NBA - Victor Wembanyama après la qualification de San Antonio en finale : "Remporter le trophée ? C'est presque ma raison de vivre"
Par Emile Pawlik
Mis à jour 31/05/2026 à 13:38 GMT+2
Victor Wembanyama n'est plus qu'à une marche de réaliser son rêve d'enfant. Après leur victoire sur le parquet du Thunder (111-103), les Spurs se sont qualifiés pour la finale NBA qu'ils disputeront face aux Knicks. Le pivot français a réaffirmé sa motivation à aller au bout de son songe et son envie débordante de gagner. Et surtout de recommencer, à seulement 22 ans, l'ambition déborde.
Wembanyama : "C'est comme si on construisait un château, et c'est juste le hall d'entrée là"
Video credit: Eurosport
Ça y'est, ils l'ont fait. Après deux premières saisons laborieuses, les Spurs version Victor Wembanyama ont atteint la finale NBA. Une place acquise à la sueur de leur front, dans un match 7 dans l'environnement hostile du Paycom Center à Oklahoma City, samedi. Les champions en titre ont bien eu deux balles de match puisqu'ils menaient 3-2 dans la série. Mais les Spurs portés par leur Frenchie exceptionnel et déterminant sur la plupart des victoires des Texans ont trouvé la clé pour empêcher la bande à Shai Gilgeous-Alexander de tenter le back-to-back, denrée rare dans la Ligue ces dernières années.
Comme souvent, lorsque les Spurs ont gagné, Victor Wembanyama n'est pas exclu de l'équation avec 22 points et 7 rebonds, la meilleure ligne statistique de son équipe. À seulement 22 ans, le natif du Chesnay voit déjà se présenter devant lui l'occasion de réaliser ce qu'il avait imaginé gamin. "Gagner le trophée Larry O'Brien (de champion NBA, ndlr), c'est un rêve d'enfance, a-t-il avancé en conférence de presse. Avoir cette solide opportunité de l'emporter, de réaliser ses rêves, c'est peut-être la chance d'une vie, on ne sait jamais quand l'occasion se représentera. Le jour où on y arrivera sera incroyable, c'est difficile à décrire, c'est presque ma raison de vivre."
C'est comme si ma vie en dépendait
Il suffisait de voir à quel point les nerfs ont lâché au buzzer final. Le pivot géant a fendu l'armure et a fondu en larmes. Des larmes lourdes de sens pour celui qui doit subir énormément de pression depuis le début de la saison. "Toutes ces heures de travail, c'est pour vivre ce genre d'émotions. Je veux tellement gagner. C'est comme si ma vie en dépendait", osait le pivot. En tant que star de son équipe, il se savait attendu au tournant et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il a répondu présent. Avant le match de samedi, nous vous rappelions que les matches 7 ont souvent été un bon baromètre pour que les stars de la Ligue se révèlent. Prennent le match à leur compte et le plient en deux.
On n'ira pas jusqu'à dire que "Wemby" a conclu l'affaire à lui tout seul, mais il y a grandement contribué, bien épaulé par un Julian Champagnie très en verve avec ses 20 points. Pour autant, le trophée de MVP de la finale de la conférence ouest suffit à souligner la portée de sa performance, pour ses premiers playoffs en carrière. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le joueur phare des Spurs semble déjà s'être pris au jeu. "Le plus fou, c'est que je veux refaire ça 20 fois de plus. Espérons que ça ne devienne pas une addiction, à moins que ce soit déjà le cas", a-t-il souri devant la presse.
Plus encore, pour Victor Wembanyama c'est la confirmation qu'il est un grand, très grand leader. "J'ai appris que je pouvais franchir des obstacles que je ne pensais pas aussi hauts. Je peux trouver des ressources intérieures, je m'en savais capable mais à ce niveau... C'est quand même le meilleur basket de la planète", s'est-il congratulé.
Un match 7 géré comme les grands
Toujours dans les encouragements et les louanges pour ses coéquipiers, il a souligné l'apport d'un collectif qui n'a pas fait de fausse note, ce samedi, avec cinq joueurs au-dessus des 15 points. "Il y a tellement de gars qui ont step-up. Mon dieu. C'est une chance irréelle. Ma vie est incroyable. Le fait de côtoyer ces gars-là, gagner avec ces gars que j'aime tellement, c'est incroyable. Je veux revivre ce sentiment encore de nombreuses fois dans ma vie."
Plus qu'un one-man show, les Spurs ont livré une partition d'ensemble samedi, le contre impressionnant de Luke Kornet dans le quatrième quart-temps, la performance de De'Aaron Fox sur une seule cheville et donc le duo qu'ils ont formé avec Julian Champagnie, pour qui il a eu des mots très forts. "Il est incroyable, il mérite tout ce qui lui arrive, l'a-t-il encensé. C'est le genre de gars pour qui on est prêt à se jeter sur le terrain, car il donne tout. Et son histoire est incroyable : il a été coupé en NBA il y a quelques années. Il a eu des moments difficiles, mais il s'est accroché et a poussé son équipe en Finales NBA."
Avant de se projeter sur les finales face aux épatants New York Knicks qui arrivent (très) vite avec un match 1 dès mercredi, "Wemby" voulait profiter de l'accomplissement d'avoir éliminé les champions en titre, surtout dans un tel scénario. "C'est impossible de ne pas savourer ce soir, c'est trop dur, mon réservoir à émotions n'est pas encore assez grand, ça déborde. Il faudra se reconcentrer très bientôt, mais pour l'instant c'est un plaisir incroyable", a-t-il conclu. Il lui reste désormais une dernière série pour marquer l'histoire.
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