NBA - San Antonio Spurs - "Le protéger de lui-même" : Victor Wembanyama, retour frustrant

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Victor Wembanyama a effectué son retour à Memphis après sa blessure à un genou subie le soir du Nouvel An. Et s'il a brillé avec 30 points en 21 minutes en sortie de banc, il a été frustré en y restant dans les dernières minutes, alors que les Grizzlies ont renversé la situation (106-105). Sa gestion est un sujet tout comme le manque de régularité actuelle des Spurs.

Victor Wembanyama (San Antonio Spurs)

Crédit: Imago

Il a encore sorti un récital en sortie de banc. Malgré un temps de jeu famélique pour un joueur de ce statut (21 minutes), Victor Wembanyama a été époustouflant pour noircir sa feuille de stats et finir avec 30 points (à 10 sur 20 au tir), cinq rebonds, trois passes et un contre. "Je ne veux pas jurer, mais bon sang ! Il sait tout faire", a salué Jock Landale, le pivot de Memphis, sur le parquet à la fin de la rencontre. Mais il y a mais. Car Wemby n'a pas pu empêcher la défaite de San Antonio contre les Grizzlies (106-105). Et il ressort de ce match frustré. A plus d'un titre.
Sur le plan personnel déjà. Victor Wembanyama, qui n'a plus joué plus de 30 minutes sur une rencontre depuis le 15 novembre et son triple-double face aux Warriors, a encore vu ses minutes limitées ce mardi pour son retour. Et quand le money time est arrivé, il a même dû ronger son frein sur le banc. Durant les trois dernières minutes, le phénomène tricolore a regardé ses coéquipiers se battre sans lui. Et lâcher ce match. "C'était très difficile, a reconnu Wemby à ESPN. Mais je dois faire confiance au process, faire confiance à mon équipe. Le basket, c'est un sport d'équipe."
Sa santé à long terme est importante
Cependant, les Spurs assument aussi cette gestion singulière de leur star. Désireux de ne prendre aucun risque sur le long terme avec leur intérieur vedette, qui n'a que 22 ans et l'avenir pour lui. "Je pense que le fait que Victor ait 22 ans est réel. Je pense que le fait que cette équipe soit au début de son parcours est réel. Je pense que le succès que nous avons connu, qu'il ait été attendu ou non, est réel. Alors, quelle est la priorité parmi tout cela ?", s’est interrogé son coach Mitch Johnson quand ESPN lui a demandé si la règle des 65 matches joués pour postuler pour les titres individuels de fin de saison a pesé dans le retour du Français. "Sa santé à long terme est importante et il faut le protéger de lui-même alors qu'il veut toujours jouer. Nous voulons qu'il soit en bonne santé pendant des années, pas seulement pour essayer de gagner les prochains matches."
Quand on connait la mentalité de Wemby et sa soif de gagner, on peut cependant imaginer sa frustration - "Je mets toujours la pression pour jouer. Le staff médical doit être fort mentalement", a-t-il glissé avec le sourire au San Antonio Express quand il a été interrogé pour savoir s'il avait poussé pour revenir pour ce match. Mais cette frustration se ressent aussi quand on l'entend évoquer le bilan collectif des Spurs.
Le fait est que nous jouons au niveau de nos adversaires
Si séduisante cette année pour être dans les premières places de la conférence Ouest, la franchise texane marque un peu le pas ces derniers temps avec cette quatrième défaite sur ses six dernières sorties. Et le profil des équipes qui sont venues s'offrir les Spurs peut interroger car on ne parle pas forcément de cadors de premier plan (ndlr : Jazz, Cavaliers, Blazers, Grizzlies). "Le fait est que nous jouons au niveau de nos adversaires, a constaté l'ancien de Nanterre. Le point positif, c’est que nous pouvons rivaliser avec n’importe qui et regarder tout le monde dans les yeux. Mais le point négatif, c’est que nous regardons tout le monde dans les yeux, alors que parfois, nous devrions simplement écarter nos adversaires."
En bon leader qu'il essaye d'être, Wembanyama ne veut cependant pas dramatiser. Et cherche le positif pour permettre à son équipe de continuer d'avancer. "Il y a certaines choses que nous devons comprendre. La bonne nouvelle, c'est que personne ne pointe du doigt, personne ne s'en prend aux autres. Nous essayons toujours de nous responsabiliser mutuellement. Le fait est que nous restons soudés", apprécie le Tricolore, qui espère cependant pouvoir peser un peu plus dans les prochains matches évidemment.
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