NBA - Victor Wembanyama doit encore en faire plus : "Un alien qui ne fait pas gagner son équipe, ça ne sert à rien"

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Victor Wembanyama va entamer sa troisième saison NBA. Et si le géant tricolore a déjà confirmé tout le bien que l’on pensait de lui lors de ses premiers opus, il est encore attendu. Wemby va encore devoir passer quelques caps cette année. Tant sur le plan individuel que collectif, comme nous le confirme Frédéric Weis.

Victor Wembanyama

Crédit: Imago

Il a déjà marqué les esprits lors de ses deux premières saisons. Rookie de l'année 2024, meilleur contreur en 2024 puis 2025, sélectionné pour le All-Star Game 2025 : Victor Wembanyama collectionne les coups d’éclat depuis son arrivée en NBA. Et on ne peut qu’applaudir ses prouesses multiples, qui lui ont permis de justifier son surnom "d'Alien". Mais pour sa troisième saison, on en veut plus encore. C’est le lot des joueurs hors normes : ils doivent toujours repousser leurs limites encore plus loin. Et Wemby ne fait pas exception à la règle.
Avec 24,3 points, 11 rebonds, 3,7 passes et 3,8 contres par match, Victor Wembanyama a pourtant délivré une campagne 2024-2025 de haut vol, avant de devoir dire stop en février en raison d’une thrombose à l’épaule droite. Mais il peut encore s’améliorer. "C’est ça qui est incroyable. C’est un joueur déjà monstrueux. Il est déjà dans les 10 meilleurs joueurs NBA, et encore, je suis gentil. Pourtant, il a une marge de progression par rapport à ses choix ou l’évolution de son jeu. Et ça paraît complètement fou", nous confirme Frédéric Weis, l’ancien pivot qui est aujourd’hui consultant NBA chez BeInSport. Mais ce n’est finalement pas si illogique, car il ne faut pas oublier qu’on parle d’un gamin de 21 ans seulement.
 
 Je l’attends sur ses prises de décisions
Alors quels sont ses axes de progression ? Ils sont, comme les talents de Victor Wembanyama, multiples. Il y a une part individuelle, déjà. Le phénomène tricolore peut ainsi bonifier son jeu. De plusieurs manières. Dans la sélection de ses tirs, par exemple. Même si ses moyennes sont solides (47,6 % de réussite au tir, 35,2 % à trois points la saison passée), il peut encore être plus efficace dans ce secteur, tout comme dans la distribution du jeu, alors qu’il perd beaucoup de ballons. "Je l’attends sur ses prises de décisions, lance Fred Weis. Il doit faire moins de turnovers, encore mieux choisir ses tirs, et ne pas se contenter de rester derrière la ligne à trois points, même si c’est la tendance en NBA."
 Son travail cet été va d’ailleurs dans ce sens. L’ancien de Nanterre ou de Boulogne-Levallois s’est encore renforcé physiquement durant l’intersaison. Et il a bossé dur certains aspects de son jeu pour revenir encore plus fort, grâce aux conseils de Kevin Garnett et Hakeem Olajuwon. De quoi se dire qu’il va pouvoir frapper d’autres manières, plus près du cercle notamment, alors que son jeu dos au panier n’est clairement pas dans son ADN. "Il faut vraiment qu’il alterne, qu’il aille impacter aussi à l’intérieur", remarque Weis. Et les premières sorties du joueur des Spurs en pré-saison vont dans ce sens, avec quelques actions qui ont marqué les esprits, notamment quand Wemby a fait parler sa puissance pour repousser des adversaires.

 Un cap à passer collectivement

Étendre sa palette encore et toujours. Devenir plus redoutable. Un peu plus injouable encore. Victor Wembanyama connaît sa mission. Mais elle ne s’arrête pas là. Le basket étant un sport collectif - même si certains ont tendance à l’oublier par moments - l’international tricolore est aussi attendu sur un aspect : son leadership. Quand on est un "franchise player" qui se respecte, il faut parvenir à faire progresser son équipe. Et après avoir fini 14e en 2023-24 puis 13e à l’Ouest en 2024-25, il est temps de faire passer un cap aux Spurs. Surtout que San Antonio semble plus armé.
L’arrivée de De’Aaron Fox la saison passée offre un vrai lieutenant à Wemby. Et avec Stephon Castle - le dernier rookie de l’année - mais aussi le renfort de Dylan Harper - le deuxième choix de la dernière draft - ou encore celui de Luke Kornet, la franchise texane présente plus d’arguments, et Victor Wembanyama doit parvenir à montrer le chemin à suivre à tout ce beau monde. "Individuellement, on attend qu’il fasse une saison monstrueuse. Mais est-ce qu’on se mouille beaucoup en disant cela ? Le plus important pour moi, c’est qu’il fasse progresser son équipe. Il faut qu'elle soit a minima en play-in, car les play-offs, c’est compliqué à l’Ouest. Un alien qui ne fait pas gagner son équipe, ça ne sert à rien", conclut Weis, qui attend cette nouvelle saison avec impatience. Et notamment pour voir quel visage va encore nous offrir Victor Wembanyama.
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