NBA - "Il doit devenir plus fort", 301 millions : Victor Wembanyama, un été qui s'annonce encore dense
Par Glenn Ceillier
Publié 25/06/2026 à 13:31 GMT+2
Victor Wembanyama ne va pas chômer cet été. Alors qu'il a prévu de jouer quelques matches fin août avec l'équipe de France, le géant français doit surtout tirer les leçons de sa finale perdue face aux Knicks pour poursuivre sa progression. S'il va aussi signer un contrat colossal, le phénomène français a plusieurs axes de travail pour cet été.
Wembanyama : "Je n'étais pas prêt à gagner"
Video credit: Eurosport
Il a été vu cette semaine à Paris. Dimanche soir dans un club parisien à l'occasion de la fête de la musique puis mardi avec Léon Marchand et Moïse Kouame lors d'un défilé Louis Vuitton à la Fashion Week. En toute logique, Victor Wembanyama coupe un peu. Et profite de ses vacances pour voir autre chose que du basket après sa longue saison NBA. Mais très vite, le phénomène tricolore va se remettre au travail. Car il sait qu'un été clef l'attend.
S'il compte participer aux matches des Bleus fin août pour la fenêtre internationale, Victor Wembanyama va devoir remettre le bleu de chauffe durant cette intersaison. Et il a déjà annoncé la couleur après sa défaite frustrante en finale avec les San Antonio Spurs face aux New York Knicks. "C'est la plus grande leçon de ma vie. Je vais apprendre plus que jamais", a glissé "Wemby", qui a dit vouloir "travailler encore plus dur pour être plus durable". Cette coupure ne sera donc pas de tout repos, encore une fois.
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Victor Wembanyama lors du Match 6 de la finale de la Conference Ouest NBA..
Crédit: AFP
Comment construire notre équipe pour rivaliser avec Wemby et les Spurs
C'est même une obligation après cette défaite frustrante en finale. Surtout que toute la NBA a scruté de près le run en playoffs de ces jeunes Spurs. Et chaque franchise est consciente du danger : "Les équipes vont devoir commencer à se demander : 'Comment faire pour venir à bout de ce joueur ?', a lancé dans The Athletic un dirigeant d'une franchise de la Conférence Est. Du coup, on se dit : 'De quoi avons-nous besoin ? Comment construire notre équipe pour devenir plus performants et rivaliser avec (Victor Wembanyama et les Spurs) ?' Croyez-moi, tout le monde y pense. Les équipes vont essayer de trouver des moyens de constituer un effectif capable de battre les Spurs, tout comme elles le font pour battre OKC."
La sélection à la draft par le Thunder cette semaine d'Aday Mara, le jeune pivot espagnol de 2m21, semble par exemple aller dans ce sens. Alors, Wemby ne peut pas se reposer sur ses lauriers après avoir atteint la finale NBA dès sa première apparition en playoffs à 22 ans et être arrivé troisième au classement du MVP, derrière Shai Gilgeous-Alexander et Nikola Jokic pour sa troisième saison.
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Victor Wembanyama le 11 juin 2026.
Crédit: AFP
Tenir plus longtemps la distance
L'axe de travail prioritaire est d'ailleurs clairement défini. Comme il a déjà bien su le faire lors des intersaisons depuis son arrivée en NBA, il faut qu'il se renforce encore et toujours. "Il doit devenir plus fort pour tenir plus longtemps la distance. Si tu veux arrêter Wemby, il faut l'impacter physiquement, et c'est ce qu'on réussit à faire New York, remarque Frédéric Weis, consultant Eurosport pendant les Jeux Olympiques 2022 et pour BeIn Sport sur la NBA. Cela s'est vu durant les Finales : quand il est épuisé, c'est plus difficile de prendre les bonnes décisions. Et chaque fois qu'il était moins bien physiquement, il s'approche moins du cercle".
