NBA - Gianis, Nico Harrison, Kings, Bulls, CBA, Risacher, Morant, Golden State : Les perdants de la deadline NBA

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NBA – Des trades en pagaille, des stars impliquées… retour sur les plus gros transferts qui ont eu lieu dans les jours précédents la deadline NBA et ses perdants. Giannis Antetokounmpo est notamment condamné à rester à Milwaukee au moins jusqu'à la fin de la saison. Zaccharie Risacher, peu en vue cette saison, va devoir faire face à de la concurrence.

Giannis Antetokounmpo avec les Bucks.

Crédit: Getty Images

Giannis… pour l’instant

Sans surprise (et oui), Giannis Antetokounmpo n’a pas été transféré par les Bucks le 5 au soir, date de la fermeture de la fenêtre de transferts. Déjà parce qu’il n’est certainement pas simple pour une équipe d’un petit marché comme Milwaukee de se séparer d’une superstar d’une telle magnitude. Selon plusieurs sources américaines, les dirigeants gardent même un petit espoir de convaincre le Grec de poursuivre l’aventure dans le Wisconsin. Le divorce paraît pourtant consommé et le joueur, très attaché à Milwaukee et à sa franchise, se doit presque de jouer pour une formation plus compétitive à ce stade de sa carrière.
Il va rester quelques mois de plus pour assister de près, mais probablement sans prendre part aux rencontres, à la débâcle d’un club qui cherche désormais à obtenir le meilleur choix de draft possible (Atlanta possède la sélection la mieux placée entre New Orleans et Milwaukee mais les Bucks hériteront de celui restant).
Les Bucks ne peuvent plus offrir à Antetokounmpo une chance de lutter pour le titre. C’est tout ce qu’il demande à 31 ans. D’où un probable transfert cet été, quand bien plus de franchises seront en mesure de formuler des offres conséquentes pour le double MVP. En attendant, il va lui falloir être encore un peu patient.

Nico Harrison

Personne n’avait sa vision. Bien que viré par les Mavericks en début de saison, histoire d’assainir un climat insoutenable à Dallas depuis la décision quasi unilatérale du dirigeant de transférer Luka Doncic aux Lakers contre Anthony Davis, Niaco Harrison est tout de même l’un des grands perdants de la deadline quelques mois plus tard. Parce que les Mavericks ont mis fin à son projet lunaire en transférant à nouveau Davis contre des joueurs qui ne se grefferont probablement pas au projet futur de la franchise et de deux premiers tours de draft sans doute au-delà du vingtième rang.
En simplifiant, l’ancien GM s’est donc séparé d’une superstar générationnelle pour récupérer Max Christie, un bon joueur de rotation, et trois choix au premier tour, potentiellement peu significatifs. Le Jazz a payé grosso modo le même prix pour Jaren Jackson Jr.  

Les Kings de Sacramento

Aucun trade de Zach LaVine, ni de DeMar DeRozan ou Domantas Sabonis. Une équipe sans saveur qui végète dans les profondeurs du classement. Heureusement, les Kings possèdent leur propre tour de draft en 2026 et pourront peut-être sélectionner un nouveau prospect excitant pour redonner un peu de joie à des supporters décidément peu gâtés.

Chicago Bulls... sur le timing

Chicago a ENFIN entamé sa reconstruction. Mais presque trop tard. Les Bulls ont été les plus actifs sur le marché avec plein de deals dans tous les sens pour récupérer des jeunes talents auxquels les autres équipes ne croyaient plus. La franchise de l’Illinois risque de finir la saison en roue libre en donnant sa chance à Jaden Ivey (cinquième choix en 2022) ou Rob Dillingham (huitième choix en 2023). Et encore, ces derniers vont devoir composer avec la concurrence des très nombreux arrières du roster, complètement déséquilibrée après cette deadline.
Les Bulls ont repoussé l’inévitable en refusant ce grand chambardement de l’effectif saison après saison. Ils n’ont récupéré aucun choix du premier tour en se séparant de LaVine, DeRozan, Lonzo Ball et maintenant Nikola Vucevic au cours des dernières années. Même là, le timing est étrange étant donné que Chicago a presque déjà gagné trop de matches pour vraiment tanker. La reconstruction pourrait être longue et pénible.

Le CBA

La large majorité des transferts de cette deadline ont été réalisés purement à des fins économiques. Les amendes beaucoup trop lourdes et les sanctions théoriques pour les équipes au-delà des fameux "aprons" (seuils de masse salariale) refroidissent les franchises, même celles qui se veulent compétitives. Toutes ou presque ont simplement cherché à dégraisser ! Certaines ont su le faire tout en se renforçant, comme les Celtics qui récupèrent Nikola Vucevic dans leur raquette.

Risacher

Deuxième saison très difficile pour le premier choix de la draft 2024. Entre blessures et temps de jeu réduit, Zaccharie Risacher est dans une mauvaise dynamique et peut-être même qu’il perd un peu confiance à force de ne pas profiter pleinement de celle de son coach.
La franchise compte évidemment toujours sur lui mais elle lui a fait venir quelques concurrents directs de plus lors de la deadline. Notamment Jonathan Kuminga, qui débarque de Golden State avec la ferme intention de prouver qu’il peut devenir une star dans cette ligue après avoir été snobé plusieurs fois par Steve Kerr aux Warriors.
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Zaccharie Risacher à l'échauffement avec les Atlanta Hawks

Crédit: Imago

Les fans des Warriors

Les plus optimistes ont cru à l’arrivée de Giannis Antetokounmpo… ils se retrouvent avec un Kristaps Porzingis qui n’a joué que 17 matches cette saison. Le Letton est constamment blessé depuis trois ans (voire depuis le début de sa carrière) et ça ne va pas aller en s’arrangeant avec l’âge. Il est d’ailleurs actuellement indisponible.
Le staff est optimiste sur les chances de le voir jouer sur cette fin de saison. Tant mieux. Parce que le pivot est en théorie est un très bel apport pour Golden State avec le style de jeu pratiqué à San Francisco qui convient à ses qualités. Il va pouvoir étirer les lignes en attaque et protéger le cercle en défense. Pour Giannis, il faudra peut-être attendre cet été.

Morant

Desmond Bane est parti, Jackson est parti… il ne reste plus que lui. Enlisé à Memphis, jouant pour un coach avec qui il a eu des différends et pour une franchise qui l’a suspendu deux fois déjà et voulait le brader. Mais il n’y avait absolument pas de marché pour Ja Morant, sa valeur ayant chuté terriblement.x
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