NBA - Victor Wembanyama et les San Antonio Spurs peuvent-ils vraiment déjà viser le titre NBA ?

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NBA – Toujours en course pour terminer avec le meilleur bilan NBA, les San Antonio Spurs se mettent à rêver pour la saison en cours. Victor Wembanyama n’a pas peur de parler de titre, son objectif pour sa troisième année dans la ligue. Le pire, c’est que la franchise texane a bien des raisons d’y croire.

Wembanyama : "Je voulais prouver quelque chose"

Video credit: Eurosport

Un avant-goût de playoffs. Chaque année, certains matches de saison régulière ont une saveur un peu particulière, qui rappelle les joutes les plus excitantes du printemps. Des duels pleins de tension où tous les acteurs présents sur le terrain jouent vraiment le jeu pour offrir au public une rencontre de très haute qualité. Ce n’est pas le cas de toutes les affiches mais ce choc entre les Pistons et les Spurs, aux allures de potentielles finales NBA, a tenu ses promesses lundi dernier. San Antonio s’est imposé à Detroit (103-114) au terme d’une partie très engagée. Une neuvième victoire de suite pour les éperons. Et certainement l’une des plus convaincantes.
"C’est un soir où l’on a vraiment confirmé notre progression et confirmé l’étendue de notre potentiel", souligne Victor Wembanyama, limité à 6 sur 16 aux tirs mais auteur de 21 points, 17 rebonds, 4 passes et surtout 6 contres. Comme souvent, les adversaires du Français, parfois impuissants devant l’alliance de sa taille et de ses qualités techniques, ont essayé de le bousculer. "Ils jouent très physique, ils jouent dur", souligne l’intérieur des Spurs à propos des Pistons. "C’est du ‘bully ball.’ Mais j’aime ça. C’était un bon test." Même mot d’ordre pour le coach Mitch Johnson : "Ils jouent avec les limites, même si je ne pense pas qu’ils les franchissent. Ils testent votre dureté." Et l’essai est transformé pour San Antonio. Ce groupe prouve qu’il a du répondant lors des matches à haute intensité.
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Victor Wembanyama assomme les Suns avec les Spurs

Crédit: AFP

C’est essentiel pour survivre en playoffs. La franchise texane se doit maintenant de tourner progressivement son regard vers la deuxième partie de la saison. Elle ne s’est plus retrouvée dans cette position depuis 2019 et son effectif manque évidemment d’expérience, à l’exception de quelques vétérans comme Harrison Barnes ou Kelly Olynyk. Mais cette capacité à affronter l’adversité, notamment physique, est plutôt bon signe. D’ailleurs, Victor Wembanyama tient à rester très ambitieux malgré l’ascension récente et fulgurante de son équipe. "Bien sûr que l’on joue le titre", clame haut et fort le candidat au MVP (il ne peut pas rater plus de 4 matches pour être éligible aux trophées de fin de saison). "L'histoire dit que c'est quasiment toujours le premier ou deuxième de conférence qui gagne le titre. Donc, clairement, nous sommes dans la course."
L’histoire récente va effectivement dans son sens. 15 des 20 derniers champions ont terminé parmi les deux premiers de leur Conférence lors de la saison régulière. Il existe évidemment des contre-exemples récents comme Memphis (2023) ou Houston (2025), tous les deux sortis dès le premier tour des playoffs après avoir obtenu l’un des deux premiers sièges. De même, certains vainqueurs ont fini au-delà du top-3. Mais les Spurs semblent tout de même beaucoup mieux armés que les Grizzlies ou les Rockets. Ils sont guidés par une vraie superstar, l’un des dix, voire même plutôt l’un des cinq meilleurs joueurs au monde. L’effectif est profond, armé sur tous les postes. San Antonio est la sixième attaque la plus efficace de la NBA avec 117 points marqués sur 100 possessions mais aussi la troisième défense avec 100 encaissés.

Les Spurs, une vraie dégaine de favoris

Phil Jackson, coach légendaire sacré 11 fois en tant qu’entraîneur (6 avec les Bulls, 5 avec les Lakers), avait un baromètre bien précis pour déterminer quelles équipes étaient réellement candidates au titre. Pour lui, celles qui gagnaient 40 matches de saison régulière avant d’en perdre 20 disposaient d’une vraie chance d’aller au bout. Les Spurs sont aujourd’hui à 41-16. Temps de passage validé. Seuls le Thunder (44-14) et les Pistons (42-14) boxent aujourd’hui dans la même catégorie. Et dans cette petite lutte à trois, ce sont bien Wembanyama et ses partenaires qui font pour l’instant la plus forte impression lors des duels directs entre grands prétendants. Ils se sont imposés déjà 4 fois contre Oklahoma City. La revanche contre Detroit est prévue le vendredi 6 mars.
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Victor Wembanyama avec les Spurs

Crédit: AFP

Revoir les Spurs aussi haut seulement trois ans après la draft du Français, et ce alors même qu’il revient tout juste d’une thrombose veineuse, reste un accomplissement impressionnant. Ça témoigne de sa progression… mais aussi (surtout ?) de celles de ses coéquipiers. "Nous savons à quel point Wembanyama est talentueux et combien il peut être influent, mais ce n'est pas un one-man show", confie le coach de Detroit JB Bickerstaff. "Ils ont plein d’arrières talentueux." Parmi eux, Stephon Castle, qui a compilé 16 points et 11 passes contre les Pistons tout en étouffant Cade Cunningham, limité à 5 sur 26 aux tirs.
Le sophomore est aussi en train de franchir un cap gigantesque. Les jeunes joueurs des Spurs sont prêts. Ou paraissent prêts en tout cas. Parce que les playoffs, c’est un autre basket. Une autre saison qui commence. Avec plus d’intensité mais aussi un rythme plus haché. Les arrières talentueux dont parle Bickerstaff auront un rôle crucial. Les Castle, De’Aaron Fox, Devin Vassell ou encore le rookie Dylan Harper. Ce seront souvent eux qui se retrouveront contraints de créer du jeu balle en main quand Victor Wembanyama sera encore plus ciblé et malmené par les défenses de plus en plus rugueuses.
Les différences devront être faites sur demi-terrain. Série après série. Fox et Castle sont-ils assez forts ou assez solides mentalement ? On ne va pas tarder à le savoir. Peut-être que les Spurs auront tout simplement assez d’arguments pour trouver une solution à chaque fois. Mais même les plus grands joueurs de l’Histoire, les Michael Jordan et LeBron James sont passés par des échecs avant de se relever. Des éliminations, des déceptions souvent nécessaires pour comprendre comment trouver le chemin de la victoire. Réussir à l’emporter dès le "premier coup" serait assurément un accomplissement exceptionnel pour Wembanyama et sa bande.
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