Playoffs NBA | Après son coup de sang, faut-il mieux protéger Victor Wembanyama ?

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Dimanche soir, Victor Wembanyama a été exclu du match 4 des demi-finales de conférence face aux Minnesota Timberwolves. Malgré un énorme match, San Antonio a chuté et laissé son adversaire revenir à 2-2 dans la série. Maintenant qu'ils savent que leur pivot ne sera pas suspendu, les Spurs peuvent se pencher sur la question que tout le monde se pose : Wembanyama est-il assez protégé ?

La rage de Victor Wembanyama (San Antonio Spurs) face à Minnesota

Crédit: AFP

"Je suis content que Victor ait pris les choses en main. Encore une fois, je ne parle pas du coup qu'il a donné. [...] Mais il va devoir se défendre si les arbitres ne le font pas". Parce qu'il a vu son leader être exclu d'un match pour sa première campagne de Playoffs et parce qu'il a, malgré un duel homérique jusqu'au bout, laissé Minnesota égaliser dans cette demi-finale de conférence (2-2), Mitch Johnson, coach des San Antonio Spurs, était remonté en conférence de presse. L'expulsion de Victor Wembanyama pour un coup de coude a relancé un débat déjà vu cette saison : le Français est-il correctement arbitré ?
Regarder les bras de "Wemby" suffit pour mesurer à quel point les batailles sont dures à l'intérieur durant ces Playoffs, ce que son coéquipier, et remplaçant, Luke Kornet a rappelé, évoquant "les coupures, les écorchures" sur ses membres "amochés". "'Vic' est tellement bon qu’on ne peut pas le défendre en face à face, a poursuivi Stephon Castle. Il faut être plus physique et parfois faire faute. C’est quelque chose de normal pour les défenses qui essaient de l'arrêter Vic. Au bout d’un moment, j'étais sûr qu’il en aurait marre." 

Le traitement spécial Wembanyama 

La dureté à laquelle fait face le Français est quelque chose que les Spurs ont intégré. Croire qu'il n'y a que lui en NBA qui subit ce genre de traitement serait une erreur mais ne pas voir les spécificités du jeu du meilleur défenseur de la saison 2025/2026 en serait une autre. D'abord, Wembanyama n'est pas un pivot comme les autres. Aucun de ses pairs n'est plus mobile que lui et évidemment personne ne se déplace autant. Parce qu'il porte beaucoup le ballon, Wembanyama est une cible facile. Parlez-en à tous les "petits" qui s'aventurent dans la raquette : ils savent qu'à ce moment-là ils sont particulièrement exposés aux contacts. 
A cette spécificité, il faut ajouter l'habituel travail d'un pivot. Dans le cinq majeur des Spurs, "Wemby" est entouré de quatre "petits", avec les guillemets qui vont bien (DeA'aron Fox, Stephon Castle, Devin Vassell et Julian Champagnie). Au rebond, San Antonio compte énormément sur son pivot. Et parce qu'il est le meilleur contreur du monde, Wembanyama s'écarte le moins possible du panier. Chaque possession, ou presque, est pour lui une rude bataille. D'autant que ses adversaires savent qu'ils ne peuvent pas tout à fait lutter à armes égales et qu'il faut trouver des moyens de le faire sortir de son match. 

La guerre ne fait que commencer 

Dans cette affaire, Wembanyama est victime d'un double problème. D'abord, il se heurte au jeu toujours plus physique en Playoffs. Ensuite, toute star qu'il est, il est encore "vert" en NBA. L'arbitrage dans la grande ligue, plus que jamais décrié, fonctionne ainsi : il faut quelque part avoir fait ses preuves pour obtenir les mêmes coups de sifflet que les autres stars. Dans sa troisième année NBA, le Français n'est plus un rookie mais il subit une sorte de "dépucelage" dans ces Playoffs. L'an prochain, et avec la bonne campagne médiatique des Spurs, il y a fort à parier qu'il soit arbitré d'une autre manière.
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Victor Wembanyama, expulsé dans le Game 4 entre les San Antonio Spurs et les Minnesota Timberwolves

Crédit: AFP

La NBA est une ligue qui donne l'avantage à l'équipe du moment tout autant qu'à ses stars. Durant ces Playoffs, le nombre de lancers-francs obtenus par le Thunder champion en titre, et son leader Shai Gilgeous-Alexander, fait beaucoup parler mais c'est ainsi. Plus qu'à la NBA, qui a qui plus est trouvé une nouvelle histoire à raconter, c'est à lui de se protéger. Encore longiligne malgré une prise de masse constante depuis son arrivée, Wembanyama va s'épaissir et mieux résister aux contacts. 
De toute façon, il ne faudra pas compter sur lui pour éviter ces contacts. Ce n'est ni ce que le jeu réclame, ni sa manière de faire. Au fond de lui, le pivot des Spurs savait probablement ce qui l'attendait. Il ne l'a pas fait intentionnellement, et c'est pourquoi la NBA ne l'a pas suspendu, mais il a envoyé un message à Naz Reid, aux Timberwolves et à la ligue entière : il n'est pas du genre à baisser les yeux et la guerre ne fait que commencer.

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