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Parker guide les Bleus
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Publié 18/08/2007 à 22:31 GMT+2
Malmenée une grande partie du match contre la République tchèque (76-72) , la France a trouvé les ressources pour passer devant et finalement s'imposer grâce notamment à un Tony Parker particulièrement adroit. Le meneur des Spurs, bien épaulé par Joseph G
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Depuis les playoffs NBA, on savait que Tony Parker avait un shoot à trois points. Mais de là à penser qu'il pourrait s'offrir une telle performance, personne n'osait y songer. Samedi, il a envoyé un message à ses prochains adversaires. Aujourd'hui, les défenseurs ne peuvent plus lui laisser le moindre espace pour tenter de stopper ses accélérations ravageuses. Les Tchèques peuvent en témoigner. Pour son deuxième match à Paris, le meneur des Spurs a fait très mal avec un 4 sur 5 terrible derrière l'arc. Une adresse qui fait du MVP de la dernière finale NBA une arme fatale inarrêtable.
Car bien sûr, l'ancien Parisien ne s'est pas contenté de shooter de loin. Toujours aussi vif sur ses pénétrations, agressif en défense et précis aux tirs donc, le leader offensif des Bleus a martyrisé la défense tchèque d'un bout à l'autre de la rencontre pour terminer avec 20 points, 7 passes et 5 rebonds. Et dire qu'il avait annoncé vendredi soir n'être qu'à "70% de ses moyens" après avoir terminé meilleur des Bleus contre le Portugal (21 pts) . S'il ne se trompe pas, l'avenir sera beau pour les Français.
TP, le baromètre
La France a d'ailleurs été terriblement tributaire de ses performances. Quand TP était sur le parquet, les Bleus voyaient la vie en rose. Sinon, la République tchèque retrouvait le sourire. Aux côtés de son ami Boris Diaw et de Fred Weis (auteur de 7 points en 7 minutes), l'ancien meneur de Paris avait mis la France sur la bonne voie avec 8 points en 3 minutes. Des Bleus qui avaient enfin pu aligner leur cinq majeur type pour la première fois de l'été pour débuter en trombes (23-13, 9e). Mais ensuite, les Tricolores ont perdu leur basket. TP sur le banc pour souffler, la France a ainsi sombré, incapable de trouver des positions de tir et perdant un wagon de ballons (6) sur des possessions mal-gérées. Résultat: un 4-19 qui permettait aux Tchèques de prendre six points d'avance (26-32, 15e).
Le retour du patron remettait un peu d'ordre sur le parquet, permettant aux Bleus de limiter les dégâts à la mi-temps. Avant que Parker, en voleur de ballon, n'enflamme Coubertin en arrachant le cuir des mains tchèques pour envoyer Florent Pietrus au dunk (40-41, 22e). Les Tchèques continuaient pourtant à garder une courte avance, profitant des approximations françaises. Mais sur deux nouvelles inspirations de Parker, la France reprenait l'avantage (61-60, 35e) pour la première fois depuis des lustres.
Dans la foulée, un quatrième panier à trois points de T.P. offrait un avantage de dix points à la France (72-62) à trois minutes de la fin. Suffisant, malgré une fin de match brouillon, pour continuer à célébrer dans la victoire le retour à la maison de l'enfant prodige.
DECLA : Claude Bergeaud (sélectionneur de l'équipe de France):
"Je sais qu'il faut des matches compliqués par moments, celui-ci l'était car on a fait en sorte qu'il le soit. Il y a une douce euphorie qui s'est installée avec le retour de Boris (Diaw). Ca a excité tout le monde. Aujourd'hui, on a pris le match par le mauvais bout: de l'attaque à tout-va et porte ouverte derrière. Mais on gagne trois quarts-temps sur quatre, on est largués dans le deuxième. Dès qu'on a haussé le niveau, on s'est retrouvé avec des balles d'attaque."
FRANCE - REPUBLIQUE TCHEQUE 76-72 (24-20, 10-17, 21-19, 21-16)
France: 23 paniers (dont 10 sur 20 à trois points) sur 50 tirs (46%) - 20 LF sur 30 tentés - 30 rebonds (Diaw 7) - 20 passes décisives (Diaw 9) - 13 balles perdues - 21 fautes personnelles
Marqueurs: Gomis (15), Jeanneau (0), Diawara (7), Parker (20), Ferchaud (2), F. Pietrus (11), Giffa (0), Diaw (7), Turiaf (7), Weis (7), Kirksay (0)
République tchèque: 24 paniers (dont 6 sur 18 à trois points) sur 57 tirs (42%) - 18 LF sur 21 tentés - 36 rebonds (Benda 8) - 19 passes décisives (Welsch 7) - 16 balles perdues - 27 fautes personnelles
Marqueurs: Vrubl (0), Benes (5), Whitfield (2), Kraus (0), Milos (3), Welsch (21), Sokolovsky (13), Barton (9), Necas (0), Benda (11), Houska (3), Starosta (2), Pospisil (3)
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