terrain ou à faire des fautes, "KAT" a passé un cap dans ce secteur depuis son arrivée à NY. Il s’en est d'ailleurs déjà bien sorti contre Joel Embiid au second tour contre Philadelphie. Et mercredi, il était en mission. "Je suis déçu de ne pas avoir mieux shooté. Mais je suis vraiment fier de la défense que j’ai apportée ce soir, a tenu à noter le joueur des Knicks. C’était toujours une question de défense. C’est la défense qui nous a fait gagner ce match, parce que notre attaque n’était pas vraiment là. La défense, elle, était là. C’est pour ça qu’on repart avec une victoire un soir où on n’a pas bien shooté".
Wemby : "Je vais trouver la clef"
Alors bien sûr, Victor Wembanyama a fini avec 26 points. Mais il s'est montré maladroit (6 sur 21 au tir). Et Towns n'y est pas étranger. L'ancien de Nanterre a affiché un piteux 2 sur 12 quand il s'est retrouvé face à KAT, selon NBA STATS. Et ce n'est pas si surprenant : lors des deux rencontres de saison régulière entre les deux équipes, les Spurs n'ont marqué en moyenne que 0,91 point par possession lorsque l’ancien des Wolves était chargé de marquer "Wemby", avait noté le Bleacher Report avant cette finale. Ça s'est confirmé mercredi. "Il faut juste essayer de lui rendre les choses difficiles. C’est un joueur incroyable, un joueur unique dans cette NBA, peut-être même unique dans l’histoire de la ligue. Tu essaies simplement de lui rendre la vie aussi compliquée que possible", a expliqué le Dominicain. Il l’a fait avec brio pour cette première sortie.
De quoi se demander si KAT peut-être la Kryptonite de "Wemby" cette saison ? Il est évidemment trop tôt pour faire ce bilan alors que les finales ne font que commencer. Et que le l'enfant du Chesnay compte bien rectifier le tir : "J'ai été mauvais ce soir, a estimé Wembanyama après coup. Je ne me mine pas pour quoi que ce soit (...) Chaque équipe défend différemment sur moi. Je vais trouver la clef." En revanche, un constat est déjà certain : l'impact de Towns, qui a vu les Knicks dominer les Spurs de 14 points lors de ses 34 minutes mercredi soir, sera clairement crucial dans cette série.
"Il a été incroyable. C'est un vrai casse-tête. Si on lui oppose un petit joueur, il a toutes les chances de prendre un rebond offensif. Si on lui oppose un grand joueur, il a toutes les chances de faire un pick-and-pop et de contourner ses adversaires", a encore souligné l'entraîneur Mike Brown, bien conscient que l'une des clefs sera la capacité de son joueur à ne pas se retrouver face à un problème des fautes. "Nous devons simplement continuer à essayer de le faire bouger en fonction de qui le marque tout au long du match." Une donnée qui peut tout changer pour l’obtention du Trophée Larry O’Brien.
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