NBA - Pourquoi les Spurs n'ont pas intérêt à faire jouer Victor Wembanyama … y compris financièrement

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Alors qu'il doit encore disputer au moins un des deux derniers matches des Spurs pour rester dans la course au titre de MVP, Victor Wembanyama pourrait rejouer dès ce vendredi malgré sa contusion aux côtes. San Antonio prendrait alors le risque de le voir aggraver sa blessure et de… signer un contrat encore plus important.

Victor Wembanyama avec les Spurs face aux Knicks de New York

Crédit: AFP

Shams Charania s'est voulu rassurant. Le journaliste star d'Espn a fait ce jeudi le point sur la blessure de Victor Wembanyama et ses chances de rejouer pour pouvoir atteindre le cap des 65 matches requis en saison régulière pour prétendre aux récompenses de fin de saison (MVP, défenseur de l'année etc.). "Il doit jouer au moins 20 minutes sur l'un des deux derniers matches de la saison mais il est très confiant pour le faire", a expliqué l'insider. Mais est-ce une vraie bonne idée pour les Spurs ?
Certes, San Antonio serait ravi de voir Victor Wembanyama s'offrir son premier titre de MVP. Avoir le meilleur joueur de la Ligue dans son équipe est toujours une fierté pour toute franchise. Et sur le plan marketing, c'est un plus non négligeable. Avide de prendre tout ce qu'il y a à prendre peu importe son âge, Wemby sera en plus aux anges. Et ça aussi, ce n'est pas une donnée à prendre à la légère pour une entité comme les Spurs alors qu'il y a de vraies chances pour l'ancien de Nanterre. "Ce que les Spurs sont en train de faire cette année... Et il tourne à quoi ? 25 points, 11 rebonds, 3 contres, 3 passes... C'est aussi le Défenseur de l'année... Franchement, quand il est sur le terrain, vous n'avez même plus envie d'attaquer le cercle. Donc oui, il est clairement dans la course", a d'ailleurs reconnu LeBron James cette semaine dans le podcast Mind The Game.

Et si Wemby aggrave sa blessure ?

Cependant, deux raisons poussent à penser que certains à San Antonio ne verront pas forcément cette quête d'un bon œil. C'est d'abord une question de risque. Victor Wembanyama souffre d'une "contusion au niveau d'une côte à gauche", une blessure qui l'empêche de respirer normalement et nécessite en général entre 10 et 15 jours de convalescence chez les pros. Le souci ? Les Spurs n'ont plus rien à jouer. Mercredi, le Thunder s'est assuré de terminer en tête de la NBA, et San Antonio va finir à une très belle deuxième place de la Ligue, qu’importe les résultats de ses dernières rencontres.
Relancer Victor Wembanyama n'aura alors qu'un but : la course au MVP. Mais ce n'est pas sans risque. Si Wemby reprend un coup mal placé, il pourrait aggraver sa blessure et se retrouver à manquer des matches de playoffs. Ce qui serait une très mauvaise nouvelle pour une franchise de San Antonio qui a un vrai coup à jouer cette année. Bluffant tout au long de cet exercice au point de déjouer tous les pronostics, les Spurs peuvent clairement viser un sixième titre. Faire jouer leur phénomène tricolore pour des matches sans enjeu peut alors sembler bien risqué, même pour un titre de MVP qui n'est en plus pas acquis étant donné la concurrence de Shai Gilgeous-Alexander et Nikola Jokic.

50 millions dans la balance

Enfin, il y a un dernier facteur qui est forcément dans l'esprit des dirigeants des Spurs : l'impact sur le futur bail de Victor Wembanyama. Alors qu'il se trouve encore dans son contrat "rookie" et gagnera 16,8 millions l'an prochain, l'Alien tricolore peut signer dès cet été une prolongation qui prendra effet à compter de l'exercice 2027-2028. Il peut d'ores et déjà prétendre à cinq ans et au maximum à un salaire représentant 25% du salary cap chaque saison. Soit à 254,6 millions de dollars sur cinq ans (environ 220 millions d'euros).  
Une belle somme mais qui peut grimper encore. Si l'ancien joueur de Boulogne-Levallois s'offre le titre de MVP cette saison, il pourra prétendre au "contrat max", soit 303 millions de dollars. Un joli pactole pour le Tricolore, qui devrait aussi pouvoir l'activer l'année prochaine s'il décroche un titre individuel. Ce qui serait tout sauf immérité étant donné son impact et son talent unique. Cependant, ce sera une petite épine dans le pied du board texan. Car avec près de 50 millions d'écart entre les deux contrats, San Antonio peut s'activer de manière bien différente pour construire son effectif futur. Et ça aussi, c'est tout sauf anodin.
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