Finales NBA - Victor Wembanyama rate le panier de la gagne, les New York Knicks font le break face aux San Antonio Spurs (104-105)
Par Antoine Pimmel
Mis à jour 06/06/2026 à 10:26 GMT+2
Les New York Knicks l’ont emporté au bout du suspense contre les San Antonio Spurs (104-105) lors du Match 2 des finales NBA ce vendredi soir. Victor Wembanyama (29 points, 9 rebonds) a pesé lors du comeback héroïque de son équipe en fin de partie mais une perte de balle et un dernier tir raté par le Français ont plombé les chances de San Antonio. New York mène 2-0 avant de jouer à domicile.
L'émotion de Victor Wembanyama après la victoire des Spurs lors du Game 7 contre le Thunder, le 30 mai 2026
Crédit: AFP
San Antonio Spurs – New York Knicks : 104-105
New York mène la série 2-0
Oh que cette défaite va faire mal. Les joueurs de San Antonio, Victor Wembanyama en tête, risquent d’éprouver de grosses difficultés à trouver le sommeil cette nuit. Ils étaient si proches du hold-up. Si proches d’égaliser à un partout dans la série en décrochant leur première victoire dans ces finales NBA alors qu’ils semblaient au bord du précipice, menés de 14 points à 6 minutes du buzzer vendredi soir. Portés par leurs deux All-Stars, De’Aaron Fox et Wembanyama, les Spurs sont revenus dans le match à la suite d’un run aussi héroïque que tardif. Ils ont alors eu deux occasions de s’offrir un succès inespéré. Mais le Français a d’abord envoyé une passe sur le dos d’un Stephon Castle inattentif avant de rater, une possession plus tard, le tir qui aurait pu faire gagner les siens. Les New York s’impose donc in-extremis (104-105) et enchaîne par la même occasion une 13eme victoire de suite sur ces playoffs.
Encore une fois pris de vitesse en début de rencontre, les Knicks ont à nouveau compté un retard de 10 points dans le premier quart-temps (17-27). Mais comme souvent, les joueurs de Mike Brown ont su lisser leur effort pour maintenir un niveau de jeu plus constant que leurs adversaires sur l’ensemble des 48 minutes. Ils savent appuyer où ça fait mal en exploitant chaque duel avantageux à différents moments. D’abord en passant par Karl-Anthony Towns (21 pts, 13 rbds) pour recoller et même repasser devant dans un deuxième quart-temps nettement en leur faveur (18-31, 52-56 à la pause). Puis en surfant sur l’adresse d’un Mikal Bridges en pleine confiance (20 pts à 8 sur 13).
Brunson clutch
Touché dans leur moral, les éperons sont revenus des vestiaires sans grandes inspirations. Sans rythme aussi, ce qui faisait pourtant leur force sur les premières minutes de jeu. Ils se sont ainsi souvent cantonnés à des courts temps forts vite calmés par un panier new-yorkais comme alley-oop conclu par Mitchell Robinson en fin de troisième quart-temps (73-84) ou ce trois-points de Landry Shamet pour stopper un 7-0 des Spurs au début du quatrième (82-90). L’écart est même monté à +14 sur un dunk d’OG Anunoby devant un Wembanyama en manque de jus (83-97). Match plié ? Visiblement non. C’est à ce moment-là que les hommes de Mitch Johnson ont enfin sonné le révolte. Enfin senti l’urgence. Malheureusement pour eux, peut-être un peu trop tard, même s’ils ont eu l’opportunité de gagner.
Très discret, voire passif, en première période, le natif du Chesnay a repris du poil de la bête en deuxième. 22 de ses 29 points ont été inscrits après la pause. Son agressivité a fini par payer, tout comme celle d’un Fox retrouvé (20 pts). Lui aussi devait se racheter après sa prestation ratée dans le Match 1. Le meneur All-Star a d’abord ramené San Antonio sous les 10 points (88-97). Il a enchaîné un autre panier en pénétration et les Spurs ont soudainement repris du rythme en retrouvant de l’intensité défensive pour éteindre des New-yorkais sonné par ce réveil brutal. Toujours précieux, Dylan Harper (15 pts, 6 rbds) a volé un ballon avant de servir son intérieur de 2,24 mètres qui avaient fait l’effort de courir en contre-attaque. Panier plus la faute et avantage 104-102 pour une équipe texane auteur d’un 21-5.
Jalen Brunson, bien qu’à nouveau maladroit (7 sur 25), est resté clutch pour égaliser à 104 partout. C’est aussi lui qui a profité de la mauvaise communication entre Wembanyama et Castle pour récupérer miraculeusement le ballon à 9 secondes de la fin. Le natif du Chesnay l’a envoyé sur la ligne des lancers mais le meneur n’en a rentré qu’un sur deux. Il restait donc une attaque pour tout faire basculer en faveur des Spurs. Fox et Wembanyama ont bien combiné mais la tentative à mi-distance du Français n’a pas trouvé la cible. Ça fait donc 2-0 pour New York, qui se retrouve à deux victoires de son premier titre depuis 1973. L’ambiance au Madison Square Garden s’annonce bouillante, et c’est un euphémisme. Les Spurs vont devoir être forts mentalement pour se remettre de cette fin de match. Ils ont les ressources et le talent pour renverser ces finales. Mais la tâche paraît extrêmement compliquée désormais.
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