JO Milan-Cortina 2026 - Biathlon - Simon et Jeanmonnot au plus-que-parfait : merci les filles !

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Alors qu’Eric Perrot et Quentin Fillon-Maillet avaient failli à mettre les Tricolores en tête de la course, l’équipe de France a heureusement pu compter sur ses filles, Lou Jeanmonnot et Julia Simon. Les deux biathlètes ont été parfaites pour complètement inverser le rapport de force et offrir un premier titre olympique à la délégation française. Presque sans surprise.

Premier moment d'émotion : La Marseillaise des biathlètes français, vainqueurs en relais mixte

Video credit: Eurosport

Elles ont beau nous faire ça week-end après week-end en Coupe du monde, elles arrivent décidément toujours à nous surprendre et à nous impressionner encore un peu plus.
Ce dimanche, si l’équipe de France s’est parée de la médaille d’or qu’elle attendait sur le relais 4x6km mixte, elle le doit en très grande partie à ses deux filles, Julia Simon et Lou Jeanmonnot. Eric Perrot et Quentin Fillon-Maillet ne se sont pas non plus ratés, loin de là, mais après le passage de deux hommes et leurs 6 pioches, la France ne pointait alors qu’à la 3e place, à 21’’2 de la Norvège. Cela pouvait paraître beaucoup. Surtout, face à la Norvège et face à des Allemandes qui semblaient incapables de rater un tir (35/35 avant le dernier debout). Mais, avec ces filles-là, c’était surtout bien trop peu.

La différence de glisse entre Jeamonnot et les autres, clés de sa remontée

Elle découvrait peut-être les Jeux Olympiques, mais on ne découvre plus Lou Jeanmonnot. On savait qu’elle avait une marge abyssale sur la concurrence, broyée, avalée par la leader de la Coupe du monde. Mais ça n’en reste pas moins impressionnant. "Elle part avec 21 secondes de retard, mais elle est très vite revenue, explique notre consultante Sandrine Bailly, double médaillée olympique en relais, en 2006 et 2010, bluffée par la différence entre la Française et les autres sur les skis. Regardez la différence de glisse entre Lou et les autres, surtout en termes techniques. Regardez la puissance qu'elle met en pas de 1, c’est-à-dire une poussée sur chaque jambe. Les autres sont en pas de montée dans le jargon des fondeurs". Et forcément, Lou Jeanmonnot l’avait bien compris elle-même, avant même la course.
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Les supersoniques Jeanmonnot et Simon ont rattrapé un QFM timoré : le résumé du 1er sacre des Bleus

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"Elle l'avait annoncé, poursuit Bailly. C'est dans cette bosse qu'elle va être capable de faire des différences à chaque fois. Aujourd’hui, elle met deux mètres, direct, sur la montée vis-à-vis de l'Italienne (Dorothea Wierer, ndlr). Je suis vraiment sereine quant à ses capacités physiques sur cette piste par rapport aux autres". Mais aussi forte soit-elle sur les skis, il fallait encore mettre ses balles, ce qui a failli coûter si cher à la France avec Quentin Fillon-Maillet. Mais, comme toujours, Jeanmonnot a été impériale. "Sur le couché, elle fait un super tir, confirme notre consultante. Ça lui a permis de gentiment recoller". Avant de mieux faire la différence sur les skis, pour lancer Julia Simon avec une marge impressionnante (+ 18’’4), encore plus quand on se souvient qu’elle était partie avec 21’’ de retard… Soit près de 40 secondes bouchées en 17 minutes et 6 km ! Visiblement, ce choix de ne pas finir était bien le bon.

"Du Lucky Luke" habituel pour Simon

"Elle a la lucidité et l'honnêteté de dire qu'elle ne veut pas terminer ce relais, explique Sandrine Bailly. Elle dit 'ce sont mes premiers JO, je ne veux pas être exposée autant'. Je trouve que c'est rare quelqu'un qui sait s'écouter et ne pas tomber dans l'égo parce que c'est grisant de finir un relais. C'est grâce à ce choix qu'elle lance Julia sur de bons rails". En prenant le relais avec autant de marge, Julia Simon était dans une position idéale. Celle de pouvoir gérer sur les skis pour mieux se lâcher face aux cibles. Tactique payante, malgré des frayeurs.
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Une technique différente des autres : comment Jeanmonnot a pris les devants sur les skis

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"Sur les skis, ce n’était pas forcément transcendant, mais, sur le pas de tir, c’était du ‘Lucky Luke’ habituel, malgré une petite frayeur avec les cordons, analyse notre consultante. Sur le tir couché, pour vous donner un exemple, elle tire en vingt secondes, ce qui est la norme chez les toutes meilleures. Lisa Vitozzi tire par exemple en 21 secondes, donc c'est parfait. Sur le debout, elle tire en 18 secondes. Une fois ce tir réussi, c'était plié". En vérité, l'affaire était entendue depuis bien longtemps. Depuis que Quentin Fillon-Maillet a lui-même évité le tour de pénalité en fait. Car avec Lou Jeanmonnot et Julia Simon ensuite, il n’y avait pas grand-chose à faire pour les autres nations. Au plus grand bonheur des Bleus.
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