NBA - Victor Wembanyama a réussi à redescendre en pression après un Match 2 raté pour aider les Spurs à se relancer contre les Knicks

Eurosport sur Google

Victor Wembanyama sortait d'une séquence difficile avec les Spurs et les deux défaites lors des deux premiers matches à domicile des finales NBA contre les Knicks. A New York, "Wemby" a prouvé qu'il avait les ressources pour faire table rase et performer. Le Français a signé une performance individuelle aboutie et les Spurs ont été plus solides collectivement pour se relancer.

Wembanyama : "Les playoffs, c'est comme un tourbillon"

Video credit: Eurosport

Ils ont été rares cette saison, les commentaires au sujet de Victor Wembanyama mentionnant autre chose que l'appréciation de son talent. Après un Match 1 moyen, un Match 2 raté et des critiques, le géant français n'a pas perdu ses moyens. Pourtant, c'était la première fois que le joueur de 22 ans connaissait des turbulences à si haute altitude. On pouvait d'ailleurs lire sur son visage les différentes émotions qui le traversaient après le shoot de la gagne manqué au dernier match.
Quand on a la tête en vrac, il y a tout de même mieux pour rebondir qu'aller se frotter au Madison Square Garden, un soir de finale NBA, chez une franchise qui n'a plus été titrée depuis 1973. Sauf qu'entre-temps, "Wemby" s'est remis à l'endroit. Le Francilien a fini co-meilleur marqueur du match (32 pts dont 10 dans le dernier quart) avec Jalen Brunson, en plus d'avoir compilé 8 rebonds et 6 passes.
"J'ai vraiment essayé de me détendre, a expliqué l'intéressé. Les phases finales, c'est un véritable tourbillon. C'est difficile de garder la tête hors de l'eau. Parfois, je n'ai même pas besoin de revoir le match tout de suite. J'ai juste besoin d'un peu de temps pour moi, pour laisser mon esprit se reposer. Et pour récupérer, autant physiquement que mentalement."
Pour le mental, c'est visiblement passé par un peu de dessin, la star des Spurs a été aperçue dans un parc de New York, avant le match, en train de travailler son coup de crayon à reproduire une statue. Côté physique, il faut peut-être remonter à plus loin, quand Wembanyama a charbonné l'été dernier : "Je me souviens avoir couru tour après tour pendant l'été, et j'avais les ischio-jambiers en feu. (...) l'aspect physique fait toute la différence", a-t-il jugé.

Plus de "contrôle"

Il fallait au moins ça pour débarquer dans la Mecque du basket avec la tête froide. Car la chaleur allait monter très vite sur le parquet. Les Spurs ont cherché à s'imposer physiquement, bousculer les locaux en s'enfonçant régulièrement sous le panier par le dribble ou en cherchant "Wemby" et ses longs tentacules. "On voulait mettre la pression dans la raquette, mettre la pression sur le panier", a avoué l'entraîneur de San Antonio, Mitch Johnson, en conférence de presse. Malgré l'enjeu et le Garden en fusion, tout s'est aligné d'entrée : 4 sur 4 au shoot, tous dans la peinture, pour Wemby et un score de 18-9 après cinq minutes de jeu.
C'est ensuite que les choses se sont gâtées, dans un deuxième quart-temps où les locaux sont revenus très fort et les Spurs abandonné leur avance au score. Mais sans jamais perdre complètement les commandes du match. "On était beaucoup plus dans le contrôle et c’était ça la différence", a apprécié Wembanyama, qui a loué la capacité de ses coéquipiers à performer quand la situation l'exige. "On a terminé le match en laissant encore quelques points à améliorer, mais en étant plus solides que lors des deux premiers matchs", a apprécié Mitch Johnson.
Un contrôle qui a permis d'être juste au moment où le scénario le réclamait. Comme lorsque Wembanyama a claqué un contre génial sur Landry Shamet qui était monté au panier à 4 minutes du terme, alors que San Antonio comptait 8 points d'avance, après une énorme séquence défensive. Ou pour aider les mains de Stephon Castle et de De'Aron Fox à ne pas trembler quand il a fallu inscrire les tirs de la gagne un peu plus tard.
Voilà qui n'arrangera pas les relations de Wembanyama avec le Garden, qui l'a copieusement sifflé toute la soirée et a ponctué le match de chants injurieux à son encontre. "Je suis loin d'être au niveau de Trae Young", a blagué le Français, à propos du joueur le plus détesté à New York. Si l'"Alien" venait à remporter cette finale en remportant tous les matches au Garden, ce serait une autre histoire.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité