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Et maintenant, Justine Braisaz-Bouchet est-elle la favorite pour le général ?
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Publié 18/12/2023 à 23:52 GMT+1
Que n'a-t-on pas dit après le superbe doublé de Lou Jeanmonnot à Östersund ? Les superlatifs pleuvaient pour la première grande performance de la petite dernière de l'équipe de France. Aussi, manquent-ils pour qualifier celle de Justine Braisaz-Bouchet ce weekend à Lenzerheide. Un triplé sprint, poursuite et mass start qui force à se demander : n'est-elle pas la favorite pour le gros globe ?
Un dimanche historique : Revivez la course parfaite de Braisaz-Bouchet
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Justine Braisaz-Bouchet penche-t-elle plutôt du côté de Sandrine Bailly, Tora Berger et Kaisa Mäkäräinen ou préfère-t-elle Gabriela Soukalová, Simone Hauswald et Tiril Eckhoff ? Ces six femmes ont en commun d'avoir réalisé, comme elle, un triplé sprint, poursuite et mass start ces deux dernières décennies. Les trois premières citées ont remporté le classement général la même saison quand les trois autres se sont contentées d'une performance d'un week-end.
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Braisaz-Bouchet : "Passer les fêtes en jaune, c'est cool !"
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A 27 ans, "JBB" n'en est évidemment pas à son coup d'essai. En Suisse, elle a décroché ses 6e, 7e et 8e succès en Coupe du monde. Mais avec elle, la perspective de "coups" reste tenace. Le titre olympique décroché en mass start à Pékin en février 2022 en était le plus magnifique des symboles. Absente de la Coupe du monde la saison dernière pour cause de maternité, Braisaz-Bouchet a déjà autant gagné en trois week-ends en 2023/2024 qu'en onze (JO compris) en 2021/2022.
Un tir qui change tout
"C’est forcément réussi, abouti. Son ski était exceptionnel. Au fur et à mesure, elle réussit à concrétiser ce qui lui manquait, des petits réglages au millimètre sur le tir couché, l’approche de ses courses. Je pense que c’est ce qui a fait la différence, juge notre consultante Sandrine Bailly, faisant la différence entre une biathlète qui peut gagner et une autre qui sait enchaîner. Elle a réussi à ne pas penser aux résultats, à faire son meilleur biathlon. C’est vraiment un progrès mental. Elle avait déjà le ski, elle a montré qu’elle avait le tir, parfois les deux n’allaient pas ensemble. Quand il y avait un bon sprint, il n’y avait pas forcément la bonne poursuite."
La Savoyarde accompagnée de Côme, sa fille de dix mois à Lenzerheide, aurait donc collé les morceaux de la réussite entre eux. On se demande logiquement si elle sera capable si ce n'est de rééditer son exploit suisse, au moins de s'installer très, très régulièrement dans le haut du classement. Si pour Lou Jeanmonnot et son tir si fiable la question se posait moins, en tout cas pour le Top 10 a minima, les doutes sont permis autour de Justine Braisaz-Bouchet.
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Braisaz Bouchet : "Ma fille est là, c'est mon facteur chance"
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La nouvelle leader de la Coupe du monde tire à 84,9% depuis le début de la saison, score qu'elle n'avait atteint qu'en 2015/2016 (84,2%). Ajoutez-y une vitesse à skis toujours très élevée, et même un peu plus à Lenzerheide, et vous obtenez une athlète difficile à battre quand tout s'imbrique. "Elle a toutes les armes nécessaires pour aller au bout, confirme Sandrine Bailly. Ça sera à celle qui arrivera à être la plus régulière. On a vu que (Lou) Jeanmonnot a eu le maillot jaune et il a suffi d’une petite maladie… Il faut tenir bon, ne pas forcément y penser, évidemment que c’est un rêve pour la majorité des biathlètes. C’est ce qui pousse à la motivation mais ça ne doit pas interférer dans son approche."
Des écarts faibles au général
Au vu du turnover en tête du classement général (six leaders depuis la reprise), de la grande variété des podiums (13 athlètes différentes) et de la difficulté de trouver une patronne, la régularité devrait en effet primer en cette saison 2023/2024. Surtout depuis que la fédération internationale (IBU) a changé son règlement pour faire compter toutes les courses pour le général. Sans doute boostée par sa maternité, Braisaz-Bouchet a un coup à jouer même si les écarts au général restent faibles.
| Classement | Points |
| 1. Justine Braisaz-Bouchet | 427 |
| 2. Ingrid Tandrevold | 417 |
| 3. Eliva öberg | 393 |
| 4. Lisa Vittozzi | 386 |
| 5. Franziska Preuss | 322 |
| 6. Julia Simon | 317 |
| 7. Karoline Knotten | 310 |
| 8. Vanessa Voigt | 297 |
| 9. Lena Häcki | 284 |
| 10. Lou Jeanmonnot | 278 |
"Ça va être intéressant de juger comment se passe ce mois de janvier pour voir si la sérénité est toujours présente même s'il y aura des moments un peu difficiles, analyse Sandrine Bailly. J’espère qu’elle sera revenir aux fondamentaux et faire confiance à son physique." Porter le maillot jaune, Justine Braisaz-Bouchet connaissait déjà. L'aventure avait duré deux courses et une petite semaine en 2017-2018. Cette fois, elle a eu la bonne idée de le chiper juste avant les fêtes. Un cadeau de Noël qu'il faudra assumer lors de la reprise, le 5 janvier à Oberhof (Allemagne).
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