NBA - "Je devrais être en tête" : Le plaidoyer de Victor Wembanyama pour être MVP
Par Glenn Ceillier
Mis à jour 24/03/2026 à 12:40 GMT+1
Après avoir brillé face à Miami, Victor Wembanyama est revenu sur la course au MVP. Et le géant tricolore des Spurs a expliqué pourquoi il est le meilleur candidat pour le trophée de meilleur joueur de la saison régulière. Pour cela, il avance trois arguments de poids.
Wembanyama se voit MVP : "La défense représente 50% du jeu"
Video credit: Eurosport
"Je m'efforce de faire en sorte qu'à la fin de la saison, il n'y ait plus aucun débat." Victor Wembanyama est comme ça. Il n'a pas peur d'afficher ses ambitions. Et personne n'a rien à y redire, car jusqu'ici, "l'Alien" assume sur les parquets. Cette saison, le géant tricolore ne cesse ainsi d'impressionner par ses prestations de haut vol aussi bien individuelles que collectives avec les Spurs, qui se présentent comme des prétendants sérieux au titre. Au point qu'il s'est offert le droit d'être dans la course pour le MVP, le trophée individuel le plus prestigieux.
Ce lundi, Victor Wembanyama s'est d'ailleurs chargé d'envoyer deux messages. L'un sur les parquets avec une performance majuscule pour guider San Antonio à la victoire face au Heat (136-111). L'ancien de Nanterre a flambé pour terminer avec 26 points, 15 rebonds et 5 contres. Le tout en 26 minutes. Et derrière, il a tenu à mettre les points sur les i également devant les micros. En expliquant pourquoi il ferait un excellent MVP.
Premièrement…
Alors qu'il est en concurrence avec le tenant du titre Shai Gilgeous-Alexander (31.6 pts, 4.4 rbds, 6.6 pds avec le Thunder), le triple lauréat Nikola Jokic qui réalise encore une saison en triple double avec les Nuggets (28 pts, 12.6 rbds, 10.6 pds) ou un Luka Doncic qui fait parler sa magie avec les Lakers (33.4 pts, 7.9 rbds, 8.4 pds), Wembanyama rêve de devenir à 22 ans le plus jeune MVP de l'histoire, et le premier Français. Et il a avancé ses arguments, un à un. A la Wemby. "J'y ai réfléchi, a-t-il glissé à ESPN quand un reporter l'a lancé sur le sujet. Il y a un débat actuellement. Il devrait y en avoir un, même si je pense que je devrais être en tête".
S'il estime cela, ce n’est pas sans raison, évidemment. Ce n'est pas le style de Victor Wembanyama, un basketteur génial à la tête bien faite. A ses yeux et alors qu'il peut encore manquer deux matches alors que la NBA impose aux joueurs de disputer au moins 65 rencontres de saison régulière pour être éligibles aux principaux trophées individuels, c'est notamment une histoire de défense. Le Tricolore est un monstre dans ce secteur qui change le jeu comme personne dans la Ligue. "Premièrement, je dirais que la défense représente 50 % du jeu et qu'elle est sous-estimée jusqu'à présent dans la course au titre de MVP", a souligné le Frenchy qui utilise à merveille sa taille (2,24 m) et sa mobilité pour s'imposer comme le meilleur contreur de la NBA (trois par match en moyenne).
Nous avons quasiment balayé le Thunder cette saison
Alors qu'il défie trois monstres du jeu, la défense de Wembanyama ne s'arrête bien sûr pas là. Et il s'est chargé de répondre sur les supposés points faibles de sa candidature. Dans la course au MVP, le bilan collectif pèse de tout son poids, un leader devant être capable de guider ses troupes vers les sommets. Or si les Spurs bluffent cette saison au point d'être la deuxième formation de la NBA (54 victoires, 18 défaites), ils comptent cependant du retard sur le Thunder de Shai Gilgeous-Alexander (57-15).
Bien conscient de cela, Wemby a avancé un argument de poids : les oppositions directes des Spurs face au Tunder. "Deuxièmement, nous avons quasiment balayé le Thunder cette saison et nous les avons dominés à trois reprises avec leur équipe type", a rappelé subtilement le géant français avant de conclure : "Troisièmement, l'impact offensif ne se résume pas aux points marqués". Certains pointent du doigt en effet que Wembanyama ne tourne "qu'à" 24,3 points par match pendant que Luka Doncic (33,4 pts) ou Gilgeous-Alexander (31,6 pts) affolent les compteurs. Cependant, les statistiques avancées plaident pour le phénomène tricolore.
Johnson : "Il influence le jeu de toutes les manières"
Son ratio net individuel (+16,4 points que l'équipe adverse toutes les 100 possessions) est par exemple de loin le meilleur en NBA. "Il influence le jeu de toutes les manières, sur le terrain, des deux côtés du terrain, avec et sans ballon, en influençant les actions, les stratégies et les adaptations de l'équipe adverse, des deux côtés du terrain. À mon humble avis, il est tout aussi important que n'importe quel autre joueur que je n'aie jamais vu", a d'ailleurs complété sur ESPN Mitch Johnson, son coach.
Une analyse partagée par Nicolas Batum, qui s'est confié dimanche à l'AFP : "Si on doit voter pour lui, c'est parce que tous les soirs il est potentiellement le meilleur défenseur et le meilleur attaquant sur le terrain, très peu de joueurs peuvent y prétendre. Il y a des matches où il met 12 points mais reste quand même le meilleur joueur, juste parce que défensivement c'est un monstre". Il reste désormais dix matches à Wembanyama pour convaincre les 100 journalistes amenés à voter pour les trophées NBA qu'il présente le meilleur CV cette saison. Avec une ambition : mettre un terme aux débats.
(Avec AFP)
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