Shai Gilgeous-Alexander, Austin Reaves, Victor Wembanyama... Pourquoi le début de saison NBA ressemble à une orgie offensive

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Ils sont déjà quatre, alors que la NBA n'a repris que depuis deux petites semaines, à avoir dépassé les 50 points dans un match. Dix-sept fois, la barre des 40 a été effacée en 2025/2026, symbole d'une ligue toujours plus folle d'un côté du terrain. Rythme en hausse, directives aux arbitres, voici pourquoi la NBA connaît un début de saison ahurissant offensivement.

Austin Reaves (Los Angeles Lakers), l'un des joueurs qui ont pris feu en ce début de saison

Crédit: Getty Images

Que Shai Gilgeous-Alexander ait déjà claqué 55 points alors que la saison NBA vient juste de débuter ne choque pas grand monde. Après tout, le Canadien, MVP en titre, était déjà le roi des cartons à plus de 50 points en 2024/2025 (4 fois contre 2 pour Stephen Curry et Nikola Jokic). En revanche, que Lauri Markkanen, Austin Reaves et Aaron Gordon l'accompagnent dans ce cercle prestigieux dit beaucoup de ce que la NBA offre comme spectacle offensif depuis deux semaines.
Que les trois noms cités plus haut nous pardonnent mais ils n'étaient pas des candidats naturels à inscrire 50 points, a minima pas aussi vite dans la saison. Reaves a bénéficié de circonstances favorables avec les absences combinées de Luka Doncic et LeBron James qui ont mis sur ses épaules toutes les responsabilités offensives chez les Lakers. L'arrière a d'ailleurs enchaîné ses 51 points contre les Kings avec 41 face à Portland. Le carton de Reaves, les 55 points de "SGA", les 51 de Markkanen et les 50 de Gordon ne sont d'ailleurs que la partie visible de l'iceberg. 

4 matches à plus de 50, 17 à plus de 40 

Quatre matches à 50 points ou plus, voilà quasiment un quart du total de la saison dernière atteint (18) alors même que 103 matches ont été joués seulement, soit… 8,4% du total de la saison (1230). Même chose ou presque pour les performances individuelles au-dessus des 40 points (17 cette saison soit déjà 12,3% du total de la saison dernière).  
Et pour ce qui est des matches à 30 unités ou plus, le casting interpelle un petit peu : entre autres, Kyshawn George, le deuxième année des Wizards qui tournait à 8,7 points la saison dernière, Ryan Rollins (Milwaukee) qui plafonnait à 6,2 pts en 2024/2025, Alexandre Sarr (Washington) qui l'avait fait une fois sur sa première année ou encore le rookie V.J. Edgecombe (Sixers), déjà très à l'aise dans l'environnement NBA. 
En exagérant le trait, on pourrait penser que n'importe qui peut claquer 30 points en NBA désormais. Et qu'à l'image de Nicolas Batum, qui avait constaté il y a quelques mois que "le 60 est devenu le 50", on avancerait que le 50 est devenu le 40. Pas une des 13 nuits de la saison ne s'est achevée sans qu'au moins deux joueurs ne dépassent les 30 unités et les soirs à multiples cartons s'enchaînent (55 pour Gilgeous-Alexander, 50 pour Gordon et 42 pour Curry le 23 octobre, 51 pour Reaves, 41 pour Brown et Thomas, 40 pour Antetokounmpo le 26). 

La NBA a-t-elle vraiment envie de limiter l'attaque ? 

À l'heure où la ligue, consciente d'une tendance déjà observée ces dernières années et encore plus en 2024/2025, assurait s'interroger autour de l'explosion des chiffres offensifs, les joueurs lui offrent des performances toujours plus dingues. Mais souhaite-t-elle vraiment prendre un virage plus défensif ? Spécialiste dans le domaine, Rudy Gobert faisait observer il y a quelques mois que beaucoup de choses étaient faites pour protéger les attaquants en NBA. A contrario des prétendues réflexions des dirigeants de la ligue, les nouvelles directives confiées aux arbitres vont toujours dans le même sens, celui de l'histoire peut-être. 
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Wembanyama : "Je me rends de plus en plus compte que ces choses sont précieuses"

Video credit: Eurosport

En effet, les hommes en gris doivent d'autant plus surveiller les contacts sur les bras ou les mains des shooteurs, même après le tir, ou encore la zone d'atterrissage de ces derniers qui doit rester libre et sûre. Enfin, pénétrer vers le panier a été rendu plus facile par ces directives. Est-ce pour cela que le nombre de lancers-francs explose cette saison ? De 21,7 en moyenne par équipe et par match, il est passé à 26,5. Lors de leurs cartons respectifs, Gilgeous-Alexander et Reaves ont battu leur record de nombre de lancers tentés et réussis (23 et 21). 
Enfin, le rythme a augmenté, on joue en 2025/2026 deux possessions de plus en moyenne qu'en 2024/2025 et cinq de plus qu'il y a dix ans. La NBA peut répéter, notamment via la voix de Joe Dumars, son vice-président jusqu'en avril dernier, au passage parfait dans le costume puisqu'il a évolué dans l'une des équipes les plus défensives de l'histoire (les Bad Boys de Detroit), qu'elle est préoccupée par la tendance des dernières années. Reste qu'elle a toutes les raisons du monde de la voir d'un bon oeil. Toujours plus de cartons, c'est toujours plus de sujets à débattre sur les plateaux TV, d'images fortes et de vidéos virales. En résumé, tout ce qui fait parler de la NBA.
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