NBA - MVP : Qui peut stopper Gilgeous-Alexander ?
Par Glenn Ceillier
Mis à jour 19/03/2026 à 15:29 GMT+1
La fin de saison approche en NBA. Il reste un peu moins de 15 matches pour chaque franchise pour conclure cette saison régulière. Et l’heure a donc déjà sonné de se pencher sur la course au titre de MVP. Si Shai Gilgeous-Alexander est le favori pour doubler la mise, ils sont plusieurs à postuler et Victor Wembanyama est clairement dans les discussions.
MVP : Qui peut stopper Gilgeous-Alexander ?
Crédit: Quentin Guichard
Shai Gilgeous-Alexander (Thunder)
- Le pour
Cette saison, "Shai" a encore fait du "Shai". Et la NBA n’a pu que constater les dégâts. S’il a manqué plusieurs matches en raison d’une blessure, Shai Gilgeous-Alexander impose sa loi sur les parquets NBA, match après match. En 58 rencontres, il tourne à 31,7 points à 54,9 % de réussite, 4,5 rebonds et 6,6 passes de moyenne. De quoi permettre au Thunder d’afficher le meilleur bilan de la Ligue malgré les soucis physiques de son lieutenant numéro 1, Jalen Williams, qui n’a joué que 26 matches durant cet exercice.
Quelques cartons à plus de 50 points, dont une sortie à 55, un record de Wilt Chamberlain battu (ndlr : 127 matches de suite à au moins 20 points) : le champion en titre n’a pas chômé pour marquer les esprits. De quoi évidemment placer le Canadien en candidat numéro 1 à sa propre succession pour le titre de MVP. "C’est le Michael Jackson du basket, a salué Kendrick Perkins sur ESPN la semaine passée. C’est un artiste, et chaque album qu’il sort chaque année est certifié diamant."
- Le contre
Les arguments en sa défaveur ne sont pas légion. Il y a peut-être la concurrence et l’envie des votants de voir de nouvelles têtes, alors que certains ont surpris cette saison. Mais sur le papier, il est au-dessus de la mêlée.
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Shai Gilgeous-Alexander pobił rekord Wilta Chamberlaina
Crédit: Newspix
Victor Wembanyama (Spurs)
- Le pour
C’est le visage du futur de la NBA. Tout le monde en est convaincu. Mais Wemby a pris un temps d’avance, car personne n’attendait San Antonio à ce niveau cette saison. Et c’est peut-être ça qui peut peser à l’heure des votes pour Victor Wembanyama. Auteur de 24,2 points, 11,1 rebonds et 3 contres de moyenne, le phénomène tricolore est le leader attendu de la franchise texane. Son influence offensive est monstrueuse, mais il est en plus dans un autre monde en défense, où il impacte le jeu comme personne.
Entre le bilan collectif des Spurs – la deuxième équipe de la Ligue – et ses performances de haut vol, Victor Wembanyama coche de nombreuses cases pour tenter de décrocher pour la première fois le trophée individuel le plus prestigieux, trois ans après son arrivée dans la grande Ligue.
- Le contre
Le principal obstacle est peut-être d’abord une question de règlement. Depuis plusieurs années, la NBA impose aux joueurs de disputer au moins 65 matches de saison régulière pour être éligibles aux principaux trophées individuels. Or, Wemby compte déjà 15 matches manqués : il ne lui reste donc que deux jokers, alors que San Antonio a encore 13 rencontres à disputer dans cette saison régulière. Et s’il parvient à entrer dans les critères, il lui manque peut-être une performance monstre au scoring ou surtout un meilleur bilan collectif qu’OKC pour concurrencer Shai Gilgeous-Alexander.
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Victor Wembanyama face aux Clippers.
Crédit: Imago
Nikola Jokic (Nuggets)
- Le pour
Comme toujours depuis des années maintenant, Nikola Jokic signe une saison de MVP. Il n’y a pas de doute là-dessus, alors que Denver reste un prétendant pour le sacre avec le cinquième bilan à l’Ouest. On parle d’un joueur qui tourne en triple-double avec 28,2 points, 12,6 rebonds et 10,6 passes de moyenne. De quoi être tout simplement le meilleur rebondeur et le meilleur passeur de la Ligue cette saison. Celui qui est considéré comme le meilleur joueur du monde est forcément dans la discussion.
- Le contre
Comme Wemby, Nikola Jokic est sous la menace de la règle des 65 matches de saison régulière à disputer. Mais contrairement au Français, le génial Serbe pourrait aussi et surtout pâtir du bilan de Denver. Renforcés durant l’intersaison, les Nuggets étaient très attendus cette saison. Et leur bilan est un brin décevant, alors qu’ils pointent assez loin de San Antonio (60 % de victoires contre 73.9 %) et surtout du Thunder (78,6 %).
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Nikola Jokic durante la stagione 2025-26 di NBA
Crédit: Getty Images
Luka Doncic (Lakers)
- Le pour
Les Lakers ont connu des hauts et des bas durant cette saison. Mais une constante s’est imposée au fil des matches : Luka Doncic a été égal à lui-même pour faire parler sa magie. Insolent en attaque, l’ancien prodige du Real Madrid est le meilleur marqueur de la saison, avec 32,9 points de moyenne, tout en tournant à 7,9 rebonds et 8,5 passes. Une vraie machine qui permet à la franchise californienne d’être dans les hauteurs de l’Ouest (3e bilan).
- Le contre
Les Lakers n’ont pas à rougir de leur saison jusque-là, même si elle manque de régularité. Mais comme pour Jokic, le bilan des Californiens risque de peser dans la balance au moment de comparer Doncic avec Shai Gilgeous-Alexander ou même Victor Wembanyama.
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Luka Doncic, le 12 mars.
Crédit: Imago
Cade Cunningham (Pistons)
- Le pour
Il y a deux raisons qui le placent dans la discussion : ses stats et la saison détonante de Detroit. Avec 24,5 points, 5,6 rebonds et 9,9 passes de moyenne, Cade Cunningham, qui a subi ce mercredi un coup d'arrête alors qu'il souffre d’un pneumothorax et devrait manquer plusieurs semaines, réalise un exercice plein, alors qu’il joue juste, aussi bien en attaque qu’en défense. Et il est le boss d’une formation des Pistons qui ne cesse de surprendre cette année, au point d’afficher le meilleur bilan de la conférence Est. Juste bluffant.
- Le contre
Sa saison est hallucinante, comme l’est celle des Pistons. Mais voilà, d’autres sont plus impressionnants, aussi bien sur le plan individuel que collectif.
Jaylen Brown (Celtics)
- Le pour
Jayson Tatum est revenu sur les parquets à une vitesse lunaire. Mais si Boston peut se permettre de rêver cette saison avec le deuxième bilan à l’Est, Jaylen Brown y est pour beaucoup. En l’absence, durant la majeure partie de la saison, de leur leader habituel, les Celtics ont en effet pu compter sur un excellent Brown, qui a haussé le ton de manière significative. Avec 28,4 points, 7,1 rebonds et 5,1 passes, l’arrière affiche ses meilleures moyennes en carrière dans ces trois domaines.
- Le contre
Comme pour Cade Cunningham, d’autres ont évolué un cran au-dessus.
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