Or, cela le rend moins redoutable. Et ça a mis en pleine lumière les rares limites que l'on peut constater du géant tricolore. "On a juste vu la limite de son physique sur ce genre de match, note encore l'ancien pivot des Bleus. Après il est extrêmement grand, et il est extrêmement jeune. Il n'y a donc rien de choquant non plus, mais je pense que c'est vraiment ce qui va devoir travailler plus".
Garnett fixe un point à améliorer
Comment y parvenir ? Comment revenir encore plus fort et plus impactant sur la durée pour enfin aller au bout alors qu'il n'a pas dépassé les 30 minutes de moyenne par match durant la saison régulière ? "Il faut travailler le foncier, mais aussi du muscle. Plus tu es solide, plus tu résistes, explique Weis. Il faut faire du gainage, de la musculation et du foncier. En termes de basket, il va continuer à progresser normalement, ce n'est pas que tout est parfait, mais c'est simplement que sur l'évolution logique, on a juste la limite de son physique sur ce genre de match".
Alors qu'ils ont déjà travaillé ensemble l'été dernier et qu'il aimerait remettre ça, Kevin Garnett a tracé le même sillon en pointant du doigt un point clef : "Si j'étais lui, je travaillerais sur la force de la sangle abdominale. Quand il s'agissait de s'installer au poste bas, de pivoter et de déclencher mon tir là-bas, j'étais le meilleur pour ça (ndlr : grâce à ce travail spécifique)", a glissé l'ancienne légende des Wolves et champion NBA avec Boston en 2004 dans un podcast animé avec Paul Pierce. Son idée ? Permettre à Wemby de mieux résister aux contacts et pouvoir jouer plus souvent poste bas. "C'est vraiment son impact physique qui va tout changer, complète Frédéric Weis. Si physiquement, il arrive à s'approcher comme il veut, il va trouver les solutions."
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Dylan Harper, Victor Wembanyama et Stephon Castle (San Antonio Spurs)
Crédit: AFP
Son contrat à 301 millions ? "C'est un détail pour lui"
S'il connait ses axes de progression, nul doute que Wemby prendra encore conseils d'anciennes légendes de la NBA, après avoir déjà bossé l'été dernier avec "The Big Ticket" mais aussi Hakeem Olajuwon. Avec l'envie de progresser encore et de ne plus exposer certaines failles. Et apporter quelques nouvelles cordes à son arc sur le plan basket ? Ce n'est pas impossible pour cet ovni du basket, vrai perfectionniste qui aime tant casser les codes. "Dans l'absolu il a quand même tout en stock mais il peut peut-être travailler le 'Hook shot' voir 'Sky hook', glisse Fred Weis. De temps en temps, quand tu as un petit face à toi, plutôt que de te fatiguer à le pousser quand t'es pas trop loin, tu fais un petit hook. Ça peut presque être un shoot reposant pour lui."
S'il y a de fortes chances qu'il s'offre aussi un peu de répit dans un cadre original alors qu'il avait fait le buzz l'été dernier avec son séjour dans un temple Shaolin, Wembanyama aura aussi de quoi s'occuper en coulisses. Car cet été, l'ancien de Nanterre va signer une extension de son contrat rookie record de… 251 millions de dollars sur cinq ans. Un total qui pourrait grimper jusqu'à 301 millions de dollars (259 millions d'euros) s'il remplit certaines conditions liées au contrat supermax (ndlr : s'il décroche une sélection All-NBA, termine MVP, ou redevient Défenseur de l'année durant la saison 2026-27).
301 millions ! De quoi faire tourner quelques têtes. Et le perturber cet été ? Ce n'est pas le style du garçon, qui est programmé pour cela depuis des années. "C'est un détail pour lui, balaye Fred Weis. Depuis son arrivée dans la Ligue et même avant, il sait qu'il sera riche. Et là, il va rester sur la continuité en resignant dans une franchise qui a performé cette année. Il est sur les bases de ce qu'il veut faire. Donc je pense que c'est un détail pour lui. Alors c'est un détail à 300 millions, mais c'est un détail quand même. Pour moi, ça ne l'affecte pas." Pas d'inquiétude donc : son idée est bien de rester focus pour revenir encore plus fort.
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