JO Milan-Cortina 2026 - Jürgen Klopp bluffé par le relais des Français : "C’est ridicule, tu ne reviens pas de ça d’habitude"
Mis à jour 18/02/2026 à 17:32 GMT+1
Présent aux Jeux Olympiques de Milan-Cortina en famille, Jürgen Klopp a profité du relais messieurs de biathlon aux côtés de la légende norvégienne Ole Einar Björndalen mardi. L’entraîneur allemand a été bluffé par la victoire renversante des Bleus sur le relais hommes de biathlon et par leur résistance à la pression.
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Dis-moi qui tu impressionnes, et je te dirai si ta victoire est belle. Ce n’est peut-être pas l’expression habituelle, mais elle n’en reste pas moins vraie. Et l’équipe de France masculine de biathlon enchaine les belles victoires sur ces Jeux Olympiques de Milan-Cortina. La dernière en date, le relais, s’est déroulé devant un grand fan de biathlon présent pour l’occasion, Jürgen Klopp.
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Regarder le relais avec Björndalen, c’était incroyable
"Je suis venu ici pour le cadeau de Noël de mon fils, explique l’Allemand, qui a eu l'honneur de sonner la cloche à l'entrée du dernier tour du relais messieurs mardi. Nous sommes deux ‘sportsmaniacs’, et nous n'avons jamais eu le temps de faire ces voyages de père-fils à parce que je travaillais tout le temps. Maintenant, j’ai plus de temps donc on a profité pour venir regarder le biathlon". Et ce aux côtés de la légende norvégienne Ole Einar Björndalen.
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"Regarder le final du relais avec Björndalen, c’était incroyable, avoue-t-il. Ce n’est pas surprenant mais il connaît absolument tout sur le sport. Il connaissait chaque gars, il connaissait leur spécificité, s’il est bon sous pression ou non, il lisait parfaitement la course… C'était fantastique". Un peu comme la remontée de l’équipe de France, qui a laissé l’ancien entraineur de Liverpool et Dortmund pantois.
Il a bouché quoi ? 30-40'' ? C'est ridicule
"C’est fou que la France gagne après un si mauvais départ, n’en revenait pas Klopp. Il y a plein de ‘come-backs’ en relais, ce n’est jamais terminé avant que la ligne ne soit franchie. Mais la France avait commencé par quatre fautes, avait dû piocher trois fois et faire un tour de pénalité, et, ce, dès le premier relais. C’est ridicule, tu ne reviens pas de ça d’habitude". Heureusement pour les Bleus, Emilien Jacquelin était dans un grand jour et a sorti un 2e relais de légende pour tout renverser. Et bluffer un peu plus l’Allemand. "Il a sorti le bleu de chauffe, s’enthousiasme l’ancien coach de Liverpool. Il a bouché tout de suite l’écart, qui était de … quoi ? 30-40’’ ? C’est ridicule. Dès la fin du 2e relais, la France avait pris la tête et ils ont pu aller chercher la victoire". Une course dingue à l’image de la folie des Jeux Olympiques.
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"Les JO, c’est vraiment quelque chose de fou, estime l’Allemand. Il faut être en forme, exactement ce jour-là, pour profiter de cette ‘fenêtre’ ouverte tous les quatre ans seulement. Et la pression, ça va même au-delà. Imagine, je suis rentré dans un stade de biathlon pour tirer. Mais, à six ou sept mètres près de moi, une petite fille se pose et tire cinq fois. Rien que ça, ça me met déjà de la pression. Et pourtant, je sais que je ne suis pas un bon tireur, je n’avais jamais tiré avant, alors pourquoi je devrais être si stressé ? Cette petite situation m’a montré combien de pression il y a sur ces gars quand ils se présentent sur le pas de tir".
La pression est énorme
"Et, en plus, ils arrivent sur le pas de tir avec un rythme cardiaque autour des 200 pulsations, ils doivent mettre leurs balles alors qu’ils entendent que le gars d'à côté commence à tirer plus tôt, que le public crie qu'il a tiré, continue Klopp. Sans compter qu’au relais, tu ne tires pas seulement pour toi, mais aussi pour les trois autres. La pression est énorme". Quand on connait la carrière de l’Allemand, on sait qu’il sait de quoi il parle. Et ça en dit encore un peu plus sur l’exploit des Français.
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